7 septembre 2015

Dans "ActuaLitté" : "Suppression des langues anciennes : une « erreur » pour la Société des agrégés"

 

Suppression des langues anciennes : une « erreur » pour la Société des agrégés

Une nouvelle attaque dirigée contre la réforme du collège

En cette rentrée 2015, la contestation autour de la future réforme du collège, prévue pour septembre 2016, ne faiblit pas. Bien au contraire. Après une journée de grève annoncée pour le jeudi 17 septembre par l’intersyndicale unie contre ce texte, c’est la Société des agrégés de l’Université qui vient faire entendre sa voix.

 

 

Pour Blanche Lochmann, présidente de la Société des agrégés de l’Université, supprimer les langues anciennes est « une erreur ». Pour cette ancienne élève de l'École normale supérieure et agrégée de lettres classiques, titulaire d'un DEA de lettres et d'un M2 de droit des affaires, « la niaiserie bêtifiante menace trop souvent l’école et est en total décalage avec les attentes et la vie des élèves. »

 

 

Elle ajoute que « l’étude des civilisations grecque et romaine permettait, en complément de l’Histoire, de comprendre l’origine de notre démocratie et du monde dans lequel nous vivons tandis que la découverte d’une littérature exigeante, évocatrice, parlant à la sensibilité permettait de faire contrepoids à cette tendance inquiétante.

 

 

La réforme du collège entraîne une disparition du latin et du grec, remplacés par un cours optionnel sur l’antiquité. C’est une dramatique erreur. L’enseignement du grec et du latin cumulait les approches linguistiques, littéraires et historiques. Il permettait le travail sur la langue française (vocabulaire, grammaire et syntaxe) tout en évitant la lassitude des élèves. Il n’y a aucun sens à repousser cet enseignement au-delà du collège : c’est dans les débuts de leur scolarité que les élèves ont besoin des éléments linguistiques nécessaires à la compréhension du français.

 

Il faut rétablir l'enseignement du grec et du latin et le proposer à un plus grand nombre d'élèves.»