14 octobre 2015

20151014 circulaire

C’est une étrange circulaire du groupe lettres de l’Inspection générale de l’Education nationale, pour la mise en place des nouvelles modalités d’enseignement des langues anciennes dans la réforme du collège, que l’on peut télécharger sur le site de l’académie de Grenoble.

La circulaire se veut d’abord rassurante, notamment à propos de l’option finalement recréée. « Ces enseignements bénéficieront d’un programme » et « les professeurs de lettres classiques prennent en charge cet enseignement » : quelle chance !

Une chance pour les langues anciennes

D’ailleurs, la circulaire présente plus généralement la réforme comme une chance pour les langues anciennes : à propos des nouvelles options, leur mise en place « est rendue possible par la dotation supplémentaire accordée à l’établissement ». La circulaire oublie évidemment de préciser que cette « dotation supplémentaire » n’est pas spécifiquement prévue pour les langues anciennes mais que – au contraire – cette petite marge de trois heures était au départ seulement prévue pour dédoubler les classes en langues vivantes, en technologie et dans les sciences expérimentales (sans parler de l’accompagnement personnalisé et la co-intervention dans les EPI). Elle oublie également de préciser que l’horaire des options, jusqu’à divisé par deux, ne constitue qu’un plafond indicatif pour les établissements. En rassurant sur la possibilité de suivre l’enseignement de complément ou l’EPI LCA pendant trois ans, elle oublie encore de préciser que l’un et l’autre peuvent disparaître l’année suivante, selon la décision du conseil d’administration de chaque collège. Avec la réforme, aucune garantie de pouvoir continuer l’année suivante n’est plus offerte à chaque élève qui commence le latin...

On comprend enfin, l’enseignement de complément pouvant exister même si l’EPI LCA n’est proposé que sur un niveau, qu’un EPI LCA pluri-annuel, comme l’annonçait d’abord la DGESCO, n’est plus guère d’actualité : comment les élèves pourraient-ils, à raison de deux EPI par niveau, suivre six EPI sur trois ans si l’EPI LCA occupait lui-même trois niveaux ? Et, l’organisation concrète des EPI se précisant peu à peu, avec l’imposition des mêmes EPI à tous les élèves d’un même niveau, comment pourrait-on imposer l’EPI LCA tous les ans à tous les élèves ? Quelle horreur ! Voilà en effet qui ressemblerait à du « latin pour tous » !

Autre chance : celle de « permettre à davantage d’élèves de découvrir les langues anciennes » à travers l’EPI LCA est également à relativiser, d’abord parce que l’élèves n’auront pas la « liberté » (sic) de choisir des EPI décidés l’année précédente par le conseil d’administration de chaque établissement, ensuite parce que l’EPI ne peut être le lieu d’un enseignement des langues anciennes (voir plus loin), mais surtout parce que cet enseignement de complément commence… en même temps que l'EPI LCA ! Mais peu importe : l’IGEN apporte cette information nouvelle, qui montre bien toute la dimension pédagogique de cette réforme :

« Un élève qui souhaiterait commencer le latin ou le grec en classe de 4ème ou de 3ème est autorisé à le faire. »

Aux professeurs donc de s’arranger avec des groupes de niveaux totalement différents, certains élèves pouvant commencer deux ans après les autres... Ce léger inconvénient devient même une vertu puisqu’il « implique que le professeur travaille à une différenciation de son enseignement. » Même dans les EPI, la circulaire envisage « des groupes à plusieurs niveaux qui nécessiteront la mise en œuvre d’une pédagogie différenciée. »

Une opportune confusion

Mais le plus grave est que le groupe lettres de l’IGEN ne semble pas avoir compris le principe de fonctionnement même des EPI.

« Comme tous les autres EPI, l’EPI LCA doit prendre appui sur les programmes disciplinaires : celui des enseignements de complément latin et grec, celui de français, mais également les langues vivantes, les arts plastiques […] »

Or les EPI, dont l’horaire est prélevé sur les enseignements obligatoires, doivent traiter le programme des enseignements obligatoires… dont le latin et le grec ne font aucunement partie ! Le « programme disciplinaire » ici évoqué est celui… d’options ! Redisons-le : il est impossible d’enseigner les langues latines ou grecques sur des heures de français, de langues vivantes, d’arts plastiques etc.

C’est comme si l'IGEN ne comprenait pas elle-même le monstre qui a été créé par cette réforme !

Même confusion, peut-être à dessein :

« Les professeurs de lettres classiques ainsi que les professeurs d’autres disciplines ont vocation à être mobilisés pour cet enseignement. Pour exemple, dans le cadre d’un EPI qui durerait deux heures par semaine, le professeur de lettres classiques peut prendre en charge une des deux heures, quand le professeur de l’autre discipline prend en charge la seconde. »

Ce n’est pas en tant que professeur de latin ou de grec ancien que le professeur de « lettres classiques » participera à l’EPI LCA, mais en tant que professeur de français de la classe : il devra donc consacrer à l’enseignement du latin une partie de son horaire… de français !

