25 mars 2015

François Jarraud dans le "Café pédagogique" : "Collège : N Vallaud-Belkacem relève le défi du latin et de la LV2"

Collège : N Vallaud-Belkacem relève le défi du latin et de la LV2

Qu'est-ce qui sépare l'UMP du PS ? L'enseignement du latin, bien sûr ! C'est le résultat de la  longue journée que N. Vallaud Belkacem a passé à l'Assemblée nationale, le 24 mars, à affronter l'opposition sur sa réforme du collège. Le fait nouveau c'est que la ministre a opté pour un plan de bataille net et clair, présentant ses adversaires en défenseurs des privilégiés.

Le 24 mars, N Vallaud Belkacem avait deux rendez-vous à l'Assemblée nationale. D'une part répondre à l'opposition lors de la traditionnelle séance de questions au gouvernement, d'autre part présenter la réforme du collège à la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée.

Nous sommes tous latin ?

La défense du latin a été le thème majeur de la journée, certains élus de la majorité intervenant avec l'UMP en soutien aux langues anciennes. "Vous venez d’annoncer la suppression pure et simple, dans un « gloubi-boulga » d’enseignements pratiques interdisciplinaires – EPI –, du latin et du grec. Tout cela n’est pas sérieux. Madame la ministre, quand allez-vous enfin réformer sérieusement l’éducation nationale ? ", demande le député UMP Guy Geoffroy. Plus tard c'est Annie Genevard (UMP) qui stigmatise une réforme qui veut supprimer l'excellence par pure idéologie en supprimant l'enseignement du latin. Là-dessus, la ministre adopté un argumentaire offensif. "S’agissant des langues anciennes et du latin, je le redis pour ceux qui auraient des doutes : les élèves bénéficieront exactement du même nombre d’heures qu’aujourd’hui pour les pratiquer", affirme la ministre en réponse à G Geoffroy. À A Genevard, elle explique qu'elle "ne se satisfait pas de le réserver à quelques uns... Il s'agit de généraliser et non de supprimer cet enseignement. Le latin sera un EPI au lieu d'une option facultative". C'est donc la nature de cet enseignement, entre une approche classique et un enseignement plus culturel en lien avec l'histoire ou le français, qui est amenée dans le débat avec ses arrière-pensées sociales : enseignement élitiste ou "pour tous". [...]

On notera que François Jarraud, non content d'assimiler toute défense des humanités à une appartenance à la droite (ce qui est amusant quand on observe toutes les atteintes que leur enseignement a subies sous toutes les majorités), ne s'interroge donc absolument sur toutes les questions que pose la position de la ministre...

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