20 mars 2015

Dans "Le Pont" : "Vive le latin, vive le grec !"

20 mars 2015

Dans "L'Express" : "AFP : Face à la réforme du collège, les défenseurs du latin et du grec se mobilisent".

18 mars 2015

"C’est presque officiel : l’enseignement du latin et du grec va disparaître. Il n’était jusque-là qu’une option enseignée à partir de la 5ème.  Désormais, ces langues seront enfouies dans un corpus étrange, parmi lequel on trouve de la « communication » et de la « citoyenneté »".

Article de Paul Piccarreta.

17 mars 2015

Bertrand de Saint-Vincent sur "France Culture", émission "Ce qui nous arrive" (3'51 mn) :

17 mars 2015

Augustin d'Humières dans "Le Figaro" : "Réforme du collège : le coup de grâce aux langues anciennes".

17 mars 2015

dans "Le Huffington Post" : "Faire du latin au collège, à quoi ça sert ?"

17 mars 2015

Dans "Vousnousils" "l’e-mag de l’éducation" : "La réforme du collège inquiète les professeurs de langues anciennes" :

16 mars 2015

Tribune d'Anne-Sophie Letac, ancienne élève de l'École Normale supérieure, agrégée d'histoire, professeur en classes préparatoires au Lycée Lavoisier et à Intégrale :

15 mars 2015

Dans "Le Figaro" : "Réforme du collège : menace sur la latin" :

Synthèse (17 mars 2016)

 

Attention : les informations officielles suivantes sont présentées de la plus récente à la plus ancienne.

1er mars 2016

Le programme de LCA publié au JO

L'arrêté est daté du 8 février 2016.

On le retrouve dans le B. O. du 17 mars.

 

21 janvier 2016

Le programme de LCA voté au CSE

A l'occasion du Conseil supérieur de l'Éducation, la FCPE a demandé la suppression de l'enseignement de complément.

Le programme a été adopté par 45 voix (dont FCPE, Sgen-CFDT, SE-UNSA) contre 31 (dont SNES, SNALC, FO, CGT, Sud...) et une abstention.

 

18 décembre 2015

Publication du programme de l'enseignement de complément

Il peut être téléchargé ici.

 

15 octobre 2015

Les programmes de langues anciennes en retard

Commandés par saisine du CSP du 13 mai 2015 pour le 15 octobre 2015, les programmes seraient finalement publiés mi-décembre 2015.

 

14 octobre 2015

L'EPI LCA assuré par le professeur de LC et portant sur le programme d'option

Une circulaire du groupe lettres de l’Inspection générale de l’Education nationale précise la mise en place des nouvelles modalités d’enseignement des langues anciennes dans la réforme du collège. On y apprend entre autres :

« Un élève qui souhaiterait commencer le latin ou le grec en classe de 4ème ou de 3ème est autorisé à le faire. C’est une situation que les professeurs de lycée connaissent bien et qui implique que le professeur travaille à une différenciation de son enseignement. […] »

 

« Comme tous les autres EPI, l’EPI LCA doit prendre appui sur les programmes disciplinaires : celui des enseignements de complément latin et grec, celui de français, mais également les langues vivantes, les arts plastiques […] »

 

« Les professeurs de lettres classiques ainsi que les professeurs d’autres disciplines ont vocation à être mobilisés pour cet enseignement. Pour exemple, dans le cadre d’un EPI qui durerait deux heures par semaine, le professeur de lettres classiques peut prendre en charge une des deux heures, quand le professeur de l’autre discipline prend en charge la seconde. »

Voir notre analyse. Voir également les nombreuses contradictions sur les modalités d'application dans les remontées des différentes académies.

 

1er octobre 2015

L'EPI LCA assuré par un seul professeur ?