Il est vrai que les nouveaux programmes de français proposent des EPI en interdisciplinarité avec l'histoire ou... avec les langues anciennes. Le président du Conseil supérieur des programmes, interrogé sur cette aberration, n'a d'ailleurs pas manqué d'être embarrassé.

Mais au fond qu’importe ces aberrations pédagogiques ou ces contorsions linguistiques pour faire croire que l’enseignement des langues anciennes sera perpétué : il ne s’agit plus que de faire semblant pendant quelques années encore.

Loys Bonod



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Loys a répondu au sujet : #796 il y a 2 ans 5 jours
Complément

Un courrier envoyé par un inspecteur de lettres aux enseignants d'une certaine académie. Extrait :

Quatre petites remarques :
- les LCA sont la SEULE option conservée dans le futur collège ;
- la dotation horaire des établissements sera maintenue au moins à l'identique. Le passage de 8h à 5h place donc les LCA dans une situation plus favorable qu'aujourd'hui en ce qui concerne l'argument des heures allouées;
- tous les IA-IPR référents qui suivent les collèges, ainsi que les formateurs, ont été sensibilisés à cette question ;
- pratiquer la politique de "la terre brûlée" en refusant de créer un EPI LCA et donc un enseignement de complément se fera au détriment des élèves, des enseignants et de la matière.
En vous proposant rapidement des exemples d'EPI et d'organisation, nous oeuvrons dans le sens inverse : pour que l’enseignement des LCA, en touchant de nombreux élèves, ne soit plus considéré comme à la marge dans un établissement scolaire mais pleinement intégré à l'ensemble des disciplines.

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Loys a répondu au sujet : #797 il y a 2 ans 5 jours

Le passage de 8h à 5h place donc les LCA dans une situation plus favorable qu'aujourd'hui en ce qui concerne l'argument des heures allouées;

Je cherche encore...
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Anonymes a répondu au sujet : #798 il y a 2 ans 5 jours
Je pense comme Loys qu'il faut, quoi qu'il nous en coûte, accepter de monter des EPI LCA : nous ne sommes pas à égalité avec les collègues à ce sujet. Il s'agit de sauver ce qui peut rester d'une discipline. En effet, si elle disparaît totalement, faute de professeurs impliqués dans les EPI qui conditionnent les enseignements complémentaires, elle ne renaîtra pas; de nombreux professeurs auront abandonné, certains auront perdu leur poste. Qui plus est, le MEN aura réussi à nous faire disparaître sans effort, et aura beau jeu de proclamer notre responsabilité. Si au contraire on la maintient en vie autant qu'on peut, alors peut-être sera-t-il possible d'obtenir par la suite des réaménagements.
Et au nom de quoi priverions-nous des élèves motivés d'un accès, même minime (voire minimaliste) à ce que nous considérons comme une richesse incomparable?
Cela ne doit pas nous empêcher de poursuivre notre action par ailleurs: nous pourrions tous profiter des vacances pour préparer des courriers à envoyer, à la rentrée, au MEN et à l'Elysée, pour exposer nos raisons, et en envoyer copie aux médias (par mail pour le faire en série), afin qu'ils sachent que nous ne renonçons pas.
Ou bien (ce n'est d'ailleurs pas contradictoire) poursuivre de façon massive l'information en direction des parents. Même les FCPE locales (internes aux établissements) sont, me semble-t-il d'après ce que nous disent les parents d'anciens élèves, de plus en plus nombreuses à s'inquiéter des conséquences de la réforme. Je pense que nous pouvons agir auprès des parents de nos établissements, mais aussi écrire de façon systématique aux fédérations de parents d'élèves afin de leur montrer, concrètement, ce qui va se passer (y compris en termes de changements d'emploi du temps en cours d'année selon l'organisation retenue par le collège).
Même s'ils ne réagissent pas de manière visible, les parents qui s'interrogent seront de plus en plus nombreux. Et ils poseront des questions lors des CA, ou auprès de leur fédération. Je ne crois pas à un effet immédiat, encore moins à un effet massif, mais je suis convaincue que cela finira par être efficace.
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Loys a répondu au sujet : #880 il y a 1 an 11 mois

L'IGEN écrit: « les professeurs de lettres classiques prennent en charge cet enseignement »


On pouvait comprendre que ce serait le cas... avec un collègue d'une autre discipine. Mais rapporté sur un forum d'enseignants :

J'ai suivi l'université d'automne à Paris sur la réforme, et il n'y a pas de doute: vous ne pourrez avoir l'enseignement complémentaire langues antiques qu'à la condition que les élèves suivent l'EPI cultures de l’antiquité. D'où la solution qui semble adoptée dans plusieurs collèges de proposer cet EPI à tous les élèves en 5ème.

