23 octobre 2016

Sur le nouveau blog de Christophe Chartreux : "#college2016 - L'enjeu, c'est l'élève..."

Extrait :

Tout cela jusqu'en 2014 en gros. Date de la mise en musique de la réforme "Collège2016".

Avec une violence rarement atteinte dans des débats irrationnels, schizophréniques, souvent utiles, toujours nécessaires. Ce fut un tsunami, très organisé par celles et ceux qui majoritairement sont les bénéficiaires depuis toujours d'un système construit par ceux qui réussissent pour ceux qui réussissent. Je vois déjà les bras levés au ciel des opposants lisant ces lignes. Pourtant je n'invente rien. Arrêtons-nous un instant sur ces propos de Christian Baudelot, sociologue pas spécialement favorable à Najat Vallaud-Belkacem. Il évoque le mouvement de protestation contre la réforme du collège:

 

"Ce mouvement d'opinion très orchestré rappelle beaucoup la Manif pour tous, avec l'enseignement privé en soutien. Le courant protestataire est entièrement organisé autour de la sauvegarde des privilèges des catégories qui profitaient déjà pleinement du système scolaire et veillaient à maintenir son élitisme. Le collège n'a jamais été vraiment unique. Il a toujours connu des spécialisations par matières ou territoriales. Les responsables politiques ont proféré des énormités sur les dangers que pouvait faire courir la réforme au système, en modifiant l'enseignement des langues anciennes ou vivantes. Les changements en jeu ne sont pourtant pas considérables. On va apprendre à tout le monde une seconde langue vivante dès la 5e. Ce qui pose problème, c'est ce "à tout le monde"."

Recueillis par Eric Fottorino et Laurent Greislamer pour Le1

 

L'enjeu de la réforme ne se situe donc pas DU TOUT dans la défense outragée des langues anciennes (qui ne sont pas mortes du tout) ni des classes bilangues.