2 octobre 2019

Dans "Libération", témoignage d'une lycéenne sur la mise en place, entre autres, de la spécialité "Littérature, langues et cultures de l’Antiquité" : "Camille : «Je ne pensais pas que cela serait aussi compliqué au lycée Henri-IV»"

"Je ne pensais pas que cela serait aussi compliqué au lycée Henri-IV, qui est quand même le lycée le plus emblématique de France. Ce qui m’a le plus choquée est que pour la spécialité Antiquité (littérature, langues et cultures de l’Antiquité), mes camarades n’ont qu’une heure de cours au lieu des quatre prévues pour chaque spécialité. [...] Puis elle m’a expliqué qu’un inspecteur de l’Education nationale était venu en fin de semaine dernière et qu’il leur avait assuré que tout était en ordre. La direction se défend en disant que pour les trois autres heures, les élèves de cette spécialité suivent le cours de ceux qui ont seulement choisi l’option facultative Antiquité de trois heures. Ils font comme si les heures d’option comptaient comme des heures de spécialité mais ce n’est pas le même programme. Mes camarades n’ont donc toujours qu’une seule vraie heure de spécialité. [...] Mes camarades qui suivent cette spécialité Antiquité sont très inquiètes, elles savent qu’elles ont le bac à la fin de l’année. Elles ont aussi des craintes quant à leurs études supérieures, elles se disent qu’elles ne vont jamais avoir fini le programme à temps. De toute façon, le programme n’est même pas respecté puisque les profs ne sont pas formés aux nouvelles spécialités qu’ils nous enseignent. Ils font du latin en gros au lieu de faire la spécialité Antiquités. Le latin n’est qu’un élément de cette nouvelle matière."

Voir notre analyse.