[...] Enfin, il nous a bien été précisé qu'un seul enseignant pouvait porter l'interdisciplinarité sur un EPI: l'essentiel est d'aborder un sujet en convoquant plusieurs champs disciplinaires, pour aboutir à une production (exposé, etc.). Vous pourrez donc éventuellement construire seule votre EPI.


C'est aussi ce qu'évoquait fin septembre le président du CSP :


Pas de réponse à cette dernière question, mais "l'université d'automne" à Paris semble confirmer cette reconnaissance tardive du caractère interdisciplinaire de l'enseignement du latin et du grec ancien...

Mais un EPI assuré par un seul professeur, c'est tout à fait contraire à l'esprit des EPI : l'ensemble de l'horaire serait pris à une seule discipline. Et cela contredit la circulaire d'application : "Les enseignements de complément de latin et de grec sont pris en charge par les professeurs de lettres classiques, qui ont en outre vocation, avec les professeurs d'autres disciplines, à être mobilisés pour la prise en charge de l'enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l'Antiquité »."

Du reste, si le professeur de lettres classiques doit "prendre en charge" cet EPI, il doit également prendre en charge toutes les classes de français du niveau, ce qui est impossible sauf à ce qu'il y ait trois classes ou moins par niveau, à ce qu'il y ait plusieurs professeurs de lettres classiques ou que l'EPI LCA pris sur le français soit assuré par un professeur différent (ce n'est plus un EPI assuré par un professeur seul en ce cas). Évidemment, dans les deux premiers cas, la répartition de service est simplifié : un même niveau est assuré par le ou les professeurs de LC.

Autre possibilité : l'EPI LCA serait partagé entre le professeur de français et, sur un horaire complémentaire pris sur la marge établissement (dans le cadre de la co-intervention), le professeur de lettres classiques. La marge serait encore réduite par le latin. Et les élèves auraient de facto un horaire supplémentaire dans leur emploi du temps.

Autre problème si l'on suit cette circulaire : sur un même horaire il faudrait donc traiter le programme de français et "celui des enseignements de complément latin et grec" !
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Loys a répondu au sujet : #883 il y a 1 an 11 mois
Rapporté par une autre collègue, ce courrier d'un IPR aux chefs d'établissement dans l'académie de Poitiers :

1. Les textes et leurs conséquences

a. L’enseignement de complément
Cet enseignement ne peut être ouvert que si un EPI LCA est prévu, sur n’importe quelle année du cycle 4. Les élèves qui voudraient s’y inscrire doivent suivre l’EPI (conséquence : il faut donc bien leur en laisser la possibilité, si l’on décide d’ouvrir cet enseignement de complément). L’enseignement de complément peut aller jusqu’à 1h/2h/2h ; ce qui signifie qu’il peut aussi être organisé sur moins d’heures, en fonction des effectifs des élèves. En théorie, un élève peut s’y inscrire n’importe quand – c’est-à-dire y entrer en cours de cycle – et en sortir aussi n’importe quand. Il nous paraît cependant sage de parler là d’un engagement moral des élèves : on s’y inscrit pour la durée du cycle. Cet enseignement de complément sera doté d’un programme, à paraître.

b. L’EPI

Il peut être ouvert sur la durée que l’on veut = aussi bien une seule année sur une durée qui peut être courte que durant tout le cycle avec 1h/semaine. Les EPI concourent à l’enseignement des programmes des disciplines du tronc commun sur lesquelles ils s’appuient : or les LCA ne sont pas une discipline du tronc commun. Si l’EPI s’appuie donc sur un professeur de lettres classiques et un professeur d’une autre discipline, on imagine que les disciplines du tronc commun seront le français et une autre discipline. L’EPI doit donc concourir au programme de lettres (et non de latin) : c’est dire qu’on y travaillera l’histoire de la langue (qu’il s’agisse d’activités lexicales liées à l’étymologie ou d’activités grammaticales liées à la morphologie) et les liens avec des entrées littéraires, l’histoire des arts, etc. C’est dire aussi que l’EPI ne peut pas être ouvert avec un couple lettres classiques / lettres modernes, puisque ce serait alors deux fois le français (et non le latin et le français) qui serait sollicité.

