...qui condamnerait à une mort certaine l’enseignement au collège des disciplines du latin et du grec

En son état actuel, le projet de réforme du collège remplace les options latin et grec par un montage compliqué formé d’un EPI, « enseignement pratique interdisciplinaire », doublé d’un « enseignement complémentaire à l’EPI », qui lui-même, du point de vue des allocations de moyens, serait à prélever sur la dotation horaire mise à la disposition des établissements pour le travail en groupes à effectifs réduits.

7 avril 2015

Une démocratisation en trompe-l’œil

C'est l'histoire d'une improvisation en même temps qu'un bel exemple, depuis un mois, de communication ministérielle réussie.

Au cœur de la réforme du collège il y a les « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI). Ce sont des modalités de travail imposées aux enseignants et retranchées des horaires disciplinaires.

Comment a-t-on pu penser que le latin ou le grec ancien, des disciplines par elles-mêmes, pouvaient devenir de simples modalités de travail d’autres disciplines ?

Une incohérence de plus a été apportée par le projet, en ce qu’il met en concurrence le travail en groupes à effectifs réduits et l’enseignement de langues anciennes et régionales.

1er avril 2015

Le projet d’arrêté relatif à l’organisation des enseignements dans les classes de collège a été rendu public sur le site d’un syndicat.

Force est de constater que l’enseignement des langues anciennes, malgré les apparences rassurantes d’un horaire préservé, est plus que jamais en sursis.

30 mars 2015

Le projet de réforme du collège supprime les options latin et grec, totalement selon le projet initial, partiellement selon le compromis récemment proposé. Or, ce par quoi on prétend les remplacer, à savoir un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire), apparaît, même assorti d’un « enseignement de complément », radicalement inadéquat pour fonder un apprentissage véritable du latin et du grec, comme d’ailleurs de quelque discipline que ce soit.

25 mars 2015

Avec l'intervention de Najat Vallaud-Belkacem devant la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, le 24 mars 2014, la position du ministère sur les langues anciennes évolue encore un peu.

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