25 juillet 2019

Au BO du 25 juillet 2019, les modalités d'organisation du contrôle continu et du nouveau baccalauréat. On y obtient la confirmation que les points des options (notamment de LCA) sont calculés à partir de la moyenne (note de bulletin) des élèves en Première et en Terminale.

 

Pour l'obtention des baccalauréats général et technologique, les candidats font l'objet d'une évaluation au cours du cycle terminal (classes de première et terminale du lycée [2]) qui se traduit par une note dite de contrôle continu, comptant pour 40 % de la note moyenne globale obtenue à l'examen par le candidat. Elle est fixée en tenant compte :

- de l'évaluation chiffrée annuelle des résultats de l'élève au cours du cycle terminal, attribuée par les professeurs et renseignée dans le livret scolaire (souvent dénommée note de bulletin ou note de livret scolaire), affectée d'un coefficient 10 pour un coefficient total de 100 ;

- de la moyenne des notes obtenues aux épreuves communes de contrôle continu, affectée d'un coefficient 30 pour un coefficient total de 100.

Pour les candidats suivant l'enseignement optionnel de langues et cultures de l'Antiquité (LCA) en classes de première et de terminale de la voie générale et dont l'évaluation chiffrée annuelle sur le cycle terminal est supérieure à la note de 10/20, les points supérieurs à 10 sont affectés d'un coefficient 3 et s'ajoutent à la somme des points obtenus par les candidats à l'examen, au titre du bonus LCA [3].

Les élèves sont donc évalués pour le baccalauréat par  leur propre  professeur, avec toutes les questions que cela soulève. Un point reste peu clair : la note de LCA semble également prise en compte dans la moyenne de bulletin, ce qui signifierait qu'elle serait prise en compte une deuxième fois (de façon marginale néanmoins) et pourrait même théoriquement... faire baisser la note globale de baccalauréat !

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Autre publication estivale dans le BO du 25 juillet 2019 : parmi les autres programmes de Terminale, les programmes de LCA de Terminale par arrêté du 19 juillet 2019.

Ces nouveaux programmes ne sont pas des programmes de latin ou de grec ancien, mais accélèrent la fusion des "LCA" amorcée par les programmes précédents : en 2007, les programmes distinguaient encore des thématiques, des objectifs, des textes et des références pour chacune des deux langues anciennes. En 2019, les deux langues anciennes forment un tout indistinct (il est d'ailleurs fait mention de l'ECLA, "enseignement conjoint des langues anciennes" p. 5 ou p. 8 avec une demande d'adaptation pour l'étude de la langue) : une demi-page sur neuf distingue cependant encore la morphologie et la syntaxe du latin et du "grec".

L'œuvre au programme est remplacée par deux œuvres intégrales :

Le programme comporte l’étude de deux œuvres intégrales – ou sections notables d’œuvres intégrales – relevant, pour la première, de l’Antiquité (littérature grecque ou latine) et, pour la seconde, des époques médiévale, moderne ou contemporaine (littératures française ou étrangère, œuvre théâtrale...). Les deux œuvres, liées par leur thématique, font l’objet d’une étude conjointe qui les confronte.

Il est à noter que ces programmes sont "fondés sur une pratique renouvelée de la traduction" et "la confrontation entre mondes anciens et monde moderne" :

De l’antique au moderne, du moderne à l’antique, la confrontation d’œuvres latines ou grecques avec des œuvres contemporaines est le point de départ de la réflexion conduite lors de la mise en œuvre de l’objet d’étude. À titre d’exemple, la mise en regard des élégies antiques et des poèmes d’amour contemporains (comme ceux d’Apollinaire et de Bob Dylan), le pouvoir de la parole dans un contexte politique (Démosthène et Cicéron face aux discours d’acteurs politiques modernes et contemporains, comme ceux d’André Malraux, de Simone Veil ou de Barack Obama) ou encore la mise en œuvre de la rhétorique dans lesconcours d’éloquence.
D’une manière générale, l’ouverture vers le monde moderne et contemporain constitue l’undes principes essentiels des programmes de langues et cultures de l’Antiquité, dont l’étude, constitutive d’une solide et indispensable culture générale, n’est pas réservée aux seuls élèves qui se destinent à des études littéraires.