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4 février 2016

Michel Lussault, président du CSP, défend la réforme de l'orthographe avec des coupables tout trouvés dans le "Journal du dimanche" : "C'est un mensonge éhonté de dire qu'il existe une réforme imposée de l'orthographe pour 2016".

Extraits :

INTERVIEW - Le président du Conseil supérieur des programmes Michel Lussault s'exprime sur la supposée application en 2016 d'une révision de l'orthographe datant de 1990. Une "tempête dans un verre d'eau" : il rappelle que la révision est déjà en application libre depuis plusieurs années et dénonce un "agenda politique" derrière une confusion entretenue "à dessein".

 

Pourquoi reparle-t-on de la révision de l'orthographe comme si elle ne s'appliquait qu'en 2016?
Je ne comprends pas pourquoi cela ressort aujourd’hui. Cette réforme date de 1990, lorsqu'elle a été publiée au Journal Officiel. A l’époque, le but était de proposer une orthographe révisée, qui n'est même pas imposée car les deux orthographes restent valables. Elle est par contre devenue l’orthographe officielle de la République française, et tous les textes de l’Etat l’ont adoptée car ils y sont tenus. C’est une erreur, un mensonge éhonté - et je pèse mes mots - de dire qu’il existe une réforme qui aurait été imposée pour s’appliquer en 2016.

 

Qui aurait intérêt à entretenir la confusion sur le sujet?
Je pense que ceux qui font ressurgir cette réforme ont des arrières-pensées politiques. Je vois beaucoup de professeurs de lettres classiques s’opposer à cette révision comme si elle était nouvelle et je note simplement que ceux qui se manifestent maintenant sont les mêmes que ceux qui sont contre la réforme du collège. C’est un non-évènement, une tempête dans un verre d'eau - même pas! dans un dé à coudre. On essaie délibérément de provoquer une polémique.