29 avril 2015

"Le Figaro" : "Réforme : la réponse de Najat Vallaud-Belkacem".

 

Extrait :

L'interview de M. Pascal Bruckner publiée sur le site du Figaro le 25 avril 2015 comporte des inexactitudes graves sur la réforme du collège, que je souhaite rectifier par quelques éléments factuels.

«Les cours de latin, de grec et les classes bi-langues vont être supprimés tandis que l'instauration de cours d'improvisation inspirés de Jamel Debbouze est évoquée» Loin de supprimer les cours de latin et de grec, la réforme du collège propose de substituer à ces options qui ne concernent pour le latin que 18% des élèves, dont les trois quarts abandonnent à l'issue du collège, un enseignement pratique interdisciplinaire «Langues et cultures de l'Antiquité» accessible à tous les élèves. Les élèves qui le souhaitent pourront continuer de bénéficier d'un enseignement complémentaire de latin d'une heure en 5ème et de deux heures en 4ème et en 3ème. Mon ambition est ainsi diamétralement à l'inverse des commentaires de M. Bruckner, puisque l'enjeu est justement de démocratiser l'accès aux langues et aux civilisations anciennes pour tous les élèves.

 



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #194 il y a 1 an 10 mois
"Démocratiser" : l'argumentation ne change pas.
Portrait de Minerve
Minerve a répondu au sujet : #195 il y a 1 an 10 mois
J'attends toujours qu'on m'explique en quoi c'est un progrès de séparer l'enseignement de la culture, à mettre dans les EPI, et celui de la langue, dans le cadre de "l'enseignement complémentaire" ! N'Est-ce pas dissuader presque tout le monde de suivre ce dernier là où il sera proposé? Ce qui légitimera la décision de nombreux chefs d'établissement de ne pas le proposer, évitant ainsi de rogner sur les "disciplines à part entière" (puisque les lettres classiques n'en sont plus une) pour le mettre en place.
Quant à la poursuite au lycée, combien d'anciens voyons-nous revenir qui comptaient poursuivre le latin ou le grec (mais les lycées proposant du grec sont de moins en moins nombreux), mais ont renoncé devant des classes à quarante en latin ou des cours de deux heures d'affilée jusqu'à dix-neuf heures !