25 août 2015

Démission du CSP d'Annie Genevard ("Les Républicains"), en partie en raison du sort qui est celui des langues anciennes.

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Et dans "Le Figaro" du même jour : "Pourquoi j'ai démissionné du Conseil supérieur des programmes"

 

Je ne fais aucune confiance à la ministre pour nous laisser travailler dans l'indépendance. J'en veux pour preuve la lettre de saisine qu'elle nous a adressée sur l'enseignement des langues anciennes où elle nous demande de lui faire des propositions en respectant le canevas de sa réforme du collège. C'était donc une fausse saisine qui montre bien que cette indépendance qu'elle se plaît constamment à rappeler n'existe pas.

  Même les "Cahiers pédagogiques" du 30 août 2015 reconnaissent l'instrumentalisation de la saisine du CSP !

Cette professeure de Lettre s’était jusque là investie dans les travaux de cette instance mais l’approche des élections durcit la stratégie des partis et l’heure n’est plus à la coopération constructive. (rappelez vous du rapport Grosperrin qui a lui aussi démissionné après une très courte participation).Toutefois elle évoque aussi dans sa lettre de démission des arguments pertinents. Il est vrai que le rythme imposé aux CSP et à ses membres aux agendas déjà très chargé est difficilement tenable. La question de l’indépendance du CSP est elle aussi assez juste. Notamment dans l’épisode récent de la saisine sur les langues anciennes qui semble effectivement « téléguidée » et a instrumentalisé le CSP pour gérer la fronde...