Vous cherchez un exemple d’ikigai clair pour mieux comprendre ce concept japonais et l’appliquer à votre propre vie ? Vous êtes au bon endroit : nous allons partir d’un cas concret, simple et réaliste, puis détailler chaque étape pour que vous puissiez construire votre propre schéma. En quelques minutes, vous aurez une vision pratique de l’ikigai, loin des théories abstraites, et des pistes claires pour passer à l’action.
Clarifier l’ikigai avec un exemple simple et réaliste

Avant de vous lancer dans des exercices compliqués, il est utile de voir à quoi ressemble un ikigai abouti dans une vie ordinaire. Cette première partie vous présente un exemple concret, inspiré de situations fréquentes, pour que vous puissiez immédiatement faire des parallèles avec votre propre parcours. Vous verrez ainsi comment les quatre cercles se traduisent dans la vraie vie.
Un exemple d’ikigai appliqué à une reconversion professionnelle progressive
Prenons Sophie, 38 ans, responsable marketing dans une entreprise de services. Depuis plusieurs années, elle se passionne pour la cuisine végétarienne et les bienfaits d’une alimentation équilibrée. Elle commence par partager des recettes sur Instagram, puis s’inscrit à une formation en nutrition holistique qu’elle suit le soir après son travail.
Progressivement, elle propose des ateliers de cuisine le samedi matin dans une salle communale. Les premiers participants viennent par bouche-à-oreille, puis sa petite communauté en ligne grandit. Aujourd’hui, elle génère 400€ par mois grâce à ces ateliers et envisage de réduire son temps de travail pour développer cette activité. Son ikigai se construit à l’intersection de ce qu’elle aime (créer des plats sains et partager), de ses compétences (pédagogie et communication), de ce qui peut la rémunérer (ateliers et conseil), et de ce qui répond à un besoin réel (accompagner vers une meilleure santé).
Comment les quatre cercles de l’ikigai s’articulent dans ce cas concret
Dans l’exemple de Sophie, chaque dimension de l’ikigai trouve une expression concrète. Ce qu’elle aime correspond à la cuisine créative, le contact avec les participants et la transmission de connaissances utiles au quotidien. Ce en quoi elle est douée vient de ses années d’expérience en marketing : elle sait communiquer clairement, organiser des événements et créer du contenu engageant.
Ce pour quoi elle peut être payée se manifeste à travers les ateliers payants (35€ par personne), du contenu sponsorisé sur les réseaux sociaux et du conseil nutritionnel personnalisé. Enfin, ce dont le monde a besoin correspond à l’accompagnement vers une alimentation plus saine dans un contexte où les maladies métaboliques explosent et où beaucoup de gens se sentent perdus face à la nutrition.
| Cercle de l’ikigai | Application concrète chez Sophie |
|---|---|
| Ce qu’elle aime | Cuisine végétarienne, transmission, création de contenu |
| Ce en quoi elle est douée | Communication, pédagogie, organisation d’événements |
| Ce pour quoi elle peut être payée | Ateliers cuisine, contenus sponsorisés, conseil nutritionnel |
| Ce dont le monde a besoin | Accompagnement vers une alimentation équilibrée et accessible |
Pourquoi un exemple d’ikigai ne doit pas devenir un modèle rigide
L’histoire de Sophie rassure et inspire, mais attention à ne pas chercher à la reproduire mécaniquement. Votre ikigai n’a pas besoin d’impliquer une reconversion spectaculaire, une présence sur les réseaux sociaux ou la création d’ateliers payants. Certaines personnes trouvent leur ikigai en restant salariées tout en développant un engagement associatif le week-end. D’autres l’expriment simplement dans leur façon d’exercer leur métier actuel.
L’important est l’ajustement progressif entre vos goûts, vos talents, vos valeurs et vos sources de revenu, pas la ressemblance avec un cas théorique. Un professeur qui trouve sa voie en créant des supports pédagogiques innovants dans son établissement a un ikigai tout aussi légitime qu’un entrepreneur qui lance sa startup.
Construire votre ikigai étape par étape avec des exemples guidés

Maintenant que vous avez un exemple global en tête, il est temps de décortiquer la méthode pour créer votre propre ikigai. Cette partie vous accompagne cercle par cercle, avec des questions ciblées et des mini-exemples pour alimenter votre réflexion. Vous pourrez ainsi passer de la théorie à un brouillon d’ikigai personnel crédible et évolutif.
Comment identifier concrètement ce que vous aimez faire au quotidien
Commencez par observer votre semaine passée et notez les moments où vous avez ressenti de l’énergie plutôt que de la fatigue. Par exemple, Marc adore analyser des données pour en tirer des tendances, même quand ce n’est pas demandé par sa hiérarchie. Julie passe des heures à écouter ses amis et les aide à clarifier leurs problèmes sans jamais s’ennuyer. Thomas répare des vélos gratuitement pour ses voisins et trouve cela profondément satisfaisant.
