11 novembre 2016

20161115 atc

A la suite de sa longue enquête sur les conditions de la mise en place de l'enseignement des langue anciennes avec la réforme du collège 2016, l'association "Arrêt ton char" publie une lettre ouverte à la ministre.

Extrait :

Madame la Ministre,

 

Vous avez choisi, à l'occasion de la réforme du collège, entrée en vigueur à la rentrée 2016, de modifier statut, horaires et organisation de l'enseignement des Langues et Cultures de l'Antiquité, tout en vous engageant à de nombreuses reprises, dans les médias comme devant la représentation nationale, à conserver pour les élèves le même nombre d'heures d'enseignement après la réforme ainsi qu' à ouvrir l'accès à ces disciplines à un plus grand nombre d'élèves, en appelant de vos voeux un "latin pour tous".

Pour ce faire, vous avez donc annoncé la mise en place de trois dispositifs : un renforcement, dans le cours de français, de l'étude d' "éléments linguistiques et culturels" du latin et du grec ancien, ainsi que le choix, pour les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, d'un thème spécifique "Langues et Cultures de l'Antiquité".

La création de l'enseignement de complément Langues et Cultures de l'Antiquité est intervenue, quant à elle, seulement quelques semaines après l'annonce de la réforme, sous la pression conjointe des enseignants, des médias et d'un certain nombre d'intellectuels.

Force est de constater, Madame la Ministre, après deux mois et demi d'expérimentation de cette nouvelle formule d'enseignement des Langues Anciennes qu'elle ne fonctionne pas comme attendu. Nous souhaitons donc, par la présente lettre, vous en apporter une preuve fondée à la fois sur l'expérience du terrain, qui, nous le savons, vous est chère, mais également sur une grande enquête réalisée auprès de 556 collèges proposant cet enseignement des LCA à travers toute la France'. Connaissant votre volonté réaffirmée de "renforcer" le latin et le grec, nous espérons que vous voudrez bien tenir compte de ces quelques marques pour demander à vos services d'améliorer la situation des Langues Anciennes, en apportant les inévitables ajustements inhérents à une réforme d'une telle ampleur.

 

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