25 novembre 2015

De nombreux collègues de lettres classiques se voient actuellement sommés, dans le cadre de la mise en place de la réforme, de proposer des EPI LCA, voire de prendre toutes les classes de français d'un niveau pour inclure l'EPI LCA dans leur horaire de français, sous peine de ne pas permettre l'existence de l'enseignement de complément en latin ou en grec ancien. Il n'y a pourtant aucune nécessité à cela, contrairement aux affirmations de la DGESCO et de nombreux IPR dans les formations qui se déroulent actuellement.

Le texte de l'arrêté du 19 mai 2015 (article 7) est en effet le suivant :

Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet également, dans le cadre de son projet pédagogique, de proposer, pour les élèves volontaires, un enseignement de complément aux enseignements pratiques interdisciplinaires prévus à l'article 3, qui porte sur un enseignement de langues et cultures de l'Antiquité ou sur un enseignement de langue et culture régionales. Cet enseignement peut être suivi au cours des trois années du cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de deux heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième.

L'article 3 ne fait aucune mention de l'EPI LCA.

La subordonnée relative en rouge a pour sujet (du verbe "porte") le pronom relatif "qui" dont l'antécédent, nécessairement singulier, ne peut être que "un enseignement de complément" (et non "aux enseignements pratiques interdisicplinaires"). On peut donc en conclure que l'enseignement de complément peut compléter n'importe quel EPI.

Information à porter à la connaissance de tous !

Merci à l'acuité de Thalie et Dalva.

Loys Bonod