29 avril 2015

Sur son blog "Meditationes de antiquitatibus Romanorum docendis" Vincent Bruni : "La goutte d'eau..."

 

Extrait :

Que Mme le ministre défende la réforme des EPI et son bien-fondé, c'est tout à fait logique. Qu'on émette des critiques à l'encontre de ceux-ci appliqués aux langues anciennes fait partie du débat qui a été engagé sur le sujet.
 
Mais entendre, de la part de son ministre de tutelle, ceci (je retranscris):
 
"On ne parlera pas seulement de déclinaison, de la langue latine, mais aussi de civilisation, de culture gréco-latine." 
 
est profondément déprimant, ou vexant, voire davantage.
 
Qu'à une heure de grande écoute, notre ministre suggère que:
1) lorsqu'on travaille la langue latine, on ne fait pas de civilisation ni de culture,
2) que donc, par conséquent, les professeurs de langues et cultures de l'Antiquité ne respecteraient pas les programmes en vigueur, qui contiennent à la fois des aspects culturels et linguistiques,
est une atteinte profonde à notre professionnalisme.

La teneur méprisante de cette phrase fait écho aux propos des membres du cabinet de notre ministre, qui, lorsqu'ils ont reçu les représentants des associations disciplinaires de langues anciennes, leur ont reproché de ne pas rendre leurs enseignements suffisamment "sexy" (je cite le CR envoyé par la CNARELA).