2. Suggestions de mise en œuvre

a. S’il y a un professeur de lettres classiques = si l’on veut ouvrir l’enseignement de complément

Il est nécessaire d’ouvrir l’EPI. Nous suggérons qu’il soit ouvert en 5e pour tous les élèves, à raison d’une heure/semaine, et afin que le coût ne soit pas excessif, il n’est pas indispensable qu’il soit ouvert sur les trois années du cycle 4. On peut par exemple imaginer une organisation EPI d’une heure pour tous en 5e, puis EdC pour certains à raison de 2h/4e et 2h/3e pour les élèves volontaires. On peut faire plus quand les effectifs sont importants, ou moins dans le cas contraire.

b. S’il n’y a pas de professeur de LC
Afin que tous les élèves soient sensibilisés à cet enseignement – et puissent par conséquent le choisir plus tard, au lycée, s’ils le désirent – nous suggérons que l’EPI soit ouvert, au moins sur l’une des années du cycle 4, et quel qu’en soit l’horaire. Dans la mesure où l’EPI concourt au programme des disciplines du tronc commun (et non du latin), le fait que l’enseignant ne soit pas de lettres classiques n’est pas un problème, et de nombreux enseignants de lettres modernes se porteront probablement volontaires. Et l’EPI pourrait même être pris en charge sans le concours des professeurs de lettres."

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Loys a répondu au sujet : #886 il y a 1 an 11 mois

IPR de Poitiers écrit: Et l’EPI pourrait même être pris en charge sans le concours des professeurs de lettres."

C'est donc donc le discours rigoureusement inverse de celui tenu à Paris...

il n’est pas indispensable qu’il soit ouvert sur les trois années du cycle 4. On peut par exemple imaginer une organisation EPI d’une heure pour tous en 5e, puis EdC pour certains à raison de 2h/4e et 2h/3e pour les élèves volontaires. On peut faire plus quand les effectifs sont importants, ou moins dans le cas contraire.

Au moins c'est clair : les horaires n'ont rien à voir avec la moindre préoccupation pédagogique.

Ajoutons qu'en 5e, l'heure d'EC ne semble plus exister à Poitiers...
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Loys a répondu au sujet : #887 il y a 1 an 11 mois
Académie de Marseille :

La Réforme du Collège qui entrera en application à la rentrée 2016 entraîne d’importants changements pour ce qui concerne les Langues et Cultures de l’Antiquité. Nous souhaitons à cette occasion vous rencontrer afin de réfléchir ensemble aux conséquences de cette réforme pour l’enseignement des Langues anciennes et nous informer sur les difficultés que vous pourriez connaître ainsi que sur les projets que vous êtes en train de construire. Nous pourrons ainsi mutualiser les propositions d’EPI et examiner les conditions de mise en place des Enseignements de Complément. Nous pourrons aussi voir avec les collègues en charge des Langues et Cultures de la Méditerranée les perspectives pour la continuation de ce dispositif. Nous en sommes tous conscients, le moment est crucial pour l’avenir des Langues et Cultures de l’Antiquité. Nous vous invitons donc à ce temps de rencontre, d’échanges et de réflexion et nous espérons pouvoir compter sur votre présence. Nous avons fait le choix de
trois regroupements en fonction des différents bassins de l’Académie. Un Ordre de Mission vous sera délivré à votre demande par votre Chef d’Etablissement mais sans défraiement des frais de transport. Vous avez la possibilité de choisir le regroupement qui vous convient le mieux.


Leur vision de l'EPI est radicalement opposée à ce qui est rapporté ici www.neoprofs.org/t93941p260-consideratio...-du-latin-au-college
par laMiss.
Ils seraient favorables à une mise en place de l'EPI LCA en cinquième en début d'année (avec plusieurs modalités pour la mise en place de l'enseignement complémentaire) avec si possible un travail conjoint entre le professeur de lettres modernes qui feraient l'EPI sur ses heures de cours et le professeur de lettres classiques qui le feraient sur un créneau dédié plus restreint (=sans doute pris sur la marge d'autonomie, c'est là que je suis dubitative sur la faisabilité de cette suggestion) . Pour cela , ils pensent qu'il faut que le professeur de français de cinquième ne soit pas le professeur de lettres classiques (sinon l'EPI pourrait ne pas être validé).
Ils insistent sur l'appellation de l'EPI: langueS et cultureS de l'antiquité. Il s'agirait essentiellement de travailler des textes latins et grecs en lien avec les textes étudiés en français. Faire travailler les deux collègues de lettres éviterait l'écueil du LCA qui se transformerait en civilisation antique et non langues et cultures de l'antiquité s'il était confié à une autre discipline. Ils ne refusent pas que l'EPI soit confié à d'autres disciplines si le collègue a une solide formation en langues anciennes.
L'EPI doit rester strictement disciplinaire.
Ils sont, comme nous, scandalisés par les EPi gadgets qui sont donnés en exemple. La réalisation concrète doit rester de l'ordre de nos disciplines ( mise en voix, en scène, production de textes, reportage numérique... ce que nous faisons déjà , plus ou moins, mais pas forcément sous forme de projet final).