Les nouveaux projets de programmes de français du CSP donnent des exemples d'"EPI possibles, thématique "Langues et Cultures de l'Antiquité" [...], en lien avec les langues anciennes et l'histoire". Comment un EPI peut-il impliquer une discipline qui n'appartient pas aux enseignements communs ? Est-ce à dire que l'EPI LCA peut être assuré par un seul professeur de lettres classiques et retranché à une seule discipline, le français ? Question posée à Michel Lussault, président du CSP : ces EPI ne sont assurés que par un seul professeur ?

 

 

3 juillet 2015

L'enseignement de complément conditionné par l'EPI

Si l'EC est dissocié de l'EPI LCA (cf annonce au CSE de Florence Robine), il est néanmoins conditionné à l'existence de l'EPI LCA dans l'établissement. Voir le compte-rendu de l'audience des associations de langues anciennes :

Nous demandons la confirmation de la nécessité d’avoir l’EPI LCA pour que l’EC existe : cela est confirmé par Nicolas Feld-Grooten. Il précise cependant que si l’EPI LCA n’est pas en place en 4e car d’autres thématiques sont choisies, cela ne remet pas en question l’existence de l’EC. Il n’y a pas de problème si les élèves entrent dans les enseignements après la 5e, on a déjà des grands débutants au lycée et parfois, au collège, des élèves intègrent le latin en 4

Commentaires :

Le texte de l'arrêté ne confirme pas cette nécessité (voir notre analyse... grammaticale !).

 

30 juin 2015

Publication au BO de la circulaire d'application

Circulaire n° 2015-106 du 30-6-2015

Extraits:

Les enseignements obligatoires se répartissent en enseignements communs à tous les élèves et en enseignements complémentaires (accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires), qui contribuent à la diversification et à l'individualisation des pratiques pédagogiques. Le collège propose en outre aux élèves un enseignement de complément aux enseignements pratiques interdisciplinaires « Langues et cultures de l'Antiquité » et « Langues et cultures étrangères ou régionales ». Cet enseignement porte sur le latin, le grec ou une langue régionale.

[...] Le conseil d'administration, qui réunit les représentants des personnels, les représentants des usagers (parents d'élèves et élèves) et les représentants de l'administration et des collectivités territoriales, arrête la répartition des moyens horaires entre les enseignements communs, les enseignements complémentaires (accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires) et les enseignements de complément.

[...] Le conseil d'administration répartit la dotation horaire supplémentaire mise à la disposition des établissements entre les moyens nécessaires à la constitution de groupes à effectifs réduits, aux interventions conjointes de plusieurs enseignants et aux enseignements de complément.

[...] Le volume de la dotation horaire supplémentaire pour l'établissement est calculé sur la base de 2 heures 45 minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de 3 heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. Il est, dans l'organisation actuelle du collège, de 2 heures pour quatre divisions. Un collège de 20 divisions pourra ainsi utiliser une enveloppe de 55 heures à la rentrée 2016 et 60 heures à partir de la rentrée 2017, contre 10 heures aujourd'hui, ce qui équivaut à une multiplication par six de la dotation horaire heures professeurs.

Les établissements qui proposent aujourd'hui les options latin, grec et langues régionales disposeront donc des moyens nécessaires à la mise en œuvre dans les meilleures conditions des enseignements de complément en latin, grec et langues régionales.

[...] Un élève peut ainsi suivre l'enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l'Antiquité » en classes de cinquième, quatrième et troisième. Il peut en outre suivre, de la classe de cinquième à la classe de troisième, l'enseignement de complément de latin et, en classe de troisième, l'enseignement de complément de grec. Les langues et cultures de l'Antiquité jouent un rôle important dans l'acquisition de la culture commune et la construction de la citoyenneté, pour leur dimension linguistique comme pour l'apprentissage de l'histoire des civilisations. Les enseignements de complément de latin et de grec sont pris en charge par les professeurs de lettres classiques, qui ont en outre vocation, avec les professeurs d'autres disciplines, à être mobilisés pour la prise en charge de l'enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l'Antiquité ».

[...] Les élèves qui bénéficient d'un enseignement de complément doivent être répartis dans plusieurs classes, afin d'éviter la constitution de filières sur la base de ce choix.

