Les LCA dans la réforme du lycée

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il y a 1 semaine 26 minutes #1744 par Loys
Loys a créé le sujet : Les LCA dans la réforme du lycée
 À retenir concernant les langues ancienne :
- En plus d'un...

14 février 2018

20180214 lycee

Les contours de la réforme du lycée sont rendus publics sur le site du MEN.

 À retenir concernant les langues ancienne :

- En plus d'un tronc commun auquel s'ajoutent des disciplines de spécialité (12h) pour un total de 28h en première et de 27h30 en terminale (+1h30 d'orientation), quatre enseignements facultatifs de 3h sont proposés en première (arts, LV3, EPS et LCA) avec un choix maximum possible.

- En terminale, quatre enseignements facultatifs supplémentaires peuvent être proposés (mathématiques experts, mathématiques complémentaires, droit et grand enjeux du monde contemporain) : les élèves peuvent suivre deux enseignements facultatifs.

- Les LCA ne font plus partie des épreuves terminales. Une évaluation sous forme d'"épreuve communes" d'une part, à partir d'une "banque nationale numérique de sujets" et avec des copies anonymisées et une harmonisation, et d'une "prise en compte des bulletins pour une part limitée de la note finale" (10%) d'autre part. AU total la part du contrôle continue s'élève à 40% pour l'obtention du baccalauréat.

* * *

Premières interrogations et premières remarques :

- Pas de mention du latin ou du grec ancien : LCA seulement. Cette appellation a-t-elle des conséquences sur la distinction entre les deux langues anciennes ?

- Un seul enseignement facultatif est possible en second et en première : quid des latinistes ou hellénistes inscrits en section européenne ? quid des latinistes et hellénistes ? Rappelons que la circulaire du 21 janvier 2018 précise : "on ménage également la possibilité d'étudier le latin ET le grec à quelque niveau que ce soit"

- En seconde, les langues anciennes n'auraient plus à subir la concurrence déloyale des enseignements d'exploration ?

- Plus d'oral de grec ancien ou de latin en épreuve terminale.

- Cette épreuve terminale portant en partie sur une œuvre au programme (concluant logiquement les trois années de lycée), quid de l'œuvre au programme ?

- Orales ou écrites, en première et terminale, si les épreuves de langues anciennes doivent rester anonymes, comment s'organiseront pratiquement les deux partiels en cours d'année de première (janvier et avril) et de terminale (décembre) ? Sur quel programme commun, sur quels critères d'évaluation, selon quelle coordination ? Il faut en effet se souvenir que, comme les élèves latinistes et hellénistes, les professeurs de lettres classiques sont peu nombreux dans chaque établissement...

- Une fois le dernier partiel passé en terminale (en décembre, propose le ministre!), quid de l'assiduité des élèves ?

- Les points au dessus de la moyenne des options de langues anciennes s'ajoutaient aux points des disciplines obligatoires et étaient multipliés par 3 pour la première langue ancienne : quid de la nouvelle évaluation ? quel coefficient dans le contrôle continu ?

- À quel pourcentage de la note finale pourra correspondre l'effort d'un enseignement facultatif suivi pendant trois ans ? Une première estimation (en postulant qu'une option compterait autant que les dix/neuf autres disciplines en première/terminale pour le contrôle continu, soit 40% de la note de l'examen) : le latin ajouterait près de 11% de temps d'étude pendant les trois années du lycée mais ne compterait que pour 4-3% des points (en faisant éventuellement baisser la moyenne des élèves). Actuellement, la première option de langue ancienne peut rapporter jusqu'à 5% des points en plus (soit environ un point au bac). Avec la réforme, elle n'apporterait plus rien par rapport à ceux qui se dispensent de cet effort (3h par semaine pendant trois ans) et pourrait donc faire perdre jusqu'à 4% des points. Quelle conclusion peuvent tirer les élèves d'un immense effort en plus qui peut leur faire perdre des points sans leur en faire gagner ?

- Si un enseignement facultatif peut être suivi seulement dans la dernière année de lycée, à quoi bon suivre un enseignement facultatif de latin ou de grec ancien pendant trois ans ?

 

 

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il y a 6 jours 20 heures - il y a 6 jours 20 heures #1745 par Loys
Loys a répondu au sujet : Les LCA dans la réforme du lycée
www.leparisien.fr/societe/reforme-du-bac...-02-2018-7557684.php

Le nombre de mentions décernées risque aussi de baisser fortement. Au bac 2017, plus de la moitié des bacheliers ont décroché leur collante avec « assez bien », « bien » ou « très bien ». Ils étaient dopés par les options facultatives, par exemple une troisième langue vivante, ou le latin, dont seuls les points au-dessus de la moyenne comptaient et s’ajoutaient aux barèmes obligatoires.

Selon le projet, qui était encore mardi soir soumis à d’ultimes arbitrages, les options choisies par les lycéens à partir de 2021 seront évaluées comme les autres matières dans le cadre d’un contrôle continu mené les deux dernières années du lycée, au cours de partiels. Ces sessions seront organisées dans les lycées, mais elles seront basées sur une banque de sujets et des critères de correction nationaux. Cette part de contrôle continu devrait compter pour 40 % de la note. Les 60 % restant reposeront sur les épreuves du bac français, et quatre matières finales en terminale.

«Diluer les notes des options»

« Ce nouveau mode de calcul va un peu diluer les notes des options et, assez mécaniquement, on peut penser que le nombre de mentions va être réduit », indique un fin connaisseur du dossier. Et d’ajouter : « C’est l’un des objectifs de la réforme : rendre les résultats du bac plus conformes à la réalité du niveau scolaire des élèves, sans pour autant assécher le taux de réussite global à l’examen. »

L’idée n’est pas pour déplaire à la principale fédération des parents d’élèves, la FCPE, qui jusqu’ici s’agaçait que le système « profite aux familles qui connaissent les rouages pour briller à l’examen », réagit sa présidente, Liliana Moyano.


Le nombre (par ailleurs très limité) de latinistes/hellénistes n'ayant guère varié ces dernières décennies au lycée, difficile de leur imputer l'explosion des mentions au bac. Les raisons sont ailleurs…

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