13 mai 2015

SNALC : "Langues anciennes : toujours inacceptable"

Réforme du collège

Langues anciennes : toujours inacceptable ! Le SNALC-FGAF constate que la ministre de l'Éducation nationale cherche à éteindre l'incendie qu'elle a provoqué... Elle a en effet annoncé aujourd'hui qu'elle demandait au Conseil Supérieur des Programmes d'apporter « des articulations plus lisibles des programmes de Français avec les langues et cultures de l'Antiquité » et de concevoir des programmes pour l'enseignement de complément latin et grec, copie à rendre au mois d'octobre.

Le SNALC-FGAF voit dans cette annonce un nouveau coup de comm'. Le problème concernant les langues anciennes dans la nouvelle réforme, c'est d'abord qu'elles n'y sont plus des disciplines à part entière enseignées par les professeurs de Lettres classiques (seuls compétents), avec un horaire suffisant permettant de lier la langue et la civilisation et garanti au plan national. La réalité, c'est que les heures en question, qu'il s'agisse d'EPI ou d'enseignement de complément, devront être prises aux autres disciplines soit sur leur horaire propre, soit sur la base de la marge d'autonomie. Cela revient donc à dire que latin et grec ne seront pas proposés, ou alors avec un horaire si faible (et très variable d'un établissement à l'autre) qu'il ne permettra pas de construire des savoirs solides. Au lieu d'être « le latin (et le grec) pour tous », ce sera « le latin (et le grec) pour personne »...


Portrait de Minerve
Minerve a répondu au sujet : #472 il y a 1 an 10 mois
Bonne analyse. Je regrette que les autres syndicats ne semblent pas connaître aussi bien le dossier.
Un autre problème de principe est que nous sommes donc censés nous prononcer maintenant (consultation nationale) sur des programmes que le CSP n'a même pas commencé à ébaucher, puisqu'il vient tout juste d'être saisi.
La vérité est que les programmes actuels font une très large place à l'étude de l'histoire, de la culture, de l'art, que les feuilleter suffit à motiver nombre de futurs élèves et que nos dirigeants feraient bien d'en faire autant.
Le problème n'est pas dans les programmes actuels de langues anciennes mais dans la place qu'on ne leur attribue pas dans le nouveau collège.