 

19 mai 2015

Publication du décret et de l'arrêté

Extraits:

Le décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège

Article 2

Art. D. 332-4.-I.-Les enseignements obligatoires dispensés au collège se répartissent en enseignements communs à tous les élèves et en enseignements complémentaires définis par l'article L. 332-3.

Les programmes des enseignements communs, le volume horaire des enseignements communs et complémentaires, ainsi que les conditions dans lesquelles ce dernier peut être modulé par les établissements, sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Cet arrêté fixe également le cadre des enseignements complémentaires dont le contenu est défini par chaque établissement.

Cet arrêté peut prévoir d'autres enseignements pour les élèves volontaires.

 

- L'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements dans les classes de collège

Article 7

Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire est mise à la disposition des établissements afin de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants, conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation. Son volume pour l'établissement est arrêté par le recteur d'académie, sur la base de deux heures quarante-cinq minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de trois heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. L'emploi de cette dotation est réparti proportionnellement aux besoins définis dans le projet d'établissement pour chaque niveau d'enseignement conformément à la procédure prévue au premier alinéa du II de l'article D. 332-4 du code de l'éducation et, dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, au III du même article.

Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet également, dans le cadre de son projet pédagogique, de proposer, pour les élèves volontaires, un enseignement de complément aux enseignements pratiques interdisciplinaires prévus à l'article 3, qui porte sur un enseignement de langues et cultures de l'Antiquité ou sur un enseignement de langue et culture régionales. Cet enseignement peut être suivi au cours des trois années du cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de deux heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième.

 

13 mai 2015

Commentaires

C'est donc confirmé : personne ne se chargeait du programme de langues anciennes jusque ici... Autre difficulté : comment rédiger des programmes pour un horaire non garanti ("dans la limite de") ?

La lettre de saisine du CSP est en réalité très évasive et ne demande pas de programme pour des disciplines à part entière que seraient les langues anciennes, comme les autres disciplines. Il s'agit de prendre "suffisamment en compte les langues et cultures de l'Antiquité".

 

3 mai 2015

Les langues anciennes ne sont plus considérées comme des disciplines

Dans cette infographie diffusée par la ministre, il est précisé que "la réforme maintient l'ensemble des horaires disciplinaires".

Commentaires

L'horaire des options se trouvant amputé, il faut donc en conclure que les langues anciennes ne sont plus des disciplines.

 

17 avril 2015

"Lettre aux enseignants" : les langues anciennes oubliées

Dans sa lettre adressées aux enseignants pour défendre la réforme collège, la ministre ne fait aucune mention des langues anciennes.

 

13 avril 2015

Plus de langues anciennes dans les programmes ?

Les nouveaux programmes d'histoire du collège sont parus (disponibles sur le site du ministère) ne comportent aucun programme de latin ou de grec ancien. Explication de Michel Lussault, président du Conseil supérieur des programmes :

 

 

13 avril 2015

Un EPI "langues et cultures de l'antiquité"... sans histoire non plus !

Les nouveaux programmes d'histoire du collège sont parus (disponibles sur le site du ministère). Seuls les "thèmes" 2 et 3 de l'année de 6e (cycle 3) traitent de l'antiquité. Aucun "thème" de la 5e à la 3e (cycle 4) ne traite de l'antiquité.

Commentaires

Pour traiter son programme, aucun professeur d'histoire n'assurera donc l'EPI LCA. Ce sera donc un EPI sans langue et sans histoire, un bel exemple de réussite interdisciplinaire ! On exige des professeurs qu'ils travaillent en interdisciplinarité, nouveau dogme de la réussite scolaire, mais les programmes ne le permettent pas...

 

10 avril 2015

L'enseignement de complément dissocié de l'EPI LCA ?

C'est une information donnée par la DGESCO à l'occasion du Conseil supérieur de l'éducation du 10 avril 2015 entérinant la réforme du collège, selon un responsable du SNALC : "pour la DGESCO, l'enseignement de latin n'est pas automatiquement lié à l'EPI langues et cultures de l'antiquité sur les trois ans".

