Témoignages d'anciens latinistes

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il y a 2 ans 8 mois - il y a 2 ans 8 mois #4 par Mnémos
Mnémos a créé le sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Victor C., actuellement en terminale S :

Personnellement, je ne comprends pas vraiment pourquoi supprimer les options latin/grec etc.
Les cours de latin que j'ai pu suivre durant trois ans au collège m'ont énormément apporté ; non seulement des connaissances grammaticales, historiques et bien d'autres, mais aussi de la culture générale; que je ré-exploite plus souvent que je n'aurais pu l'imaginer, en cours ou à l'extérieur. Cette option est, je pense, le meilleur moyen pour les élèves qui le souhaitent de se cultiver et d'éveiller leur esprit à de nombreuses chose s; le tout dans une bonne ambiance ! Le latin et le grec sont un réel plus pour les élèves, qui y trouveront sans nul doute beaucoup de savoir. Il est évident que l'étude de ces langues amène enfin aux collégiens (et lycéens) une maitrise linguistique, malheureusement si peu exigée de nos jours... Je suis personnellement pour le maintien de ces options au collège, qui ne concernent de fait que des élèves intéressés et volontaires, pourquoi les en empêcher ?

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il y a 2 ans 8 mois - il y a 2 ans 8 mois #5 par Mnémos
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Témoignage de Juliette G., actuellement en seconde :

C'est une matière qui m'a beaucoup apporté. En grande partie de la culture générale, mais aussi des bases en français, en histoire, et dans les autres langues que l'on peut apprendre au cours de sa scolarité (allez donc expliquer à votre prof d'espagnol que vous savez conjuguer l'imparfait grâce au latin). C'est une langue complexe, certes, mais pour moi elle n'est pas "élitiste" : pour suivre des cours de latin, il faut seulement être un peu motivé et ne pas avoir peur d'apprendre les déclinaisons. Je ne regrette absolument pas d'avoir choisi le latin en cinquième, ni même de l'avoir continué en seconde. Le français a des racines latines donc il me paraît essentiel d'avoir une certaine culture dans ce domaine. Et puis, caser des petites expressions latines dans ses phrases, ça fait toujours "stylé".

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il y a 2 ans 8 mois #7 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Matthieu R.., actuellement en 1reS :

Le latin devrait rester une option à part entière ! Voici ce que je dirais pour contredire cette réforme :
le latin, est une option très enrichissante ! Tout d’abord, par son histoire que les professeurs nous narrent si bien. Nous avons appris de nombreuses choses et nous avons vu d’où viennent les mots et comment ils sont construits. Malgré le fait qu’il soit considéré comme une langue dite “morte”, on le retrouve très souvent dans la médecine, la faune et la flore ainsi que l’étude des lettres.
De plus, le fait de faire un voyage scolaire en Italie permet aux jeunes collégiens d’en apprendre plus sur cette culture et motive beaucoup les élèves.
Enfin, cette option n’est pas élitiste, car on peut y aller quelque soit son niveau ! il faut juste y mettre du sien ! Il faut donc en aucun cas supprimer cette option et la remplacer dans les horaires de français qui sont déjà assez précieuses.
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il y a 2 ans 7 mois #10 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Mathieu S., actuellement en seconde :

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je soutiens le latin, car elle n'en a pas forcément l'allure aux premiers abords, mais c'est une matière qui apporte une culture générale nous permettant de nous ouvrir l'esprit, aussi le fait que le français soit une langue latine.
Je pense qu'il serait absurde de ne plus enseigner le latin, de plus étant une option il est tout à fait normal de la laisser en place pour ceux qui souhaiteraient l'étudier. Notre propre culture elle même est basée dessus, ce qui a une certaine importance même si ce n'est que du "superflu" pourront dire certains. Mais le superflu n'est-il pas essentiel ?
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #11 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Killian P, actuellement en 3e :

Je n'avais jamais entendu parler de ce projet de réforme, et je suis consterné de savoir qu'une telle proposition puisse seulement être émise. La partie de cette réforme qui me m'interpelle le plus est celle où il est stipulé qu'il faudrait tronquer deux ou trois d'heures d'une matière (je suppose principalement le français) pour pouvoir en suivre le même nombre en latin. C'est totalement absurde.
Je ne pense pas que le latin est une classe élitiste, car il y a de brillants élèves qui n'ont pas choisi de faire cette option, mais il y en a d'autres qui s'y inscrivent et ne font pas forcement partie de la tête de classe, qui peuvent être même juste à la moyenne.

