8 juillet 2016

Dans "La Croix" : "On peine à recruter des professeurs de lettres classiques ou d’allemand"

Extrait :

Un manque d’attractivité en lettres classiques

En lettres classique, les objectifs n’ont pas été atteints non plus (70 % de postes non-pourvus, sur 230 postes). Là, les raisons sont autres, indique-t-on dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem : « Le vivier de candidats est insuffisant. » Les lettres modernes, elles, se portent mieux, avec 18 % de postes non pourvus.

Pour Claire Laimé, professeur de langues anciennes en classe préparatoire à Versailles, le manque d’attractivité du métier est en question. « Je vois chaque année des élèves excellents qui préfèrent s’orienter vers des grandes écoles de commerce ou autre plutôt que d’embrasser une carrière d’enseignants. Beaucoup ne veulent pas d’un début de carrière au collège, encore moins depuis la réforme qui abaisse le volume horaire en latin et grec », souligne-t-elle.

Pas de classes sans enseignants à la rentrée

Le ministère garantit qu’il n’y aura pas de classes sans enseignants à la rentrée. « Au besoin, nous aurons recours à des contractuels », rassure-t-on rue de Grenelle. Il s’agit là d’une autre procédure de recrutement. Les candidats sont choisis par les académies après avoir été soumis à des épreuves écrites et orales.