9 février 2016

Tribune de Blanche Lochmann, présidente de la société des agrégés, dans "Le Figaro" (abonnés) : "Sans le latin..."

TRIBUNE - Blanche Lochmann, la présidente de la Société des agrégés de l'Université, regrette que la filière littéraire mésestime l'importance de la place et du rôle des langues anciennes.

 

Sans le latin...

 

De 1903, avec la suppression du latin comme langue de thèse, à 2016, avec la disparition du grec et du latin comme options au collège, faudra-t-il à peine plus d'un siècle à notre système éducatif et universitaire pour éradiquer les langues anciennes? En quelques temps, on sera passé de l'idéal d'une culture commune à une philologie réservée aux spécialistes. Ne resteront, pour un temps, que folklore et pacotille, lutte gréco-romaine et jeux vidéo.

S'ils triomphent, les détracteurs du latin et du grec ne gagneront pas de bonne foi: élitiste le latin? Il peut s'adresser à tous, par la seule volonté politique. Réservé aux bons élèves? Il permet un enseignement renouvelé et différent du français. Insolite? Son étude est encore aujourd'hui répandue ...