10 novembre 2015

Najat Belkacem a ainsi présenté son projet de réforme de la carte scolaire.

La réforme du collège aide à cela puisque la réforme du collège donne plus de manœuvres pour finalement adopter des projets qui leur soient propres avec les enseignements pratiques interdisciplinaires, avec la marge globale horaire qu’on leur donne, qui est beaucoup plus importante, c’est-à-dire des moyens plus importants pour mettre en place des projets qui feront l’identité du collège, le rendront plus attractifs et attireront d’autres familles que celles qu’il attirait jusqu’à présent.

Dans les médias, de nombreuses mentions des langues anciennes dans le débat sur la carte scolaire et la mixité à l'école.

- "AFP" du 7/10/15 :

Actuellement, les collégiens sont affectés, par l'académie et le département, dans un établissement donné en fonction de leur adresse. Dans les grandes villes principalement - beaucoup moins en milieu rural -, ce critère se traduit par le regroupement d'enfants d'un même milieu au sein d'un établissement. Et le recours par les mieux informés à des stratégies de contournement de la carte scolaire (choix d'une option qui permet d'aller dans le "bon collège"), et surtout un départ dans le privé.

Les sections bilangues et l'option latin ne permettent en rien ces stratégies. Au contraire, elles contribuent à la mixité entre les établissements.

- Dans "Le Café pédagogique" du 9/11/15 :

Rejoignant la plupart des études sur les effets de cet assouplissement, dans son rapport (2), Françoise Cartron tirait un bilan sombre - la réforme avait accentué les inégalités. Pierre Martin et les membres UMP de la mission s’en étaient d’ailleurs démarqués.

Selon ce rapport, la réforme avait fragilisé les plus fragiles, les collèges-ghettos désertés par leurs meilleurs éléments. Les parents informés avaient joué sur les options et sur les « parcours spécifiques » (comme les classes musicales) pour obtenir des dérogations et rester dans l’entre soi. Tandis que le privé servait plus que jamais de voie de contournement.

 

- Dans "Le Café pédagogique" du 10/11/15 :

La réforme du collège a pour vocation d'harmoniser l'offre de formation", dit la ministre. La suppression des options au collège supprime une grande part de la ségrégation.

Rappelons que les conclusions du CNESCO : non seulement la ségrégation scolaire et sociale DANS les collèges est faible mais seuls 19% des établissements "regroupent les latinistes dans le minimum de classes possible"...

- Sur "Slate" du 10/11/15 :

Un des conseillers de la ministre, Olivier Noblecourt, va jusqu’à souligner que les méthodes jusqu’ici employées pour maintenir de la mixité dans les collèges –options sélectives dans certains établissements comme les classes bilangues ou les classe de niveau– renforçaient plutôt l’idée que le séparatisme scolaire était une solution pour «protéger» les bons élèves des mauvais.

Ce serait le cas si les élèves germanistes ou latinistes étaient dans des classes séparées...

- Dans "La Voix du Nord" du 10/11/15 :

Ce mardi matin, Najat Vallaud-Belkacem rend donc sa copie sur le sujet. [...] Depuis qu’elles existent, en 1992, les classes européennes dans les collèges et lycées se sont implantées partout, et pas seulement dans les « beaux quartiers », au contraire. Elles ont permis à des établissements situés en zone défavorisée de retenir voire d’attirer des élèves motivés par les langues.

À la rentrée prochaine, les collèges concernés n’auront plus cet argument d’excellence à mettre en avant. Ce dont ne se priveront pas les établissements privés qui entendent bien également garder ad libitum le latin et le grec !

- Sur "France Bleu" du 10/11/15 :

Mais l'équilibre est fragile d'autant que dans la réforme du collège, Neruda va perdre sa classe bilangue. Pour Cyril Orlowsy, professeur d'histoire-géo et co-secrétaire départemental du SNES c'est un vrai coup de poignard dans le dos de la mixité.

"On a une section européenne, on proposait aussi du latin et du grec et malheureusement la réforme du collège va casser tout ça. C'était un peu notre "produit d'appel" pour le collège. Ca donnait envie de venir chez nous. Avec la réforme on sera sur le même plan que les autres collèges."

 - Sur "France Info" du 10/11/15 :