L’important est de noter ce qui vous fait oublier le temps, même si cela semble banal ou non monétisable au premier abord. Ne vous censurez pas : jardiner, créer des supports visuels, organiser des événements, écrire, coder, cuisiner, expliquer des concepts complexes simplement… Tout est valable. Ces activités sont souvent des indices précieux de ce qui pourrait nourrir votre ikigai.
Distinguer vos compétences réelles de vos simples centres d’intérêt
Une compétence se distingue d’un simple intérêt par la facilité avec laquelle vous l’exercez et la reconnaissance que les autres vous accordent. Posez-vous cette question : pour quoi les gens viennent-ils spontanément me voir ? Si vos collègues vous sollicitent toujours pour relire leurs emails importants, vous avez probablement une compétence en communication écrite. Si votre famille vous appelle systématiquement pour résoudre des conflits, vous avez sans doute un talent de médiation.
Regardez aussi vos expériences passées : projets réussis, stages, engagements associatifs, hobbies de longue date. Céline a organisé trois événements associatifs majeurs sans formation particulière, ce qui révèle une vraie compétence en gestion de projet. Davidcode depuis l’adolescence et résout des bugs complexes en quelques heures là où d’autres passent des jours. Ces forces récurrentes, même sans diplôme officiel, constituent vos véritables atouts.
Ikigai et travail rémunéré : quelles activités peuvent devenir viables ?
Pour que votre ikigai soit durable, au moins une partie doit pouvoir générer des revenus. Listez les services, produits ou apports concrets que vous pourriez proposer : accompagnement individuel, formations, création de contenu, réparation, conception graphique, facilitation de réunions, conseil stratégique, production artisanale…
Vous n’avez pas besoin de tout transformer en activité principale immédiatement. L’ikigai peut se manifester à 20% dans votre travail actuel et à 80% dans des projets parallèles rémunérés ou non. L’enjeu est d’identifier quelques pistes réalistes : Pierre donne des cours particuliers de mathématiques deux soirs par semaine, ce qui lui rapporte 300€ mensuels et nourrit sa passion pour la pédagogie. Lucie vend ses créations en crochet sur Etsy pour 150€ par mois tout en gardant son emploi salarié.
Relier votre ikigai à ce dont le monde a vraiment besoin autour de vous
Plutôt que de viser « changer le monde » de façon abstraite, concentrez-vous sur des besoins concrets dans votre environnement proche. Regardez autour de vous : qu’est-ce qui manque ? Qu’est-ce qui frustre les gens ? De quoi se plaignent régulièrement vos proches, collègues ou voisins ?
Exemples pratiques : manque de pédagogie sur les démarches administratives pour les seniors, besoin de lien social dans les nouveaux quartiers, absence d’espaces de discussion bienveillants sur la parentalité, difficultés à trouver des services de réparation abordables, manque de clarté dans la communication d’entreprise…
Demandez-vous : en quoi ce que j’aime et sais faire peut soulager, simplifier ou enrichir la vie de quelqu’un ? C’est souvent à ce croisement que naît un sentiment solide de contribution. Vous n’avez pas besoin de sauver la planète, juste d’apporter une réponse utile à un problème réel que vous observez.
Passer de l’exemple d’ikigai au vôtre : méthodes et exercices pratiques
Vous avez les principes et un exemple en tête, mais la vraie difficulté est souvent de traduire cela dans votre propre réalité. Cette partie vous propose des exercices simples pour faire émerger une première version de votre schéma. L’idée n’est pas d’atteindre la perfection, mais de disposer d’une base concrète à faire évoluer dans le temps.
Comment utiliser un schéma ikigai exemple sans copier-coller la solution
Téléchargez ou dessinez un schéma vierge avec les quatre cercles de l’ikigai. Prenez une feuille A4 et divisez-la en quatre quadrants. Dans chacun, notez entre 5 et 10 éléments de réponse sans chercher la cohérence immédiate. L’objectif est d’observer les recoupements naturels qui émergent plutôt que de forcer les correspondances.
Par exemple, si « écrire » apparaît dans ce que vous aimez, « clarifier des idées complexes » dans vos compétences, « rédaction web » dans ce qui peut être rémunéré, et « manque d’information claire sur certains sujets » dans les besoins du monde, vous avez un premier point de convergence intéressant à explorer.
Au besoin, gardez plusieurs mini-ikigai possibles plutôt qu’un seul graal. Vous avez peut-être un ikigai professionnel (ce qui nourrit votre carrière) et un ikigai personnel (ce qui nourrit votre engagement associatif ou créatif). Les deux sont légitimes.
Exercice guidé : questions puissantes pour faire émerger votre propre ikigai
Prenez 20 minutes au calme pour répondre par écrit à ces questions sans autocensure :
- Qu’est-ce que je ferais encore même si je n’étais pas payé pour cela ?
- Dans quels domaines est-ce que j’obtiens des résultats plus facilement que la moyenne des gens ?
- Pour quels sujets ou actions les gens me remercient-ils sincèrement ?
