1er mai 2015

"20 minutes" : "Réforme du collège: Les quatre points de réforme qui ne passent pas"

 Extrait :

Qui veut tuer les langues mortes?

L’option effraye enseignants et intellectuels qui depuis plusieurs semaines, multiplient pétitions, tribunes et mobilisations sur les réseaux sociaux, à coups de «#jesuislatiniste».

Une peur relayée par la droite et le centre à l’image de Rama Yade, qui accuse les socialistes de «préférer Jamel Debbouze» à l'apprentissage du latin.

«Non, le latin ne disparaîtra pas», répond la ministre. Selon les chiffres de l'Éducation nationale, près de 20% des élèves choisissent l'option «langues anciennes» en classe de cinquième. Un chiffre qui tombe à moins de 5% au lycée. Un rapport de l'inspection générale de l'Éducation nationale évoquait en 2012 «une marginalisation institutionnelle».

Pour rendre «accessible à tous» le latin et le grec, le ministère prévoit d'intégrer des éléments culturels et linguistiques de latin et de grec aux cours de français. Parallèlement, l'option latin ou grec serait transformée en «enseignement pratique transdisciplinaire»: un travail en groupe sur projet associant plusieurs disciplines.