21 février 2016

Marie Cuvillier dans "Le Plus du Nouvel Obs'" : "Réforme du collège : prof, je suis opposée à ce texte. Notre mal-être n'est pas entendu"

Extrait :

Pour le latin et le grec, on se heurte désespérément à un mur ! On nous dit que ces fondamentaux humanistes sont indispensables, que ces langues ne sont pas menacées par la réforme.

Pourquoi alors réduire le nombre d’heures hebdomadaires ? Pourquoi se limiter à prévoir des maxima – par exemple, une heure de latin en 5e ? Pourquoi ne pas assurer le minimum qui permettrait d’offrir plus à ceux qui en ont l’appétit ?

Les établissements vont désormais devoir choisir chaque année comment répartir l’enveloppe de la marge horaire : maintenir tous les groupes de latin ou dédoubler des classes pour certaines séances ? Et faute de moyens pour ouvrir plusieurs groupes dans des collèges où cela était possible jusqu’à maintenant, faudra-t-il en arriver à trier parmi les élèves souhaitant s’inscrire en latin ?

 

La communication actuelle nous écœure


Nous résistons, et de plus en plus, car la communication actuelle nous écœure. On nous renvoie aux pratiques des anciens temps. Cette mauvaise foi est méprisante : envers ceux qui sont sur le terrain comme envers ceux qui se battent au quotidien pour faire progresser leurs élèves, pour faire rayonner le latin et le grec en résonance avec le monde.