- Qu’est-ce qui me met en colère ou me frustre dans le monde actuel ? (souvent révélateur de ce qui compte pour vous)
- Quelles sont les trois expériences les plus satisfaisantes de ma vie ? Qu’avaient-elles en commun ?
Notez vos réponses puis relisez-les à froid le lendemain. Surlignez les thèmes qui reviennent plusieurs fois : autonomie, créativité, transmission, impact social, résolution de problèmes, beauté, justice… Ce sont souvent les briques les plus solides de votre ikigai.
Faut-il avoir un seul ikigai ou plusieurs au fil de sa vie ?
L’idée d’un unique ikigai définitif est rassurante mais pas réaliste pour tout le monde. À 25 ans, votre ikigai peut tourner autour de l’apprentissage et de l’exploration. À 40 ans, il peut se recentrer sur la transmission et l’impact. À 60 ans, peut-être autour de l’accompagnement et du sens.
Vos envies, contraintes et priorités évoluent naturellement : arrivée d’enfants, déménagement, problème de santé, rencontre décisive, découverte tardive d’une passion… Il est donc normal que votre ikigai se transforme lui aussi. Certaines personnes vivent même plusieurs ikigai en parallèle : un dans leur métier, un autre dans leur vie familiale, un troisième dans leur engagement citoyen.
Voyez votre ikigai comme une boussole ajustable plutôt que comme une destination figée. Ce qui compte, c’est la direction générale et le sentiment de cohérence entre ce que vous faites et ce qui compte vraiment pour vous.
Ancrer votre ikigai dans la réalité : mise en pratique et ajustements
Un bel exemple d’ikigai sur le papier n’a de valeur que s’il trouve un écho dans vos choix concrets. Cette dernière partie vous aide à transformer vos idées en petits pas réalistes, en tenant compte de vos contraintes actuelles. Vous verrez aussi comment faire évoluer votre ikigai sans pression ni culpabilité, à votre propre rythme.
Par où commencer quand votre ikigai semble trop ambitieux ou flou ?
Choisissez un micro-pas cohérent avec votre ikigai, réalisable en une à deux heures maximum. Si votre ikigai tourne autour de la transmission du jardinage urbain, proposez d’animer un atelier gratuit dans une maison de quartier. Si c’est autour de l’écriture et de la vulgarisation scientifique, publiez un premier article de blog ou sur LinkedIn.
Le but n’est pas de créer quelque chose de parfait, mais de créer un premier contact entre votre réflexion et le réel. Vous obtiendrez des retours : les gens sont-ils intéressés ? Avez-vous pris du plaisir ? Était-ce plus facile ou plus difficile que prévu ? Ces informations valent de l’or pour ajuster votre trajectoire.
Même un test très modeste vaut mieux qu’une introspection infinie. L’action génère de la clarté bien plus efficacement que la rumination mentale.
Comment tester un ikigai exemple sans prendre de risque démesuré
Vous pouvez expérimenter votre ikigai en parallèle de votre activité actuelle, sans tout bouleverser du jour au lendemain. Les options sont nombreuses : bénévolat dans une association liée à votre thème, missions ponctuelles via des plateformes freelance, side-project le week-end, création de contenu gratuit pour sonder l’intérêt…
Anne voulait vérifier si l’accompagnement de jeunes entrepreneurs correspondait vraiment à son ikigai. Elle a commencé par du mentorat bénévole deux heures par mois dans un incubateur. Au bout de six mois, elle a confirmé que cela lui apportait beaucoup de satisfaction et a progressivement augmenté son engagement. Aujourd’hui, elle consacre 20% de son temps à cette activité, rémunérée cette fois.
Cette approche progressive permet de vérifier si la réalité correspond à l’image que vous vous en faisiez, tant sur le plan du plaisir que de la viabilité économique. En fonction des retours et de vos ressentis, vous affinerez vos priorités sans regret ni grands bouleversements.
Accepter que votre ikigai se renforce par essais, erreurs et surprises
Il est probable que certaines pistes qui sonnaient bien sur le papier se révèlent décevantes une fois testées. Peut-être découvrirez-vous que vous aimez cuisiner pour vous mais que l’animer des ateliers vous épuise. Ou qu’écrire vous passionne mais que produire du contenu sur commande tue votre créativité.
Plutôt que de le vivre comme un échec, voyez ces découvertes comme des données précieuses pour clarifier ce qui compte vraiment. Chaque expérience affine votre compréhension de vous-même. Votre ikigai gagne en précision à chaque ajustement, un peu comme une photo qui devient plus nette au fil des mises au point.
Rappelez-vous que l’ikigai est un chemin, pas une ligne d’arrivée. Les Japonais le conçoivent comme une pratique quotidienne d’alignement entre qui vous êtes et ce que vous faites. Certains jours, vous serez parfaitement dans votre ikigai. D’autres jours, vous vous en éloignerez temporairement. L’essentiel est de garder le cap général et d’ajuster régulièrement votre trajectoire en fonction de ce que vous apprenez sur vous-même et sur le monde.
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