En de nombreux points le latin et le grec sont des matières qui peuvent être importantes car :
- l'étymologie des mots français vient en grande partie de la langue latine et grecque (ancien) ; ce qui aide à la compréhension des mots (par ex. ce matin Mme R. nous a (ré)expliqué ce que voulait dire autobiographie qui vient des mots auto, signifiant soit même; bio, la vie et graphie, l'écriture. Si lors d'une évaluation ou d'un examen il y a un mot dont nous ignorons la signification, nous pourrions l'en déduire grâce à son étymologie. Ça peut aussi permettre de connaître l'orthographe des mots tel que urbain, qui vient de urbs : la ville, que j'écrivais avant avec un "h".
- Ça peut également aider à la compréhension et à l'apprentissage des langues étrangères, notamment les langues latines : italien, français, espagnol ... Surtout que maintenant tout le monde sait que les langues sont très importantes, la preuve en est que les sections européennes fleurissent partout sur notre territoire. De plus, pour des personnes qui voudrait faire une classe européenne, ou moi qui voudrais faire l'ESABAC (italien renforcé), je peux d'ailleurs assurer que la langue latine ou sa civilisation m'a souvent aidé dans cette matière.
- Ça enrichit la culture générale, aide à comprendre de nombreuse choses de notre monde actuelles mais aussi de notre histoire. Un jour j'ai lu dans un livre cette phrase : "c'est la lumière du passé qui illumine notre présent" , et je trouve que cette métaphore exprime assez bien la vérité car il est vrai que ce n'est qu'en comprenant notre histoire que nous ne pouvons comprendre la géopolitique actuelle, et à ce que je sache l'Antiquité fait partie de l'Histoire. En plus, ce n'ai pas en sixième, en histoire ou nous allons pouvoir étudier avec précision ce qui s'est déroulé pendant trois mille ans, déjà qu’en se passionnant pour cette période et en l'étudiant pendant quatre ans on n'en connait pas beaucoup. Comme nous dit notre prof latin, pour véritablement comprendre un texte il faut le lire dans sa langue d'origine, et c'est surtout vrais pour les textes fondateurs sur lesquels s'est fondée une partie de notre société et des religions.
- Pour comprendre de nombreuses œuvres d'art qui ont été inspirées principalement des religions, de l'Histoire et des mythes/ légendes.
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #12 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Thomas L., actuellement en TS :

D'après la réforme prévue pour 2016, l'enseignement du latin deviendrai un projet pluridisciplinaire. En tant qu'ancien élève de classe de latin, Je souhaite soumettre mes réserves quant à cette mesure qui ne me semble aller ni dans le sens des élèves, ni dans l'apprentissage du latin.

Tout d'abord, le fait qu'un collégien ait à choisir entre le latin et une autre de ses matières est pour moi une première erreur.
En-effet, laisser la responsabilité à un élève de 12 ans de délaisser un enseignement pour le latin n'est pas envisageable. Il suffit de regarder la difficulté qu'ont les élèves de seconde générale à choisir entre les voies L, S ou ES pour comprendre qu'un collégien n'a pas le recul ni la maturité suffisante pour appréhender ce choix.
Ainsi, le latin si il n'est pas obligatoire doit rester une option.

De plus, l'apprentissage du latin ne peut se faire par intermittence. Son étude demande un investissement sur la durée et un réel engagement de l'élève qui ne peut être produit si il a la solution de facilité d'arrêter quand bon lui semble.

Concernant maintenant la charge de travail qu'impose le latin. Il est vrai que son apprentissage rajoute deux/trois heures par semaine à l'emploi du temps. Toutefois, celles-ci sont tout à fait supportables quand elles sont un choix personnel et quand l'élève a un réel attrait pour ce que la discipline propose, et non quand il lui porte un intérêt fugitif.

Le latin est souvent qualifié de discipline élitiste. Néanmoins, sa complexité d'apprentissage n'est pas différente de l'espagnol ou d'une autre langue. Mon sentiment et celui de nombreux de mes camarades, est que l'élitisme n'est pas forcément quelque chose à combattre. Pourquoi vouloir tout le temps des classes hétérogènes qui tirent les meilleurs vers le bas, sans pour autant pousser les moins bons vers le haut ? De plus, il n'est pas nécessaire d'être un élève exceptionnel pour réussir très convenablement dans cette matière. La justification disant que le latin est un enseignement élitiste n'est donc pas pour moi un argument valable.