Aucune confirmation dans les textes.

Pour le reste, communiqué du MEN :

La ministre a par ailleurs souligné que les discussions menées ces dernières semaines avaient permis d'apporter de vraies réponses, en assurant la stabilité des horaires disciplinaires et de trouver des réponses à certaines inquiétudes qui s’étaient exprimées sur les langues anciennes ou sur les langues vivantes.

Commentaires :

De fait cette contrainte aurait pesé sur la constitution des EPI et même des classes, qu'il aurait fallu constituer autour de l'EPI LCA et du latin. Le cloisonnement s'aggrave : les "cultures" dans l'EPI, la langue dans "l'enseignement de complément", sans nécessité que les deux se complètent. On se demande, par conséquent, de quoi l'enseignement de complément est le "complément"...

Pour le reste, les "inquiétudes" étaient bien fondées compte tenu du projet initial et on ne peut qu'admirer "la stabilité des horaires disciplinaires" en latin et en grec ancien puisque les deux options se trouvent amputées.

 

Dans la foulée déclaration de la ministre :

On est sur une grille horaire qui ne pénalise aucune discipline.

Commentaires :

C'est donc officiel : les langues anciennes ne sont plus des disciplines.

 

9 avril 2015

L'EPI LCA : une heure par semaine

Sur Eduscol, des précisions pour certaines contradictoires :

Que deviennent le latin et le grec avec cette réorganisation ?

Comme aujourd'hui, les élèves qui le souhaitent pourront apprendre le latin de la 5e à la 3e et le grec en 3e.

L'accès à ces apprentissages sera diversifié, afin de s'assurer que tous les élèves puissent en tirer bénéfice et non plus seulement une minorité : les éléments fondamentaux des apports du latin et du grec à la langue française feront l'objet d'un enseignement dans le cadre des cours de français ; tous les élèves pourront profiter d'un EPI portant sur les langues et cultures de l'antiquité, une ou plusieurs fois au cours de leur scolarité, et, ainsi, accéder à des apports culturels essentiels à notre civilisation ; enfin, un enseignement de complément sera accessible à ceux qui souhaitent approfondir l'apprentissage des langues anciennes, à raison d'une heure en classe de 5e, de deux heures en classe de 4e et en classe de 3e. Ces derniers auront donc le même nombre d'heures d'enseignement que les élèves qui suivent aujourd'hui l'option de langues anciennes.

L'excellence sera ainsi mise au service de la réussite de tous et de la réduction des inégalités de maîtrise de la langue française.

 

 

Commentaires :

Comment peut-on "approfondir" ce qu'on n'apprend pas par ailleurs, puisque l'enseignement de la langue ne sera pas dispensé dans l'EPI LCA (cf infra) ? Pour la même raison les horaires ne seront évidemment pas les mêmes. Ajoutons que les horaires de "l'enseignement de complément" ne constituent qu'un plafond.

On note qu'à l'EPI LCA sont associées 3h par cycle, soit une heure par semaine. On pouvait espérer 1h30 puisque 3h sont pris sur les enseignements disciplinaires pour pratiquer au moins deux EPI par an.

 

4 avril 2015

Un EPI "langues et cultures de l'antiquité"... sans langue !

Dans le compte-rendu du 4 avril 2015 de l'audience accordée le 31 mars 2015 par le ministère aux associations, quelques informations supplémentaires importantes :

- L'EPI LCA "a vocation à être suivi par plus de 15% des élèves, tourné vers la culture et la civilisation. S'ils le veulent, ils auront un complément de langue" (sic).

- "Dans les enseignements complémentaires, un programme sera précisé pour la langue".

- L'EPI LCA peut être éventuellement suivi sur un seul semestre.

- Il est confirmé qu'il faut suivre l'EPI LCA pour (éventuellement) bénéficier de l'enseignement de complément.

