5 octobre 2015

Dans "Le Monde" : "Najat Vallaud-Belkacem, la communicante devenue stratège" (abonnés)

 

Extrait :

Mme Vallaud-Belkacem n'a guère ménagé [l'électorat enseignant] ces derniers mois, ouvrant simultanément plusieurs fronts, prenant le risque de rallier contre elle les enseignants de latin et grec et de zones d'éducation prioritaire (ZEP), ceux des beaux quartiers comme des territoires déshérités. Une stratégie offensive - jusqu'au-boutiste, disent certains - multipliant les effets de surprise [...]

 

C'est paradoxalement la fronde contre la réforme du collège qui lui a permis d'asseoir son autorité. Un attelage baroque mêlant enseignants, politiques - y compris de gauche - et intellectuels mobilisés pour la sauvegarde du latin, du grec, des "bilangues", de l'allemand...  [...]

 

VOLONTE DE "DEMINER" A TOUT PRIX

 

Tout en gardant le cap de la refonte du collège, ce "maillon faible" du système éducatif, la ministre a tenté de donner des gages à ses contradicteurs pour, à défaut de le juguler, rendre plus difficile leur argumentaire. Cela a été le cas avec le latin et la création improvisée, fin avril, d'un "enseignement de complément" venant remplacer, au moins dans la forme, l'option tout juste défaite.

 

 



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #769 il y a 1 an 8 mois

Mme Vallaud-Belkacem n'a guère ménagé [l'électorat enseignant] ces derniers mois, ouvrant simultanément plusieurs fronts, prenant le risque de rallier contre elle les enseignants de latin et grec et de zones d'éducation prioritaire (ZEP), ceux des beaux quartiers comme des territoires déshérités. Une stratégie offensive - jusqu'au-boutiste, disent certains - multipliant les effets de surprise [...]

La construction de la phrase laisse penser que les langues anciennes ne sont enseignées que dans les beaux quartiers.

En tout cas l'effet de surprise était bien là avec l'annonce de la réforme : la suppression des options n'était même pas claire, puisque les journalistes éducation s'y sont laissés prendre.

C'est paradoxalement la fronde contre la réforme du collège qui lui a permis d'asseoir son autorité. Un attelage baroque mêlant enseignants, politiques - y compris de gauche - et intellectuels mobilisés pour la sauvegarde du latin, du grec, des "bilangues", de l'allemand... [...]

Quand une réforme fait l'unanimité contre elle, l'opposition forme un attelage "baroque". Mais quand cette réforme socialiste est soutenue par l'institut Montaigne, l'OCDE ou le Medef...

VOLONTE DE "DEMINER" A TOUT PRIX

Tout en gardant le cap de la refonte du collège, ce "maillon faible" du système éducatif, la ministre a tenté de donner des gages à ses contradicteurs pour, à défaut de le juguler, rendre plus difficile leur argumentaire.

Si tel est le cas, c'est une façon de faire de la politique qui est sans grandeur.

Cela a été le cas avec le latin et la création improvisée, fin avril, d'un "enseignement de complément" venant remplacer, au moins dans la forme, l'option tout juste défaite.

Improvisé, ça c'est sûr. Mais pas fin avril, fin mars (le 25 mars exactement). Il faut davantage fréquenter avenirlatingrec.fr