Mais outre ces raisons, c'est bien pour tout ce que le latin apporte que le fait d'envisager une réforme dégradant le statut de cette matière me désole.
En-effet, le développement de notre faculté à apprendre par coeur (des déclinaisons par exemple - déclinaisons que je peux encore vous citer trois ans après en avoir arrêté l'apprentissage.), l'éveil sur l'Histoire d'une civilisation qui a marqué notre culture, l'étude étymologique de la langue française grâce au latin (qui d'ailleurs est très utile pour les cours de philosophie), la possibilité de traduire et d'appréhender des textes ayant passé les générations... Toutes ces raisons donnent au latin sa légitimité pour être, et rester une matière à par entière.

Ainsi, j'affirme avec détermination mon engagement contre cette réforme.
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il y a 2 ans 7 mois #18 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Guillaume C., actuellement en TS :

Concernant l'enseignement du latin et autres options linguistiques, je mentirai en disant que c'est un enseignement aussi important que d'autres matières comme le français ou les mathématiques.
Cependant, cet enseignement reste un plus non négligeable, autant sur le plan linguistique que sur le plan historique. C'est d'ailleurs avant tout l'étude de Rome durant l'Antiquité qui m'a poussé à choisir cette option. C'est donc un enseignement qui ne peut apporter que du bien. Concernant la réforme envisagée, je la trouve ridicule en soi, tout simplement parce que ce sont avant tout des options et il en revient donc au choix de l'élève et je trouve inconcevable de devoir pousser un élève à choisir entre assister à un cours de latin ou de français...
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #19 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Chahinez F., actuellement en seconde :

Le latin n'est pas une langue morte sans intérêt, c'est toute une culture et une civilisation très riches. Le latin n'est pas parlé, certes. Concrètement on ne l'utilisera jamais de manière vivante, mais le latin peut servir pour tout les arts ( je pense aux poèmes que nous apprécions plus dans leurs langue d'origine, ou encore la littérature ).
Pour ma part, en apprendre sur ce qui s'est passé avant, tous les rites et les traditions d'époque était vraiment enrichissant, d’ailleurs, cette année encore, je me suis inscrite en latin.
Prendre le latin sur des heures de cours obligatoires est dépourvu de toute logique car cette discipline est faite pour en apprendre davantage et non pas pour avoir des lacunes.
Le latin est l'ancêtre du français, ils ont des règles communes, il aide donc à mieux comprendre une matière importante. La solution de permettre aux élèves de laisser tomber le latin au bout d'un trimestre n'est pas mieux non plus, cela créerait des problèmes d'organisation, il faudrait reprendre à zéro pour les nouveaux arrivant ( donc le cours n'avancerait pas ), aucun projet ne pourra être mis en place car on ne saura jamais qui sera encore la pour y participer et plein d'autres problèmes.
Supprimer cette discipline pousserait les élèves à devenir de plus en plus indifférents au niveau de la culture.
On sait très biens que tout le monde ne va pas au musée tout les jours s'instruire et internet n'est pas toujours une source sûre, donc ces connaissances seraient vouées à disparaître de la tête des nouvelles générations.
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #21 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage d'Edgar A.., actuellement en seconde :

Le latin, tout comme les enseignements pluridisciplinaires, est facultatif. Les élèves ont la possibilité d’approfondir leurs connaissances.
Ce sont souvent les meilleurs élèves ("l'élite") qui choisissent d'assumer une charge de travail mais pas seulement. Des élèves moyens peuvent approfondir leur connaissances et se développer intellectuellement.

Mes années en latin ont été d'excellentes années, passées dans la bonne humeur et l'envie de travail.
Le niveau des élèves était varié mais tout le monde avançait bien. J'ai tellement apprécié le latin que je l'ai poursuivi au lycée et je ne regrette pas ce choix.
Je trouve intéressante la culture romaine. De plus le latin apporte beaucoup de choses dans les autres matières.
Par exemple, l'étude des cas en latin m'a facilité l'apprentissage de ceux en allemand. Ensuite les racines latines permettent de comprendre certains mots et de bien les orthographier.
Enfin, le latin sert d'entrainement supplémentaire pour l'analyse de textes, les dissertations, ...
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il y a 2 ans 7 mois #24 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Saméo H., actuellement en seconde :

Le latin m'a beaucoup apporté : en plus de grandement enrichir ma culture générale, cette matière fut et reste un outil indispensable dans l'apprentissage et la compréhension fondamentale des langues quelles qu'elles soient.
Le latin n'est pas élitiste, il crée l'élite ce qui est différent.
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il y a 2 ans 7 mois #27 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage d'Agnès G., actuellement en seconde :

Le latin fait partie de la culture française. Cette langue ne se parle peut être plus mais elle est à l'origine du français. Personnellement elle a agrandi ma culture général et m'est très utile pour comprendre certains programmes scolaires.
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il y a 2 ans 7 mois #41 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Marine P., actuellement en TS :

Je serais ravie de témoigner sur ce que le latin m'a apporté, bien que j'ai arrêté de l'étudier en entrant au lycée.

