22 octobre 2015

20151022 hollande

En visite en Grèce, le président de la République a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université d'Athènes. Son discours peut être visionné sur le site de l'Elysée.

Extrait (à partir de 14') :

Vous êtes l'une des plus anciennes universités du monde. Je devrais dire que c'est Paris la plus grande université du monde, parce que nous, en France, on pense que nous sommes toujours un phare qui éclaire le monde. Mais vous, vous l'avez éclairé avant nous. Donc, humblement, nous nous inclinons. [...]

Une Grèce secrète repose au coeur de tous les hommes. J'ai donc dans mon coeur une part de la Grèce secrète, celle que vous m'avez montrée aujourd'hui. [...]

Nous ferons aussi en sorte que le philhellénisme français comme la francophonie du peuple grec puisse se renforcer grâce aux élites intellectuelles. [...]

Je voudrais remercier la Grèce et son système d'enseignement, qui fait une part si belle à la langue française puisqu'un élève sur deux, dans le système scolaire grec, adopte le français comme deuxième langue vivante. Je veux également saluer tout le réseau d'écoles franco-helléniques, d'établissements expérimentaux, d'écoles publiques qui mettent en avant l'apprentissage du français. [...]

Et quand un pays, quand un continent, quand une organisation n'est plus capable de donner à la jeunesse la place qu'elle revendique, elle n'a plus d'avenir. [...]

Comment pouvons-nous, nous en Europe, faire qu'elle soit la priorité, comment pouvons-nous dégager plus de moyens pour la formation des jeunes, pour leur insertion sur le marché du travail, pour les échanges internationaux, pour l'apprentissage des langues, comment pouvons-nous leur donner plus de qualification encore pour qu'ils puissent, ces jeunes, trouver un emploi ? [...]

Je veux que vous sachiez que la France continuera toujours, parce que c'est son histoire, parce que c'est son idéal, parce que c'est sa philosophie, de porter toujours la flamme de la connaissance, de la culture, et donc de l'espoir. Et si vous me faites l'honneur de me recevoir tel que vous l'avez fait, c'est que vous avez surtout, pour la France et pour le peuple français, une reconnaissance, une attente, une exigence ; et je vous assure que ni le peuple, ni la France n'oubliera et ne négligera cet appel que vous avez lancé. Merci. Vive l'amitié entre la France et la Grèce.

On peut aussi retenir cet extrait (à 2') :

Il est faux de laisser penser ou de laisser croire, par quelques travaux théoriques ou par quelque pensée préfabriquée, qu'il n'y aurait qu'un seul chemin, qu'une seule direction.