Commentaires :

Malgré son intitulé, l'EPI n'inclut donc pas les langues. Il pourra être assuré par n'importe quel professeur s'intéressant à un aspect culturel de l'antiquité (l'éruption du Vésuve en SVT ou l'empire romain en histoire-géographie). Dans ces conditions la garantie que "les élèves bénéficieront exactement du même nombre d’heures pour pratiquer les langues anciennes" (voir plus haut) ne pourra pas être tenue.

Le président du CSP lui-même en perd son latin !

 

31 mars 2015

Les "enseignements de compléments" disparaissent de la grille horaire

Le 31 mars 2015, les "enseignements de complément" n'apparaissent plus, selon l'AEF, dans les grilles horaires de la dernière mouture (troisième version).

Le projet d’arrêté du ministère indique que ces enseignements de complément seront organisés sur les dotations horaires attribuées aux établissements pour organiser le travail en petits groupes. Selon le texte, ces dotations permettront à l’établissement, « dans le cadre de son projet pédagogique, de proposer, pour les élèves volontaires, un enseignement de complément aux EPI, qui porte sur un enseignement de langues et cultures de l’Antiquité ou sur un enseignement de langues et cultures régionales« . Ce cours pourra « être suivi au cours des trois années du cycle 4, dans la limite d’une heure hebdomadaire en classe de 5e et de deux heures hebdomadaires en 4e et 3e ».

L'arrêté est consultable à cette adresse :

 

25 mars 2015

Des "enseignements de complément"

Dans de nouvelles fiches de projet rendues publiques le 25 mars 2015 par le SNES, l'EPI LCA se voit prolonger par des "enseignements de complément", en contradiction avec les annonces ministérielles de la veille (maintien des horaires et suppression de l'option).

 

24 mars 2015

Le "même nombre d'heures"

A l'occasion d'une question d'un député à l'Assemblée nationale dans l'après-midi du 24 mars 2015, la ministre a indiqué :

Les élèves bénéficieront exactement du même nombre d’heures pour pratiquer les langues anciennes.

Par la suite les réponses de la ministre aux questions des députés à l'occasion de son audition devant la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale :

Et pour toutes ces raisons, je ne me satisfais pas que ce soit réservé à quelques-uns.

[...] il ne s’agit pas de supprimer un droit ou une possibilité pour quelques-uns, il s’agit de généraliser cela, comme pour la question des langues vivantes pour tous les collégiens et nous le faisons de deux façons, s’agissant du latin et du grec :

- la première chose, c’est que – chose nouvelle – nous introduisons dans l’enseignement de français une initiation à l’étude des langues anciennes parce que nous estimons que les langues anciennes permettent de mieux comprendre les principes fondamentaux de la langue française, l’étymologie, la composition des mots, les fonctions grammaticales : d’une certaine façon nous mettons l’excellence au service de la réussite de tous les collégiens et de la réduction des inégalités de maîtrise de la langue française.

- Deuxième chose : dans le nouveau collège, comme actuellement, les élèves pourront apprendre le latin de la 5e à la 3e et le grec en 3e, comme ce qui existe aujourd’hui sauf que ça ne s’appellera pas « options facultatives », ce sera un enseignement pratique interdisciplinaire. Pourquoi est-ce que c’est un EPI ? Précisément pour ce que vous disiez M. Hetzel et j’étais étonnée que vous ne fassiez pas le lien. Vous disiez : dans d’autres pays on a su moderniser l’apprentissage des langues et cultures d’origine précisément en donnant d’autres choses à voir que la langue en tant que telle, parler de l’histoire, de la civilisation etc. aux élèves. C’est exactement à cela que sert le format enseignement pratique interdisciplinaire, c’est pouvoir aborder, au-delà de la langue (mais la langue sera préservée évidemment, aura un temps), les questions d’histoire, de civilisation, de culture. Donc cet enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l’antiquité », je vous confirme qu’il aura le même nombre d’heures que peut avoir aujourd’hui l’option existante : donc les élèves n’y perdent rien.