J'ai souhaité en faire au collège car je trouvais cela intéressant. Personne ne m'y a forcée, je désirais simplement un peu de culture générale en plus. La civilisation m'a beaucoup plu car j'aime beaucoup l'histoire, la grammaire m'a servi à comprendre l'origine de certains mots, puisque le français est une langue romane. De plus, il y avait une bonne ambiance de travail. Nous n'excellions pas tous dans cette matière, mais le sujet est si vaste que nous trouvions forcément quelque chose à notre goût. C'est du moins mon avis.
Je pense donc que le latin est un plus, pour tous ceux qui son curieux d'en apprendre d’avantage sur l'Antiquité romaine, qu'importe le milieu dont ils sont issus. Je viens moi-même d'un milieu modeste, et cela ne m'a pas empêchée d'étudier cette langue.
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il y a 2 ans 7 mois #43 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Jean-Baptiste B., actuellement en TS :

Élève en terminale scientifique, j'ai suivi durant trois années au collège, de la cinquième à la troisième, l'enseignement du latin.
Pour moi cet enseignement a été bénéfique à différents niveaux. Tout d'abord le Latin m'a beaucoup apporté d'un point de vu culturel. En effet j'ai pu grâce à ces trois années enrichir mes connaissances sur une période historique bien trop peu étudiée dans les matières communes. De plus l'enseignement du latin permet aux élèves et m'a permis de développer des capacités de raisonnement très utiles pour les études dans les classes de niveau supérieur. Le Latin, pour moi, ouvre l'esprit des élèves en nous enseignant l'histoire d'Hommes dont nous entendons toujours parler aujourd'hui et qui sont toujours influents sur notre société.
C'est pourquoi les réformes du collège concernant les langues dites "mortes" comme le latin ou le grec mènent, à mon sens, à la disparition d'élèves ayant un niveau d'enseignement correct. Le latin n'est pas une matière élitiste puisqu'il s'agit d'une option se basant sur la volonté et la motivation des élèves à suivre cette discipline.
De plus, le latin nécessite un suivi et ne peut être étudié partiellement. Le latin devrait selon moi toujours être proposé en tant qu'option aux élèves de 6ème étant intéressés puisque il s'agit d'une discipline apportant beaucoup à chacun, aidant à la transition du collège au lycée, permettant les élèves passionnés de s'épanouir, et ouvrant l'esprit de certains.
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #46 par Cecile
Cecile a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
C'était il y a 35 ans, dans un collège de banlieue, classé aujourd'hui REP+....
Un collège avec une grande mixité sociale...
Ce qui comptait était de permettre à chacun d'aller au plus haut de ses capacités.
En classe de 5e, notre professeur d'histoire géographie a encouragé 7 d'entre nous à ne pas nous contenter de nous inscrire en option latin mais d'oser aussi nous inscrire en grec.
Nous venions d'horizons variés, enfants des classes moyennes ou d'ouvriers immigrés. Les deux langues étaient étudiées avec rigueur, et nous avancions ! Grâce à ces bases, à la fin du secondaire, la plupart des textes de l'Antiquité nous étaient accessibles.
Notre horizon d'enfants de banlieue, dont les parents, pour la plupart, n'avaient pas été au delà du certificat d'étude, s'est élargi, enrichi, par l'étude de ces langues. Merci à nos enseignants passionnants et exigeants de nous avoir "élevés" par leurs connaissances.
Et merci à cette enseignante, sans qui je n'aurais jamais osé commencer l'étude du grec, langue que je continue encore aujourd'hui à travailler, étudier, apprécier (sans être professeur de lettres classiques).
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il y a 2 ans 7 mois - il y a 2 ans 7 mois #49 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Waïss, actuellement en TS, et de Naïde A., actuellement en seconde :