Nous pouvons en plus intervenir dans le cadre des EPI sur les autres niveaux et même dans les autres thématiques.

Ils proposent également d'investir les AP en sixième pour proposer une initiation au latin avec un travail sur la langue.

Ils semblent craindre comme nous que les établissements produisent des cases vides en procédant à l'envers: création des EPi en fonction des postes à sauver, d'une mode telle les îlots et la co-animation sans véritable projet en amont...


Ils comprennent que nous sommes contre la réforme et en gros, ils veulent qu'on prenne aux mots les affirmations officielles qui disent que la réforme a pour but de faire en sorte que les LCA touchent le plus grand nombre possible d'élèves. Cela doit nous servir d'argument pour défendre les langues anciennes dans nos établissements.

Ils annoncent que les programmes (indispensables) devraient sortir en janvier.

En ce qui concerne , le lien EPI LCA et enseignement complémentaire : ils pensent que notre interprétation qui lit à la lettre le décret n'est pas la lecture officielle ; bref que nous ne pourrons arguer de l'erreur syntaxique pour faire l'EC sans EPI LCA. A contrario, l'absence d'EPI LCA ne peut suffire pour refuser l'enseignement de complément dans la mesure où il suffit qu'au cours de l'année nous fassions un projet transdisciplinaire en l'étiquetant EPI pour que celui-ci existe.

ils sont défavorables à la proposition de certains de nos CE de ne commencer l'EC qu'en quatrième.

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Loys a répondu au sujet : #900 il y a 1 an 10 mois
Académie de Rouen : ce document (peu lisible) envoyé par les IPR aux professeurs de lettres classiques ; www.neoprofs.org/download.forum?id=4732

Extraits :

EPI LCA « Les élèves sont libres de leurs choix dans un degré laissé à l’appréciation du collège »

« L’élève latiniste et/ou helléniste suivra donc deux EPI de plus que l’élève non latiniste et/ou helléniste. »

Un EPI LCA pour les seuls latinistes > mise en place ? Classe latinistes ?

« L’enseignement dans l’E.P.I. est assuré par les professeurs des disciplines et les professeurs de Lettres Classiques »
« Un EPI en début de cinquième qui associe langue et culture pour susciter l’envie de suivre l’enseignement de complément. »

« Un exemple : que recherche un athlète quand il pratique le saut en longueur ? Le saut en longueur
o LCA : l’athlète antique, les concours
o E.P.S. : les gestes, l’athlète contemporain
o Education musicale : le rythme de la course et l’aulos »

« Un exemple court
La Maison Carrée (Ier siècle) de Nîmes
o LCA : un temple romain, le culte impérial
o Histoire des arts : l’architecture antique, la notion de patrimoine
o Français : le vocabulaire de la géométrie (carré, rectangle) ou « Imaginer des mondes nouveaux »,
Prosper MERIMEE et la sauvegarde des monuments »

« Les dangers
- l’effet de saupoudrage
versus la progression des apprentissages
- Le tout « civilisationnel » versus la fréquentation de la culture et de la langue
Les occasions
- Lier l’Antiquité aux mondes modernes, de l ’Antiquité à aujourd’hui
- Disposer de la liberté du projet dans le cadre de celui de [?] »

Danger de "saupoudrage ! Mais non, voyons !

De toute façon, le saupoudrage est officiellement assumé par la ministre !

« Les professeurs de Lettres Classiques interviennent dans les E.P.I. et les enseignements de complément. Dans les premiers, tous les professeurs peuvent intervenir et le professeur de Lettres Classiques est l’expert de référence. Dans les seconds, il intervient seul. N.B : cette différence ne signifie pas qu’il faille séparer l’apprentissage de la langue latine (ou de la langue grecque) et celui de la culture latine (et grecque). Dans ses deux formes, E.P.I. et E.d.C., l’enseignement est conjoint comme le souligne l’appellation « Langues et Cultures de l’Antiquité », adoptée en 2007 et maintenue dans les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (B.O.E.N 13 septembre 2007 ; B.O.E.N. 27 août 2009 ; rapport n° 2011/098 de l’Inspection Générale p.17).

Un "expert de référence" dont la place est bien mystérieuse dans un EPI où l'expertise semble assez secondaire. Quant à ne pas séparer langue et culture, c'est contraire à ce qui a été préconisé par la DGESCO et impossible à mettre en place puisque la langue latine n'est pas dans les programmes des disciplines qui contribuent aux EPI.
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Loys a répondu au sujet : #903 il y a 1 an 10 mois
Rapporté par un autre collègue en Bretagne :

L'EPI LCA est à faire en 5ème et comme il n'y a de convergence avec les programmes d'aucune autre discipline ce sera au professeur de lettres classiques de l'assurer, avec un enseignant d'une autre discipline mais laquelle? Mystère. Corollaire: les professeurs de lettres classiques devront enseigner le français en 5ème.

