6 juillet 2016

Nathalie Mons, présidente du CNESCO, dans « Le Monde » du 6 juillet 2016 :

Extrait :

« Que répondez-vous à ceux qui disent que le niveau du bac a beaucoup baissé ? Ont-ils raison ? » (Audrey)
 
Nathalie Mons : Là encore on est dans une logique malthusienne tout à fait française. L’augmentation des taux de réussite s’expliquerait par une baisse du niveau. Nous n’avons aucune recherche qui permette d’attester cette affirmation très courante. Nous avons par contre de multiples pistes d’explication qui nous permettent de comprendre l’augmentation des taux de réussite sur les vingt dernières années.
[...]
On a enfin une troisième piste d’explication de la hausse des taux de réussite au bac : ce sont les options. Elles sont aujourd’hui passées par la moitié des bacheliers. Et, là, on peut dire qu’il y a une progression des taux de réussite qui est en trompe-l’œil. Il faut soutenir le fait que les jeunes passent des options. Mais il faut en effet réviser le régime de notation de ces options. Car les élèves peuvent passer deux options : la première avec un coef de 2, et la deuxième avec un coef de 1 : ce n’est pas négligeable en termes de points supplémentaires ! Et le régime des langues anciennes est encore plus avantageux en termes de notes depuis 2006 puisque, placé en première option, le coef de ces langues anciennes est de 3. Ce qui est à comparer, pour les élèves des filières S et ES, à des épreuves écrites de français qui sont seulement de coefficient 2. Donc nous devons clairement réfléchir à ce régime de notation.


Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1232 il y a 10 mois 3 semaines
Les options concernent beaucoup moins de bacheliers, selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur le lycée :

Au niveau national, à la rentrée 2013, sur un effectif total de 466 601 élèves en terminale, l’enseignement de ces options était suivi par 20 251 élèves pour le latin, 4 412 pour le grec, 26 982 pour les LV3 et 38 260 pour les enseignements artistiques.


Les options de langues anciennes ne concernent au plus que 5% des bacheliers, un nombre stable qui ne peut donc avoir de rapport avec l'inflation générale des options...