Nous sommes deux frère et sœur, qui nous destinons à des orientations d’études différentes, à savoir une voie scientifique et une voie encore indéterminée, tournée vers la littérature (en tous les cas pas les sciences). Et pourtant nous avons tous les deux choisi le latin au collège.
Un des points forts de l’enseignement du latin au collège, et qui serait perdu avec cette réforme, est que précisément il se fait au collège. Au collège, où notre emploi du temps n’est pas surchargé, on a le temps de découvrir « sans pression ». Ce n’est en effet qu’une option, sans impératif comme l’épreuve du Bac au lycée.
Car, même si comme certains le disent, le latin est une « langue morte », il reste une langue passionnante à découvrir et à explorer, pour en comprendre les mécanismes grammaticaux les plus obscurs (ablatif absolu, quand tu nous tiens). L’étude de la grammaire nous a aussi aidés en français avec la révisions de tous ces termes compliqués de COD, CCL… L’apprentissage de cette langue est donc une gymnastique intellectuelle plaisante, accessible à tous mais qui nécessite les plusieurs heures hebdomadaires de cours.
De plus, cette gymnastique nous apporte beaucoup dans l’apprentissage de langues diverses dans notre cursus, tant au niveau de la mémorisation (avec les fameuses déclinaisons) que de la méthodologie, surtout pour la traduction en général.
Mais l’enseignement du latin n’est pas que l’apprentissage d’une magnifique langue, c’est une plongée dans la civilisation romaine qui influence encore aujourd’hui nos sociétés à tous les niveaux. D’abord, l’histoire : des étrusques à Octave, en passant par César et Scipio, c’est le récit de l’avènement d’un Empire. Mais Rome a longtemps été une République, qui est encore notre régime politique actuel.
C’est également tout une mythologie passionnante à découvrir, avec ses innombrables dieux et mythes. Notre culture artistique s’en trouve également enrichie : la littérature est d’une richesse incroyable : des discours de Cicéron aux poèmes d’Horace en passant par les Métamorphoses d’Ovide et La Marmite de Plaute. Cette option nous laisse une culture non négligeable sur des sujets auxquels on ne se serait sans doute pas intéressé seul.
Tout le milieu artistique européen s’est par ailleurs grandement inspiré des latins, surtout à la Renaissance. On pourrait citer les poèmes de Ronsard reprenant la philosophie du Carpe Diem d’Horace ou encore les innombrables œuvres inspirées de l’histoire ou de la mythologie romaine, qu’il est fondamental de connaitre pour leur compréhension. Le cours de latin donne aussi l’occasion d’étudier certains tableaux célèbres, comme Orphée et Eurydice de Poussin et de se familiariser avec la méthodologie de l’histoire des arts (que nous n’avons pas le temps d’aborder en détail dans les autres matières). Ce cours très diversifié a fait naitre des projets de tous genre : théâtre, débats, exposés, dont de nombreux travaux à plusieurs qui nous ont appris à travailler en groupe dans une ambiance détendue.
Ainsi, toute une culture et une civilisation à transmettre, au risque d’oublier peu à peu ce pan essentiel de notre histoire.
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il y a 2 ans 7 mois #112 par VIRGINIEPFEIFER
VIRGINIEPFEIFER a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
De Naguesweri, infirmière sur l'île de la Réunion, écrivant à sa prof de latin de 3eme : Pour ma part, le latin était tellement enrichissant, et je ne dis pas ça pour te faire plaisir. J'aimais vraiment cette "option". Le grec en médecine m'avait passionné et m'est très utile devant certains compte rendu médicaux ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi cette réforme...
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il y a 2 ans 6 mois #167 par Mnémos
Mnémos a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Témoignage de Nicolas O., actuellement en classe de 3e :


