7 septembre 2017

Sur son blog, Jean-Michel Zakhartchouk s'attaque à plusieurs "fake news" : "Inlassablement, répondre aux mensonges et désinformations…"

Extrait :

2. Il faut rétablir l’enseignement du latin, dramatiquement victime de la réforme du collège.

Je me suis plusieurs fois exprimé sur le sujet, ce qui me vaut parfois des réactions outrancières, comme si je m’attaquais en exprimant mes doutes à la chair de la chair de certains, à quelque dieu sacré, digne de l’accusation de blasphème. Je conçois qu’il puisse y avoir débat sur les langues anciennes, mais débattons vraiment. N’accusons pas ceux qui ne les défendent pas comme « formation majeure de l’esprit », mais comme un élément possible parmi d’autres de la formation intellectuelle des jeunes, de vouloir renoncer à l’héritage de l’Antiquité. J’ai déjà dit mille fois qu’on pouvait très bien travailler sur les mythes, l’histoire gréco-romaine ou les étymologies sans pour autant étudier longuement la langue latine, dont la grammaire est très éloignée de la notre. Mais certains ne veulent pas entendre cet argument. En tout cas, ce qui est faux, c’est de dire que les langues anciennes avaient disparu des collèges en oubliant l’effort intéressant de mettre en avant des EPI les intégrant et permettant ainsi de développer à différents niveaux du collège le travail sur cet héritage complexe du latin et du grec sur notre culture et notre « civilisation ». Nul besoin de travailler la langue grecque pour faire un rapprochement entre le Niké de la victoire et de la marque de chaussures, de nombreux profs de français le font sans se croire génies inventifs comme le fait certain enseignant qui impressionne les médias pour bien peu…

La raisonnement ici mené est intéressant : les langues anciennes ont été mises en avant (par des EPI les intégrant) mais il n'est pas "besoin de travailler la langue" correspondant à une culture dont l'intérêt est relatif.

Pour observer la belle constance de M. Zakhartchouk, on pourra relire tous ses articles sur le latin dans la réforme du collège.