Il était de toute façon très clair que la solution à privilégier, c'est l'arrêt pur et simple du latin. Le latiniste est un élève issu des CSP favorisées, à qui le contribuable paie des heures en plus. Le latin est réservé à un petit nombre de privilégiés. Et à cause de l'enseignement de complément le latin prendra des heures aux autres disciplines. Ce sont les mots de l'inspectrice. Inspectrice de lettres classiques si j'ai bien compris! (inspectrice qui était le gros point noir de cette journée, elle parlait, parlait pour ne rien dire et ne pas répondre aux questions, insupportable. Connue pour ça apparemment)

Je lui ai dit que son discours était inadmissible, que son point de vue comptable était irrecevable, que le latin était ouvert à tous et réservé à personne, elle m'a répondu que dans les faits ça l'était (elle n'a pas tort, mais à qui la faute? lui ai-je dis en pointant les CDE et le manque de moyens) et elle a rajouté un argument: la pénurie d'enseignants en lettres classiques. J'ai été soutenu mais j'ai également entendu des collègues se prononcer pour la suppression du latin pour ne pas "perdre" des heures de marge.

À vue d’œil je dirais que plus de la moitié des profs présents étaient contre la réforme, les problèmes ont été pointés (et de nouveaux sont apparus) et aucune réponse satisfaisante n'a été apportée.

Et voir une inspectrice de lettres classiques prôner la mort de sa discipline a été le pompon de cette journée affligeante quant au fond même si sur la forme les échanges sont restés (presque toujours) courtois.

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Loys a répondu au sujet : #904 il y a 1 an 10 mois

L'IPR qui a présenté la réforme a dit que les EPI pouvaient être courts,très courts...
Auquel cas l'histoire de 5ème serait prête à passer quelques heures liées aux Romains ou à la civilisation gréco-romaine.
Ou au moins prête à faire semblant.

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Loys a répondu au sujet : #915 il y a 1 an 10 mois
Cujus regio, ejus religio.

Ce serait un doc des IA et IPR de lettres au CDE, du 9 novembre 2015.
- "L'EPI doit concourir au programme de lettres, et non de latin", il détaille ce qu'on y travaillera.
- Il est précisé qu'il ne faut pas un couple lettre moderne/lettre classique car cela reviendrait à travailler deux fois le français.
- Il suggère 1h d'EPI pour tous les 5e, puis après 2h sur les autres niveaux pour les volontaires, mais "on peut faire plus quand les effectifs sont importants, ou moins dans le cas contraire"
- "Le fait que l'enseignant ne soit pas de lettres classiques n'est pas un problème, et de nombreux enseignants de lettres modernes se porteront volontaires. Et l'Epi pourra même être pris en charge dans le concours des professeurs de lettres"

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Loys a répondu au sujet : #916 il y a 1 an 10 mois

2. François Martin président de la CNARELA :

"La réunion pour les programmes au CSP prévue initialement le 17 novembre aura lieu le 3 décembre. Nous avons bien entendu demandé des projets de programmes mais on nous a répondu qu'il n'y aurait rien de remis avant la réunion du 3 décembre.

Je vous fais part d'une partie du message du président du CSP, Michel Lussault :

" Le Conseil travaille en réponse à la saisine de la ministre, dont vous connaissez les termes ; celle-ci pose le cadre de l'enseignement des LCA au collège :

- Des éléments relatifs aux langues et cultures de l'Antiquité sont déjà présents pour tous les élèves dans les programmes des cycles 3 et 4, particulièrement en français, en histoire ou encore en histoire des arts. Ces programmes seront publiés officiellement dans les prochains jours.
- L'EPI LCA doit permettre aux élèves "d'enrichir leurs approches linguistiques et culturelles". Le programme du cycle 4 contient déjà des pistes pour cet EPI,qui n'ont aucun caractère prescriptif ; la programmation des EPI relève en effet de l'autonomie des établissements et des équipes.
- L'enseignement de complément LCA, qui s'adresse aux élèves volontaires, est dédié "à une étude plus approfondie de la langue et des textes", à raison de 1h hebdomadaire en 5ème, et 2 heures en 4ème et en 3ème.
C'est donc sur la programmation de cet enseignement de complément LCA, en relation avec les contenus des enseignements de tronc commun et les EPI, que porteront les échanges du 3 décembre prochain. Le Conseil présentera aux participants les principales orientations de sa réflexion et de ses travaux en cours sur le programme de cet enseignement."


Vous pouvez constater que les EPI, dont la structure même est très difficile à mettre en place, tellement changeante d'un établissement à l'autre, ne permet pas de proposer un enseignement présentant un minimum de cohérence avec un programme défini, comme nous le dénonçons depuis le début.