Je trouve cette réforme assez osée et sans aucun sens. Le latin est une langue encore parlée aujourd'hui (au Vatican en tout cas) et qui est l'essence de notre société actuelle. En partant de ce principe, devrions-nous supprimer aussi certains passages de l'histoire de France ?
De plus, il s'agit d'une option, les élèves sont libres de faire ce qu'ils veulent apprendre ou non, et puis par quoi ces heures vont-être remplacées ? Pour moi, je ne regrette absolument pas d'avoir choisi l'option Latin en 5e. Cette matière m'a énormément aidé dans la compréhension de certains mots rien qu'avec l'étymologie.
Pour moi, il est tout aussi important d'étudier les anciennes civilisations que celles plus récentes. Je trouve dommage que cela s'arrête là, mais bon tant pis, après tout, à quoi sert d'étudier ceux qui font que nous sommes ici aujourd'hui ? Ceux qui ont bâti encore certains monuments qui existent ?
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il y a 2 ans 6 mois #182 par amikacine
amikacine a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
J'ai fait du latin pendant 7 ans. Initialement à l'initiative de mes parents. Au collège j'ai adoré étudier la civilisation romaine.
Puis en 1ere j'ai eu un professeur extra-ordinaire. Elle a choisi de nous faire étudier des épitaphes. Je me souviens avoir d'abord trouvé son choix sinistre. Puis en les traduisant, j'ai trouvé ces inscriptions tendres, parfois drôles, parfois sages. Malgré les siècles qui me séparaient de ces hommes et de ces femmes , je me suis sentie proche d'eux, unis par ces mêmes sentiments que nous ressentons et qui fondent notre humanité commune. Je crois que c'est à ce moment là que j'ai réalisé que nous n'étions pas si différents, qu'il existait des "invariants" et que certes nous avions créé de nouvelles technologies, mais pas de nouvelles émotions.
Je lui suis très reconnaissante pour ces moments de partage.
J'espère que d'autres générations d'élèves auront l'occasion de connaître ce sentiment.
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il y a 2 ans 6 mois #183 par BRobain
BRobain a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Bonjour à tous,
Malgré les tentatives de minimiser les conséquences et de nous dire que le latin et le grec seront étudiés dans les EPI et en cours de français, c'est bien l'anéantissement de l'apprentissage réel des langues anciennes au collège qui est programmé.
Ayant étudié le latin pendant 5 ans au collège et pendant 4 ans à l'université, je peux dire que c'est une langue exigeante qui ne s'apprend pas par petites touches et remarques périphériques sur l'etymologie dans un cours de français !
Le latin peut permettre une compréhension en profondeur de la langue française, en particulier grâce aux exercices d'analyse syntaxique et de traduction qui donnent, à force d'en faire, une véritable aisance en grammaire. Le latin est une chance pour les élèves de mieux maitriser le français. Il facilite l'apprentissage des autres langues, qu'elles soient romanes ou non.
Mais ce n'est pas la grammaire latine qu'on veut demander aux professeurs de français d'enseigner par petites touches à tous les élèves (ce qui est inutile : soit on le fait, soit on le fait pas, mais ça ne sert à rien de picorer), c'est l'étymologie et l'évolution de la langue : un sujet fort complexe. La lexicologie évolutive et la phonétique historique, j'ai découvert ça à partir de la 4e année de fac de lettres, et ce n'était pas du gâteau. J'imagine que ce n'est pas ça qu'on va demander à des collégiens. Alors de quoi s'agit-il ? apprendre les préfixes et suffixes latins et grecs (dys-, mys-, -crate, arachné, etc...) on le fait déjà il me semble.
L'enseignement du latin et du grec a énormément de finalités :
- permettre aux futurs spécialistes de se familiariser tôt avec ces langues
- acquérir une rigueur dans l'apprentissage et dans l'analyse (sans rigueur et sans par cœur, pas de latin... mais c'est aussi une matière très rigolote : "les racines de l'apprentissage sont amères, mais le fruit est délicieux" (Aristote))
- acquérir une aisance en grammaire
- acquérir une aisance lexicale
- développer et nourrir la curiosité et l'intelligence
- découvrir des textes et des histoires qui ont nourri toute notre civilisation, et comprendre les allusions d'écrivains qui, eux, connaissaient bien l'Antiquité.
- affirmer que notre civilisation n'oublie pas ses origines
- laisser ouvert l'accès à des quantités de textes qui ne sont pas (encore) traduits
Cette loi menace l'avenir du latin, du grec... et du français ! Elle menace notre culture commune, et ce, même si beaucoup n'en ont pas conscience. On ne peut pas tous être spécialistes de tout, mais je préfère une communauté riche de ses différences qu'une communauté pauvre, uniforme et ignorante.
Cordialement
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il y a 2 ans 6 mois #210 par felixou87
felixou87 a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Je suis latiniste et helléniste en terminale S.
Ce sont mes parents qui m’ont poussé à prendre le latin en 5e. Un choix que je n’ai pas regretté puisque j’ai décidé d’étudier, de ma propre initiative, le grec en 3e.
J’ai fais partie d’une classe « bilangue », ayant toujours apprécié les langues, et je suis fier d’avoir étudié ces deux langues anciennes.
Ces heures de cours m’ont beaucoup apporté sur le plan culturel (autant en civilisation qu'en culture littéraire), mais aussi en termes de construction personnelle. En effet, j’ai trouvé la traduction et l’analyse des textes quelque chose de très intéressant ; je peux aussi penser aux textes de Cicéron et Platon qui m’ont particulièrement plu et qui sont encore plein de sagesse malgré la distance temporelle qui nous en sépare. La rigueur et les procédés de traduction m’ont été utiles, même en d’autres matières.
Malgré mon orientation vers des études de médecine, l’étude du latin et du grec aura été quelque chose de marquant dans ma vie, et je peux remercier mes professeurs.
Cette réforme me fait vraiment de la peine : sur tous les plans, elle est absurde et inutile. En effet ces matières ne sont pas élitistes, il s’agit d’un investissement ouvert à tous. Ensuite, ce sont des matières précieuses qui ont beaucoup à nous apprendre aujourd’hui où notre bagage culturel semble s’amoindrir.
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il y a 2 ans 6 mois #254 par Frantz
Frantz a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Le latin m'a beaucoup apporté, dans les années collège et lycée. Sans lui, ma maîtrise - toute relative - du français en serait restée à des rudiments plus grossiers. Cela fait longtemps aujourd'hui, et il me souvient que les problèmes existaient déjà : je voulais également étudier le grec, mais le collège ne m'en donna pas la possibilité. Toutefois, quel bonheur d'être considéré "comme un grand" par sa professeure en ayant la possibilité de lire Cicéron, Virgile... dès l'âge de 13, 14 ans. Le latin a été la première matière à me "désinfantiliser", si je puis me permettre de "néologiser" ! Mes parents étaient artisan pour l'un, infirmière pour l'autre : en terme "d'héritiers" possédant de mystérieux "codes de reproduction", on fait mieux - même si j'avoue que mon père, ayant été éduqué chez les jésuites, me laissait à disposition Suétone, Horace, etc. Et quand bien même : supprimer cette option reviendra à inciter les familles aisées à embaucher des précepteurs privés pour leurs enfants.

