16 juillet 2018

Au Journal officiel sont parus plusieurs arrêtés signés le 16 juillet 2018  dont :

2 mai 2018

20180502 paf

Une circulaire dans l'académie de Versailles apporte quelque éclairage sur la formation conduisant à la certification complémentaire LCA :

26 mars 2018

Une certification complémentaire a été créée dans le secteur disciplinaire Langues et cultures de l'Antiquité.

14 février 2018

20180214 lycee

Les contours de la réforme du lycée sont rendus publics sur le site du MEN.



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Loys a répondu au sujet : #1745 il y a 9 mois 1 semaine
www.leparisien.fr/societe/reforme-du-bac...-02-2018-7557684.php

Le nombre de mentions décernées risque aussi de baisser fortement. Au bac 2017, plus de la moitié des bacheliers ont décroché leur collante avec « assez bien », « bien » ou « très bien ». Ils étaient dopés par les options facultatives, par exemple une troisième langue vivante, ou le latin, dont seuls les points au-dessus de la moyenne comptaient et s’ajoutaient aux barèmes obligatoires.

Selon le projet, qui était encore mardi soir soumis à d’ultimes arbitrages, les options choisies par les lycéens à partir de 2021 seront évaluées comme les autres matières dans le cadre d’un contrôle continu mené les deux dernières années du lycée, au cours de partiels. Ces sessions seront organisées dans les lycées, mais elles seront basées sur une banque de sujets et des critères de correction nationaux. Cette part de contrôle continu devrait compter pour 40 % de la note. Les 60 % restant reposeront sur les épreuves du bac français, et quatre matières finales en terminale.

«Diluer les notes des options»

« Ce nouveau mode de calcul va un peu diluer les notes des options et, assez mécaniquement, on peut penser que le nombre de mentions va être réduit », indique un fin connaisseur du dossier. Et d’ajouter : « C’est l’un des objectifs de la réforme : rendre les résultats du bac plus conformes à la réalité du niveau scolaire des élèves, sans pour autant assécher le taux de réussite global à l’examen. »

L’idée n’est pas pour déplaire à la principale fédération des parents d’élèves, la FCPE, qui jusqu’ici s’agaçait que le système « profite aux familles qui connaissent les rouages pour briller à l’examen », réagit sa présidente, Liliana Moyano.


Le nombre (par ailleurs très limité) de latinistes/hellénistes n'ayant guère varié ces dernières décennies au lycée, difficile de leur imputer l'explosion des mentions au bac. Les raisons sont ailleurs…
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Loys a répondu au sujet : #1748 il y a 8 mois 1 semaine
Les épreuves ponctuelles ne porteraient que sur le tronc commun : www.letudiant.fr/bac/exclusif-reforme-du...ontrole-continu.html

Les sujets des épreuves ponctuelles seront nationaux. Autrement dit, chaque lycée ne pourra pas confectionner ses propres sujets. En outre, les copies seront anonymes et les élèves ne seront pas évalués par leurs enseignants.

Les épreuves ponctuelles porteraient sur les disciplines du tronc commun (histoire-géographie ; langue vivante A ; langue vivante B ; humanités scientifiques et numériques ; éducation physique et sportive) ainsi que la discipline de spécialité parmi les trois que vous aurez choisies en première que vous ne poursuivrez pas en terminale


Les options facultatives comme les langues anciennes ne compteraient donc au baccalauréat que pour moins d'un dixième de 10% (bulletins) au baccalauréat ?

31 janvier 2018

Communiqué du Ministère : le rapport de Pascal Charvet et David Beauduin sur la valorisation des langues et cultures de l'Antiquité par a été remis le 29 janvier 2018 à Jean-Michel Blanquer.

25 janvier 2018

Publication au B.O. d'une circulaire sur la mise en œuvre de l'enseignement facultatif de langues et cultures de l'Antiquité.

Nous soulignons les éléments importants :



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Loys a répondu au sujet : #1733 il y a 9 mois 3 semaines
Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1734 il y a 9 mois 3 semaines
Clé utilisateur/ secrète de la configuration non valide
Clé utilisateur/ secrète de la configuration non valide

Réaction (non officielle) du SNPDEN sur son site : www.snpden.net/sites/default/files/files...e_LCA_normalisee.pdf

Document sauvegardé : www.avenirlatingrec.fr/images/20180131_snpden.pdf
Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1735 il y a 9 mois 3 semaines
Réaction du SNPDEN-Unsa : www.snpden.net/node/4711

24 janvier 2018

La commission Mathiot vient de rendre publiques son rapport et ses propositions pour réformer le lycée : "Un nouveau baccalauréat pour construire le lycée des possibles".

Quelle place pour les humanités classiques ?

12 décembre 2017

Publications des attendus de licence dans le cadre du nouveau "Parcoursup" : aucune référence aux langues anciennes, y compris pour les mentions "Humanités", "Histoire", "Histoire de l'art et archéologie".

