30 décembre 2015

Dans "Libération" cette rétrospective 2015 : "Grec et latin : l'annus horribilis"

Grec et latin : l'annus horribilis

Par Marie Piquemal — 30 décembre 2015 à 17:31

C’était au printemps dernier, mais une partie des profs l’ont encore en travers du gosier. La fronde sur la réforme du collège s’est cristallisée sur cette histoire de latin. La ministre de l’Education a voulu supprimer l’option facultative de latin et de grec, pour la remplacer par un module «langues et cultures de l’antiquité» dans les fameux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), ces plages horaires balisées dans l’emploi du temps pour laisser les enseignants faire cours différemment, à deux ou à trois par exemple. Un bide.

Un bataillon de profs de lettres classiques a aussitôt donné du coffre, appuyé par les élites intellectuelles, tous pleurant la mort annoncée des humanités. Et même de la civilisation. Najat Vallaud-Belkacem a un brin reculé, mais cela n’a pas suffi à calmer les esprits échauffés.

Et aussi dans "2015, année chocs" :

A côté de ça, le branle-bas autour de la suppression-promotion du latin et du grec au collège a certes un caractère moins assassin, mais a toutefois enflammé le pays, apparaissant à beaucoup comme une nouvelle attaque contre la culture à un moment où elle n’en avait vraiment pas besoin.