3. APCELA :

Le recteur de l’académie de Poitiers a reçu tout à l’heure une délégation de l’APCELA, de l’APLAES, de Rallye Latin et de Sauver Les lettres. Nous vous en transmettrons un compte rendu d’ici quelque temps, mais nous prenons l’initiative de vous apporter quelques éléments qui peuvent donner une idée de la démarche du rectorat.
Un discours rhétorique, traditionnel, bienveillant, moqueur, et qui met en cause les langues anciennes et leurs enseignants (clichés habituels : vieilleries, élitistes, des heures sur les déclinaisons, « montez des EPI de lutte gréco-romaine », etc).

En pièce jointe le courrier qu’un IPR de lettres, qui a en charge les LA, a envoyé aux chefs d’établissement, après avoir été relu par le recteur. Nous l’avons contesté, en nous appuyant sur l’audience au ministère des associations en juillet. Nous avons indiqué la contradiction entre le propos de la DGESCO et celui du cabinet de la ministre. Ça semble les avoir déstabilisés (c’est la seul chose qui l’a fait), d’autant qu’ils nous ont confirmé que la version du cabinet l’emporte bien sur celle de la DGESCO. La semaine prochaine il y a une réunion des IPR avec l’inspection générale, nous a indiqué l’IPR de lettres : il demandera la confirmation de ce que nous lui avons indiqué. Pour vérifier la position de la ministre, et si les horaires de l’EdC sont assurés, et ne pourront être modulés selon les désirs et besoins des chefs d’établissement. Il devrait nous apporter réponse.
À la fin de l’audience, l’IPR nous a confirmé que la réforme permettrait ensuite de placer les enseignements de LA en collège ds la situation du lycée, où la plupart des sections ne respectent pas les horaires officiels : en un mot, les 1h/2h/2h, c’est du baratin.


Les inspecteurs d'académie , Inspecteurs pédagogiques régionaux Lettres

à
Mesdames , messieurs les chefs d'établissement
des colléges du secteur public et privé


Poitiers, le 9 novembre 2015

1. Les textes et leurs conséquences
a. L'enseignement de complément
Cet enseignement ne peut être ouvert que si un EPI LCA est prévu, sur n'importe quelle année du cycle 4. Les élèves qui voudraient s'y inscrire doivent suivre l'EPI (conséquence : il faut donc bien leur en laisser la possibilité, si l'on décide d'ouvrir cet enseignement de complément ).
L'enseignement de complément peut aller jusqu'à 1h/2h/2h ; ce qui signifie qu'il peut aussi être organisé sur moins d'heures, en fonction des effectifs des élèves.
En théorie, un élève peut s'y inscrire n'importe quand - c'est-à-dire y entrer en cours de cycle - et en sortir aussi n'importe quand. Il nous paraît cependant sage de parler là d'un engagement moral des élèves : on s'y inscrit pour la durée du cycle .
Cet enseignement de complément sera doté d'un programme, à paraître.

b. L'EPI
Il peut être ouvert sur la durée que l'on veut= aussi bien une seule année sur une durée qui peut être courte que durant tout le cycle avec 1h/semaine.
Les EPI concourent à l'enseignement des programmes des disciplines du tronc commun sur lesquelles ils s'appuient : or les LCA ne sont pas une discipline du tronc commun. Si l'EPI s'appuie donc sur un professeur de lettres classiques et un professeur d'une autre discipline, on imagine que les disciplines du tronc commun seront le français et une autre discipline . L'EPI doit donc concourir au programme de lettres (et non de latin) : c'est dire qu'on y travaillera l'histoire de la langue (qu'il s'agisse d'activités lexicales liées à l'étymologie ou d'activités grammaticales liées à la morphologie) et les liens avec des entrées littéraires, l'histoire des arts, etc. C'est dire aussi que l'EPI ne peut pas être ouvert avec un couple lettres classiques I lettres modernes , puisque ce serait alors deux fois le français (et non le latin et le français) qui serait sollicité.

2. Suggestions de mise en œuvre
a. S'il y a un professeur de lettres classiques = si l'on veut ouvrir l'enseignement de complément
Il est nécessaire d'ouvrir l'EPI. Nous suggérons qu'il soit ouvert en 5e pour tous les élèves, à raison d'une heure/semaine, et afin que le coût ne soit pas excessif, il n'est pas indispensable qu'il soit ouvert sur les trois années du cycle 4. On peut par exemple imaginer une organisation EPI d'une heure pour tous en 5e, puis EdC pour certains à raison de 2h/4e et 2h/3e pour les élèves volontaires . On peut faire plus quand les effectifs sont importants, ou moins dans le cas contraire .
b. S'il n'y a pas de professeur de LC
Afin que tous les élèves soient ·sensibilisés à cet enseignement - et puissent par conséquent le choisir plus tard, au lycée, s'ils le désirent - nous suggérons que l'EPI soit ouvert, au moins sur l'une des années du cycle 4, et quel qu'en soit l'horaire. Dans la mesure où l'EPI concourt au programme des disciplines du tronc commun (et non du latin), le fait que l'enseignant ne soit pas de lettres classiques n'est pas un problème, et de nombreux enseignants de lettres modernes se porteront probablement volontaires. Et l'EPI pourrait même être pris en charge sans le concours des professeurs de lettres.

