27 mai 2017

20170614 zakha

Sur le blog "EducPros" de Michel Zakhartchouk, dans son article "Abécédaire de l’ère Blanquer (1)", des propos insultants du rédacteur des programmes de français pour la réforme du collège 2016 et ancien président des "Cahiers pédagogiques".

Extrait :

lCALatin

Le feuilleton du latin n’est pas terminé. On va « rétablir » ce qui n’avait pas disparu, on va continuer à confondre appropriation ô combien nécessaire des cultures de l’Antiquité et de l’héritage gréco-romain et étude de la langue (oui, je sais, je risque de recevoir des commentaires désobligeants si je continue à affirmer que cette distinction est essentielle, je persiste et signe), on va consacrer des pages et des pages sur cette thématique alors qu’on pourrait aussi évoquer les manques en matière de culture scientifique, la dramatique carence en matière de capacités orales, ou encore les nécessités d’avoir un fort taux d’activités physiques ou encore de trouver les moyens de faire travailler les élèves sur le problème numéro 1 du XXI ° siècle : la préservation de l’environnement et la prise de conscience écologique. C’est surtout l’incroyable prétention des défenseurs purs et durs du « latin-grec » qui est irritante, comme s’il n’y avait pas d’autres voies d’excellence, comme si on ne pouvait pas être un citoyen éclairé, cultivé, réfléchi sans passer par l’étude de cette langue, cet orgueil démesuré et parfois hystérique qui est détestable. Mais si, je sais très bien que beaucoup d’enseignants de latin-grec font des choses remarquables (j’ai des exemples vraiment très proches de moi, mais qui pensent aussi la même chose que moi !)

La suite dans un nouveau billet du 14 juin 2017 : "Marche en avant ou néosarkozisme ?"

Extrait :

Le « plaisir d’apprendre » de l’élève qu’évoquait parfois le candidat Macron pendant sa campagne, on ne le voit guère apparaitre dans des discours ministériels très tournés vers une conception à l’ancienne de l’école et des rapports maitres-élèves. Ce qui est vanté et qui soi-disant « marche » (mais quelles études le montrent ?), ce sont les dispositifs dits d’excellence : classes bilangues, classes de latinistes… On se demande si on le droit de discuter de l’incroyable privilège du latin de disposer d’autant d’heures au collège pour les volontaires, quand on pourrait les donner à l’éducation musicale, aux arts plastiques ou à la technologie, si on peut continuer à débattre sur les mérites respectifs d’un enseignement limité à un petit nombre d’élèves qui en plus abandonneront cet enseignement en fin de troisième et du développement nécessaire pour tous d’une sensibilisation à l’héritage gréco-latin à travers les EPI . (les commentaires de cette phrase peuvent se déchainer si besoin, je maintiens qu’il ne faut pas confondre étude de la langue et travail sur la culture antique, dont j’ai toujours dit qu’il était essentiel et devait concerner tous les élèves et en particulier les décrocheurs comme l’a montré Serge Boimare)(1)