Mon fils arrive à l'âge fatidique : j'ai déjà réservé pour lui un dictionnaire de latin. Et j'apprends que cette discipline, qui exige un minimum de rigueur, va être "fondue" dans des "EPI" vagues et mal définis, dotés d'heures faibles et prises, qui plus est, sur le temps d'enseignement du français ! J'apprends que le CAPES de lettres classiques est supprimé depuis deux ans. J'imagine que les agrégés, qui seuls vont rester en lice, enseigneront ces matières (désolé, je n'arrive pas à dire "contenu d'enseignement", un reliquat d'infâme culture bourgeoise, je suppose) dans les beaux lycées de centre-ville (en majorité). Mon gamin, il aura droit à quoi, lui ? Je n'ai pas les moyens de l'inscrire dans le privé (je viens de me renseigner). J'enrage.

Alors, moi, je veux bien, mais dans ce cas il faut rétablir la république censitaire. Avec pourquoi pas des comices tributes (pour savoir ce que c'est, faites un peu de latin), chacun selon sa fortune. Puisque mon gamin bénéficiera de moins de service public et de culture, je souhaite payer moins d'impôts, tant qu'à faire. Car, voyez-vous, eux n'ont pas suivi la même pente descendante depuis trois ans... Sans doute serai-je bien avisé d'en économiser un peu pour payer un précepteur à mon fils, à moins que je ne m'y remette sur mon temps libre - ce qui serait la meilleure solution.

Continuez le combat.

Fluctuat, etc, etc.
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il y a 2 ans 6 mois #312 par Lidal
Lidal a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Voici mon témoignage en tant qu'élève d'hypokhâgne.

J'ai commencé le latin en 5e et j'aimais beaucoup tant apprendre la construction de la langue qu'étudier la culture et la civilisation romaines. L'histoire romaine est passionnante, je me souviens notamment d'un exposé que j'ai du faire sur le Colisée, son cirque et ses combats de gladiateurs.
La culture antique, c'est aussi la mythologie et on a trop tendance à l'oublier. C'est également la naissance de la poésie, du théâtre, de la démocratie, des sciences, de l'histoire et de la philosophie. Ce sont toutes ces références, cette référence pour les écrivains de toute une époques et de toutes les époques ! Jusque dans les expressions courantes comme "c'est mon talon d'Achille".
J'ai arrêté le latin en 4e et ne l'ai recommencé que cette année, à mon entrée en 4e. Ayant fréquenté les latinistes de mon lycée en terminale, je ne peux pas dire que l'apprentissage de cette langue soit élitiste, ce serait un mensonge. De plus, ils ont tous obtenu une excellente note pour leur bac, quel qu'il fût, ce qui leur a été fort utile pour ne serait-ce que l'obtention du bout de papier.
En outre, personne ne les a obligés si ce n'est leurs parents, à prendre cette option. Ils avaient donc le CHOIX. En quoi est-ce élitiste de choisir une option plutôt qu'une autre ?
Aujourd'hui, je m'aperçois que le latin est bel et bien la racine de notre belle langue et, connaissant les bases de ce vénérable ancêtre, il m'est souvent plus facile de trouver le mot juste lorsque je veux exprimer mes idées, en m'aidant tout simplement de la construction des mots. De plus, mon apprentissage, même s'il n'a duré que deux ans pendant le collège, m'apporte certaines aisances cette année et je me prends à regretter les heures de latin que je n'ai pas eu. En effet, si en 5e il m'était simple d'apprendre déclinaisons et vocabulaire, à présent, même si je comprends mieux les structures, ma mémoire ne retient plus aussi facilement...
Bien sûr, vous allez me dire que je ne peux pas juger de ce qui est ou non élitiste étant donné sue je suis en hypokhâgne mais étant issu d'une classe longtemps restée au nombre de huit élèves maximum, tous enfants du petit village du coin, avec un père gendarme et une mère secrétaire passant son temps libre à regarder la télé ou sur Facebook, je ne pense pas avoir une vie si différente du français moyen. Et si je suis encore en hypokhâgne aujourd'hui, c'est parce que je me suis battue pour garder un semblant de niveau. Et mes deux pauvres petites années de latin au collège m'ont été d'une utilité que je ne leur aurait jamais soupçonnée !