Olivier HIMY

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Loys a répondu au sujet : #991 il y a 1 an 9 mois
Nouveaux documents pour la mise en place :

Pour les établissements

Pour les professeurs
Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1021 il y a 1 an 8 mois

IPR à réforme #college2016 : les collègues de LCA devront être des coordonnateurs.


Surtout s'il n'y en a plus dans les collèges...


Ce message contient des informations confidentielles
Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1038 il y a 1 an 7 mois
Journée de formation aux nouveaux programmes, avec deux IPR de lettres :

EPI LCA

Il peut être pris en charge par n'importe quel prof.
Ce n'est pas un enseignement linguistique. Pour l'IPR, il semble que le "L" de LCA ne correspond pas à "langue", mais à "latin" au sens de culture, civilisation...
Il y a obligation de faire un EPI LCA pour avoir l'enseignement de complément. A ma remarque que des académies acceptaient l'EC sans EPI LCA (mais je ne me souvenais pas desquelles), il a été fait référence au "texte de loi".
L'EPI LCA "n'est pas forcément ambitieux".

Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1040 il y a 1 an 7 mois
Nouveau développement à Rouen, à la suite d'une réunion de bassin d'éducation et de formation (BEF) organisée par l'IPR de lettres chargée des LC dans l'académie.

« Les langues anciennes ne sont plus une discipline. »
Elles sont une thématique et seront mises en œuvre dans les EPI, AP et EC.
Ce n'est pas une discipline mais elle a curieusement un programme.

L'EPI peut être mis en place à n'importe quel niveau, même sur les 3 ans.
La plupart des établissements proposent des EPI LCA en 5e.
Présenter le latin aux élèves de 6e comme avant.
L'EPI est un « attrape élèves » pour l'EC.
Tous les élèves suivent l'EPI.

Possibilité de suivre ou pas l'EC.
Les textes prévoient qu'un élève peut commencer et arrêter à tout moment.
Possibilité d'arrêter l'EC en cours de cursus mais pas en cours d'année scolaire.
« Un élève qui débute est un élève qui continue sauf accident particulier. »
« Tout élève qui s'inscrit en 5e s'engage à suivre l'EC sauf cas particulier (vu avec le conseil de classe). »

EPI LCA pas forcément fait par un professeur de langues anciennes ni même par un professeur de lettres.
L'EPI peut être fait à n'importe quel moment de l'année.

Dans l'EPI, on doit faire de la langue, pas seulement de la civilisation ou de l'étymologie.
Le professeur de LC peut intervenir en temps qu'expert.
Durée d'un EPI : minimum 6h mais pas trop long.
Langue dans l'EPI : pas d'apprentissage de déclinaison mais décryptage d’inscriptions, étymologie.
Possibilité de ne fonctionner qu'avec le français, pour un an.

Les élèves peuvent commencer le grec en 3e.
Bilinguisme mis en valeur dans les programmes : mais danger de la dilution du grec dans le latin.
Possibilité de faire latin et grec en 3e.
Les langues anciennes sont dérogatoires pour les 26h hebdomadaires.

Propositions d'EPI sur le site des lettres de Montpellier :
autour du nombre d'or 1h de LCA + 1h de maths → mauvais exemple car les LCA ne sont pas une discipline
disciplines.ac-montpellier.fr/lettres/propositions-epi-en-lca

Qu'est-ce qu'un bon EPI ?
pas fait par le professeur de langues anciennes
interdisciplinaire
contenant de la langue et de la civilisation
donnant envie de découvrir l'Antiquité
ni trop court (pas moins de 6h) ni trop long
réalisation concrète : par exemple, maquette, statuette, pavement, armure...


"Qu'est-ce qu'un bon EPI ? pas fait par le professeur de langues anciennes" : il y a trois mois, dans la même académie, on disait à peu près le contraire (voir plus haut).

L’enseignement dans l’E.P.I. est assuré par les professeurs des disciplines et les professeurs de Lettres Classiques [...] Les professeurs de Lettres Classiques interviennent dans les E.P.I. et les enseignements de complément. Dans les premiers, tous les professeurs peuvent intervenir et le professeur de Lettres Classiques est l’expert de référence.