12 septembre 2015

Entretien avec Michel Lussault, président du CSP dans le "Journal du dimanche" : "Programmes scolaires : "Nous avons tenu compte des critiques, même les plus sévères".

Extrait :

Le CSP fait-il des propositions pour le programme de latin et grec ?

Nous nous sommes concentrés sur la scolarité obligatoire, nous passerons ensuite aux enseignements complémentaires, latin et grec. Ceci dit, nous avons déjà approfondi la partie étymologie en histoire de la langue et rendu possible la mise en place de l’EPI Langues et Civilisations de l’antiquité en signalant les thèmes qui s’y prêtaient dans les programmes d’histoire, d’arts plastiques ou de français. En histoire, par exemple, en abordant la Renaissance, en 5e. En français, en incitant les professeurs à s’appuyer sur des textes antiques. On peut songer à l’Art d’aimer d’Ovide pour traiter de l’amour, les fables d’Esope pour étudier La Fontaine…

[...]

Pourquoi valider ces programmes le 17 septembre, jour de grève contre la réforme du collège, cela risque encore d’entraîner des confusions…

Il faut poser la question aux syndicats qui ont décidé de faire grève. Le CSP, lui, avait déjà calé depuis longtemps sa dernière séance sur les programmes. De toute façon, le ministère pourra encore les amender, tout comme le Conseil Supérieur de l’Education qui devrait les examiner mi-octobre. En attendant, les textes sont sous embargo. Il reste trop de petites choses à caler, et c’est une matière hautement inflammable.

 



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #734 il y a 1 an 8 mois
Il faut bien s'arranger un peu avec la chronologie des évènements pour laisser croire que les options ne devaient pas être supprimées à l'origine.

Michel Lussault écrit: Nous nous sommes concentrés sur la scolarité obligatoire, nous passerons ensuite aux enseignements complémentaires, latin et grec.

Il aurait été difficile de "se concentrer" avant sur les enseignement complémentaires puisqu'ils... n'existaient pas et qu'aucun programme n'était prévu pour les langues anciennes, de l'aveu même de Michel Lussault !

Ceci dit, nous avons déjà approfondi la partie étymologie en histoire de la langue et rendu possible la mise en place de l’EPI Langues et Civilisations de l’antiquité en signalant les thèmes qui s’y prêtaient dans les programmes d’histoire, d’arts plastiques ou de français.

Car "l'étymologie" du français, c'est bien la même chose que l'étude de la langue latine, du moins dans sa version moderne !

Pour les programmes de français, ils n'ont pas attendu 2015 pour travailler l'étymologie. Quant à l'histoire, c'est bien de signaler les thèmes qui "se prêtent" à l'EPI LCA mais ça ne retire rien au fait que les programmes ne sont pas conçus de manière interdisciplinaire : le programme d'histoire traite l'Antiquité en 6e, les EPI commencent en 5e.

En histoire, par exemple, en abordant la Renaissance, en 5e.

Il faudrait donc qu'un professeur d'histoire consacre un horaire annuel à cette sous-partie de son programme pour traiter en même temps de la Renaissance et de l'Antiquité : très réaliste !

En français, en incitant les professeurs à s’appuyer sur des textes antiques. On peut songer à l’Art d’aimer d’Ovide pour traiter de l’amour, les fables d’Esope pour étudier La Fontaine…

Absolument rien de nouveau ici... A moins qu'il ne s'agisse d'aborder les textes dans la langue d'origine !