Alors oui, il y a pénurie de professeurs de lettres classiques. Cependant, supprimer les heures de langues antiques à part entières ne va pas encourager les étudiants à choisir une voie qui les amènerait à enseigner quelque chose dont l'enseignement même n'est qu'un concept ! De plus, tous les professeurs ne sont pas spécialisés ou passionnés par ce domaine, en admettant qu'ils acceptent de consacrer un peu de temps de leurs précieux cours qu'ils ont CHOISIS, ne sera-ce pas à contre-cœur ? Est-ce que ce sera assez motivant pour les élèves dans de telles conditions ? Je ne pense pas.
Je tiens également à faire remarquer que certains professeurs ont déjà du mal à boucler leurs programmes et l'enseignement des langues et cultures anciennes risquent de subir dans la plupart des établissement le même sort que l'éducation civique intégrée aux heures d'histoire-géo : disparaître ou, au mieux, bâclé !
S'il faut se battre pour garder ces deux enseignements de langues, je me battrai. Je ne suis peut-être plus concernée par la réforme mais je pense à ceux et celles qui le sont. Je sais ce que ça fait de vouloir apprendre une langue et de se l'entendre refuser par manque de professeur. Je suis germaniste dans le sud de la France. Dès ma première année, on a voulu m'obliger à apprendre l'espagnol car le professeur d'allemand avait été renvoyé : pas assez rentable. Pendant mon année de terminale, il a suffit que le professeur parte à la retraite pour que ce soit la catastrophe : après avoir désespérément recherché un nouveau professeur, l'administration a jeté son dévolu sur une traductrice bavaroise à l'accent assez prononcé sachant à peine parler français. Jusqu'à ce qu'elle démissionne et que la recherche recommence. Cette année encore j'ai des cheveux blancs à me faire puisque mon professeur d'allemand est muté : la spécialité allemand ferme donc l'année prochaine ainsi que le cours d'allemand de tronc commun et, non seulement je n'aurai pas de choix pour ma spécialité l'année prochaine mais tous les germanistes ayant postulé pour venir faire une hypokhâgne verront leur dossier refusé sans savoir pourquoi. Je me suis battue, je me bats encore et s'il le faut, je me battrai aussi pour le latin ! Je dis "non" à la suppression de postes de professeur de lettres classiques, "non" à la suppression d'un cours désirés par certains élèves, quels qu'ils soient. Non à la disparition du grec et du latin ! Ne rendez pas leurs enseignements plus élitistes qu'ils ne le sont en dégoûtant la plupart des élèves par des cours rapides, survolés, par des professeurs qui ne l'ont pas choisi et qui donc ne sont pas plus intéressés que cela.

S'il y a un seul point positif à cette réforme, c'est sûrement ce grand ralliement à son encontre. Il ne s'agit pas de politique mais d'éducation. Certaines personnes de ma connaissance, très politisés, très opposés question politique, font cause commune contre cette réforme. Mais c'est sûrement le seul point positif.

Je suis latiniste, et fière de l'être, que d'autres puissent l'être aussi !

Vara, tibi Khagna, celebrat gloriam,
Splendidissimam, nequaquam a strassa destructam, parrapapam !
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il y a 2 ans 6 mois #340 par Laure BM
Laure BM a répondu au sujet : Témoignages d'anciens latinistes
Je voudrais simplement préciser que cela fait plusieurs décennies que l'adjectif "morte" a été remplacé par "ancienne".

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