3 avril 2015

Communiqué de l'UMP : "Suppression du latin et du grec : accélération du nivellement par le bas et rupture du principe d'égalité à l'école de la République"

 

Vendredi 03 Avril 2015 | Education et recherche

Suppression du latin et du grec : accélération du nivellement par le bas et rupture du principe d'égalité à l'école de la République

L'école offre aujourd'hui à tous les élèves, quel que soit leur lieu de scolarité, leurs difficultés ou leurs parcours, la possibilité d’étudier les langues et cultures antiques dans le cadre des options facultatives. Cette possibilité s'adresse à tous sans aucune discrimination. En 2014, plus de 520 000 élèves étudiaient le latin ou le grec.

Alors que nous nous inquiétons du niveau des élèves en langues, en culture générale, et que le gouvernement prône la réussite de tous, le retour de la République au sein de l'école qui forme les citoyens de demain... la ministre de l'Education Nationale, retire la possibilité d'enseigner le latin et le grec comme une matière à part entière. Dès la rentrée 2016, le latin et le grec deviendront des "Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI)", mis en concurrence avec tous les autres projets de l’établissement, qui aura la charge de faire le « choix » entre ceux-ci, selon les moyens qui lui auront été accordés.

Cette nouvelle organisation signifie la disparition de l’enseignement des Langues et Cultures de l’Antiquité car leur maintien ne dépendra que du bon vouloir local, après d’inévitables tensions entre ces disciplines et d’autres nouveaux projets. Rappelons que les Langues et Cultures de l’Antiquité, forment à la citoyenneté et à l'esprit critique, et qu'à ce titre, elles doivent être proposées à tous les collégiens sous la forme d’un enseignement complet annuel assuré par des professeurs spécialistes.

Le collège à la carte que propose Madame VALLAUD-BELKACEM est une aberration à l'égard même de ce qu'est l'esprit de l'école républicaine: lieu de transmission du savoir, lieu de l'égalité, de la rigueur et de la discipline. Madame VALLAUD-BELKACEM, il est urgent de mettre fin à cette spirale du nivellement par le bas dans laquelle vous jetez l'école de la République. Le Latin et le grec ne doivent pas devenir un vague complément culturel pour certains et une niche éducative pour une élite. L'école de la République est l'école de l'égalité. Par votre décision vous mettez fin à l'égalité et détruisez davantage les possibilités des enfants les moins favorisés d'accéder aux savoirs et à la mobilité sociale.

Lydia GUIROUS
Secrétaire Nationale aux valeurs de la République et laïcité