 

17 mars 2015

Le fonctionnement des EPI

Des précisions sur les EPI sont rendues publiques le 17 mars 2015 sur le site du SE-UNSA : dans les fiches du projet ministériel on apprend que les EPI recouvrent une durée de 3h (soit 1h30 par EPI) et qu'ils sont déduits du temps d'enseignement disciplinaire.

Commentaires :

Une heure de latin, dispensée par le professeur de français dans les "Langues et cultures de l'antiquité", c'est donc une heure de français prise aux élèves par ailleurs.

 

13 mars 2015

Un EPI "dérogatoire"

Dans "L'Express" du 13 mars 2015 :

Contactée par L'Express, Florence Robine, Directrice générale de l'enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale, se veut très rassurante: "Oui, la ministre a souhaité que le latin soit accessible à tous les élèves. C'est pourquoi les futurs programmes de Français comprendront des éléments culturels et linguistiques latins, mais aussi grecs, pour éclairer la construction de la langue française".

Quid de l'option latin, à hauteur de 3 heures par semaine ? "Le latin ne sera plus une option proposée en plus des autres matières, mais l'un des nouveaux Enseignements pratiques transdisciplinaires (EPI) explique la numéro 2 du ministère. Mais un EPI un peu différent des autres car dérogatoire: contrairement aux autres EPI, l'EPI 'Langues et civilisations de l'Antiquité' pourra être suivi tout au long de l'année, et même jusqu'à la fin du collège, pour les élèves qui le souhaitent.

 

11 mars 2015

Suppression des options

Le dossier de presse de la réforme du collège 2016 a été publié sur le site du ministère. La suppression des options n'est pas explicite.

Une nouvelle pratique pédagogique pour que les élèves s'approprient mieux les connaissances : les enseignements pratiques interdisciplinaires

À compter de la rentrée 2016, pour mieux s'approprier des savoirs abstraits, les élèves bénéficieront d’enseignements pratiques interdisciplinaires. Ils permettront aux élèves de comprendre le sens de leurs apprentissages en les croisant, en les contextualisant et en les utilisant pour réaliser des projets collectifs concrets.

Ces projets s’inscriront dans l’un des huit nouveaux thèmes de travail correspondant aux enjeux du monde actuel : développement durable ; sciences et société ; corps, santé et sécurité ; information, communication, citoyenneté ; culture et création artistiques ; monde économique et professionnel ; langues et cultures de l’Antiquité ; langues et cultures régionales et étrangères.

Ces temps de travail sont des moments privilégiés pour mettre en œuvre de nouvelles façons d’apprendre et de travailler pour les élèves. Ils développeront l'expression orale, l'esprit créatif et la participation.

Les projets sont pris en charge par les enseignants de toutes les matières qu'ils sollicitent. Ils définissent en équipe les contenus des cours.

Ils concernent les élèves du cycle 4 : 5e, 4e, 3e. Ils travailleront sur au moins deux thèmes chaque année.

Les nouveaux thèmes de travail sont inscrits dans les programmes. Les projets sont évalués et inclus dans les compétences du diplôme national du brevet.

Les collèges qui proposaient l’option facultative latin pourront l’inclure dans la matière complémentaire Langues et cultures de l’Antiquité. Les élèves pourront ainsi, s’ils le souhaitent, poursuivre l’apprentissage du latin de la 5e à la 3e.

Des exemples de projets concrets seront proposés par le ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur son site eduscol.education.fr.

Face aux nombreux interrogation des enseignants de lettres classiques, la directrice générale de l'enseignement scolaire dément la mort du latin et se veut rassurante sur Twitter dans la journée :

Commentaires :

Les options sont bien supprimées même si le terme n'est employé.

 

9 mars 2015

Présentation de la réforme aux médias (sous embargo)

De premières fuites laissent craindre la suppression des options, non confirmées d'abord par les journalistes éducation.

11 mars 2015

Sur le blog "Meditationes de antiquitatibus romanorum docendis" : "Exercice de style: Latin et Socle commun. Pour une refonte des programmes et une prise en compte du nouveau cadre".