30 janvier 2016

Sur le site "Arrête ton char" : "Création d’« Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité »"

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

« Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité »

Conscientes qu’une société sans culture ne possède plus de repères, conscientes qu’un peuple sans mémoire court à sa perte, conscientes qu’une cité sans hommes cultivés n’est plus que chimère, 30 associations1 se sont réunies le 30 janvier en Sorbonne2 afin de proposer une autre voie en se fédérant dans un réseau associatif qui a pris pour nom « Antiquité-Avenir. Réseau des Associations liées à l’Antiquité ». Car pour peupler le monde d’aujourd’hui, il est impératif d’y accompagner l’homme dans sa diversité. Or ce monde est globalisé. Et la globalisation divise.

Elle divise parce qu’elle inquiète et de cette peur jaillissent des rejets violents, structurels, sociaux.

Il est temps de se souvenir de ce qui unit.

Ce qui unit c’est d’abord ce qui offre au citoyen des modèles et des instruments pour comprendre ces modèles. Une culture, en somme, fondée sur la littérature, l’histoire, la réflexion, les langues anciennes, l’art…

Ce qui unit c’est ensuite ce qui propose d’intégrer. Intégrer la diversité, les divergences, et panser les blessures. Trouver le creuset d’où est sortie notre diversité, celle qui se retrouve dans les valeurs de la plupart des hommes de bonne volonté. Celle qui repose sur la raison, les valeurs humanistes partagées, le respect de soi et des autres, comme les philosophes de l’Antiquité les ont conceptualisés. Ces valeurs que les peuples du sud de l’Europe, ceux de la rive sud de la Méditerranée, ou ceux du nord de l’Europe ont en commun. Ces peuples qui ont puisé chez Aristote et Marc-Aurèle, Augustin d’Hippone et Cicéron les modèles qui servent aujourd’hui de base aux droits de l’homme et qui irriguent le monde entier. Ces modèles qui ne connaissent ni la couleur de la peau, ni les différences de religion, ni les diversités de genres.

Ce qui unit, c’est enfin ce qui harmonise, ce qui éloigne des excès, de cette hybris, qui faisait si peur aux Grecs et dont nos sociétés se gorgent. Solon parlait d’eunomia, gardons présente à l’esprit cette idée d’équilibre. Équilibre entre les hommes, entre les fortunes, entre les cultures, entre les sexes. Car il ne s’agit pas de réduire ou d’écraser, mais de proposer à chacun de trouver une place.

L’Antiquité a certes fourni des exemples nombreux de guerres et de massacres, d’abus et d’esclavages. Et précisément, les associations signataires savent que la connaissance qu’on en a éclaire sur les abus d’aujourd’hui. Car pour être libre, il faut une mémoire, dotée d’un esprit critique et d’une intelligence ouverte. La globalisation réinvente l’hybris, Antiquité-Avenir fait le pari d’un avenir plus harmonieux, si à l’homo consumens torturé de frustrations se substitue un homme éclairé, maître de son esprit, parce que fils de sa culture, et donc à même de comprendre sa trajectoire sur le long terme de la courbe des temps.

 

Au nom du directoire, Jacques Bouineau,

président d’ « Antiquité-Avenir. Réseau des associations liées à l’Antiquité »

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

06 86 70 82 34