Au-delà de la réforme de l'enseignement des langues anciennes au collège, la casse continue... au lycée

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il y a 4 ans 8 mois #728 par Rebecca
Choses entendues (parabole)

Vous avez un enfant au collège. Il a bénéficié d'enseignements en latin ET en grec durant sa scolarité, dans un collège de quartier, qui joue la carte de la mixité sociale et de l'initiation aux humanités classiques (si si, ça existe!!)
Vous faites vos choix pour l'inscription en seconde. Vous sélectionnez les établissements de votre secteur qui, sur les brochures officielles, proposent explicitement les deux langues anciennes, dans la catégorie des enseignements d'exploration mais aussi et surtout dans celle des options facultatives. Ce critère est déterminant dans votre choix.
Vos voeux sont satisfaits.
Jusque là, tout va bien...
(...)
Le jour de la rentrée, la mauvaise nouvelle tombe: toutes les heures de grec et de latin se recouvrent.
Vous envoyez une demande au proviseur, qui vous dit gentiment - sans l'écrire, bien sûr - que vous pouvez aller voir ailleurs si l'herbe y est plus verte.

Et tout ça dans un grand lycée parisien fier de ses sections littéraires d'excellence et de ses classes préparatoires ...

La cohérence disciplinaire que représente l'enseignement conjoint des deux langues a décidément du plomb dans l'aile. A ce train, il n'y aura plus de bacheliers aptes à suivre un parcours de lettres classiques dans le supérieur.
Mais c'est peut-être bien le but, non? Plus d'étudiants, plus de profs, plus de profs, plus d'élèves latinistes/hellénistes : et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (possibles?).

PS: mon email pour les parents qui souhaiteraient en savoir plus

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il y a 4 ans 8 mois #729 par Minerve
Cela ne m'étonne pas : il n'y a plus guère qu'à Henri IV que l'étude simultanée du latin et du grec reste possible. De nombreux lycées parisiens ne se contentent pas d'imposer un choix mais placent en plus les cours de langues anciennes à des heures plus que dissuasives - et on s'étonne ensuite du faible nombre de lycéens qui en poursuivent l'étude...

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il y a 4 ans 8 mois - il y a 4 ans 8 mois #738 par Laure BM
Pour dissuader toujours un peu plus... vraiment, on tire par le bas...

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il y a 4 ans 8 mois #748 par Rebecca
Après enquête, il s'avère qu'un bon nombre de grands établissements parisiens procèdent de la même façon. Un élève peut, dans le meilleur des cas, cumuler dans son emploi du temps chinois, allemand, coréen, etc. mais surtout pas latin+grec.

Ce qui est visé, très systématiquement, c'est l'enseignement des deux langues conjointes. Certains mauvais esprits font part de leurs soupçons : les chefs d'établissements, du moins les plus zélés, ne feraient qu'appliquer des consignes.

Où vont-ils chercher tout ça?

;-)

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