 

12 septembre 2017

Corinne Heckmann (OCDE) a présenté l'édition 2017 de Regards sur l'éducation en critiquant certaines réformes en France.

 29 août 2017

A l'occasion de la conférence de rentrée du ministre de l'Éducation nationale,

 Mais sans cadre national pour l'enseignement des langues anciennes, en vertu de l'arrêté du 16 juin 2017 prolongeant celui du 19 mai 2015, une telle mission s'apparente à de la simple communication politique.

20 mai 2017

20170521

Dans l'émission "On n'est pas couché" (ONPC), Najat Vallaud-Belkacem a livré quelques considérations sur ses réformes et l'enseignement des langues anciennes.



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Loys a répondu au sujet : #1283 il y a 1 an 5 mois
Hagiographie de Mme Vallaud-Belkacem, victime des réseaux sociaux et des "fake news", dans "Le Monde" du 5/06/17 : www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/06/0...5138945_4497916.html

9 mars 2017

A l'occasion de la conférence de presse pour présenter la rentrée 2017, Najat Vallaud-Belkacem a fait ce bilan du quinquennat en se félicitant notamment de la réforme du collège 2016 :

Ce gouvernement aura augmenté comme jamais le nombre de places ouvertes au Capes de langues anciennes.

A relire à ce sujet : http://avenirlatingrec.fr/analyses/425-une-extinction-programmee

27 septembre 2016

20160927 pnf

Dans le Plan national de formation, annonce du programme : "Les métamorphoses de l’apprentissage et de la transmission : culture antique, culture numérique, d’une Renaissance à l’autre ?" (28 et 29 novembre 2016)



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1270 il y a 1 an 10 mois
Dans "Educavox" du 3/01/16 : www.educavox.fr/accueil/reportages/le-re...-avec-le-numerique-1

Les professeurs de Lettres ne sont pas réticents à l'égard du Numérique

Au cours de ce rendez vous nombre d'entre eux ont montré au contraire leur parfaite maîtrise de ces technologies dont ils se sont emparés.

La création de défis twitter en latin par des élèves de 4e et 3e en classe, la réalisation par des élèves de 5e, d'une carte interactive des édifices du centre de Marseille empruntant à l'architecture greco romaine, sont des exemples de l'inventivité pédagogique des enseignants de langues anciennes.

6 septembre 2016

20160609 iaipr

Dans la lettre de rentrée des IA-IPR de lettres de l'académie de Strasbourg.

1er septembre 2016

20160901 fh

Je constate que pour cette rentrée il y a plus de classes, plus d'élèves, qui vont apprendre le latin et l'allemand.

C'est ce qu'a déclaré François Hollande lors de son déplacement à l'occasion de la rentrée scolaire.

Sur le site de l'Elysée : http://www.elysee.fr/chronologie/#e14046,2016-09-01,d-placement-l-occasion-de-la-rentr-e-scolaire

 

31 août 2016

Sur "RTL", Najat Vallaud-Belkacem rassure pour la rentrée.

Vous avez des enseignants qui étaient inquiets parce qu'il a circulé tellement de fantasmes et c'est en ça que cette rentrée est enthousiasmante. Tous les fantasmes s'évanouiront d'un coup quand on sera dans la réalité des salles de classe et qu'on verra par exemple que le latin n'a pas disparu.

A relire pour vérifier l'inanité de ce "fantasme", l'annonce de la suppression des options le 11 mars 2015 avant leur rétablissement sous forme mutilée le 23 mars 2015.

23 août 2016

20160823

Ce document, présenté aux recteurs avant la rentrée, a été rendu public le 2 septembre 2016 par une journaliste d'"Acteurs publics".



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Loys a répondu au sujet : #1252 il y a 2 ans 2 mois

+4% d'enseignement Latin et Grec


La formule est vague : +4% d'élèves ? de sections latin et grec dans les collèges ? de groupes ? sur tous les niveaux ?

Une chose est sûre "l'enseignement" ainsi conçu ne tient pas compte de l'horaire dispensé aux élèves.

Edition du 21/09/16 : les chiffres du SNES indiquent que le nombre de groupes a diminué dans un tiers des collèges : avenirlatingrec.fr/actualite/syndicats-e...n-tiers-des-colleges
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Loys a répondu au sujet : #1259 il y a 2 ans 2 mois

Enfin, face à la polémique sur la perte du latin et du grec dans les nouveaux programmes, à Guillaume Lecuivre de répondre : « il n’y a pas de dégradation de l’enseignement du latin et du grec dans les collèges ». Les langues anciennes ne disparaissent pas, elles sont reclassées dans les enseignements complémentaires proposés en option « aux élèves volontaires », précise le document officiel de présentation.


www.laviequercynoise.fr/les-dossiers-de-...tree-scolaire_11226/

6 juillet 2016

Nathalie Mons, présidente du CNESCO, dans « Le Monde » du 6 juillet 2016 :



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Loys a répondu au sujet : #1232 il y a 2 ans 4 mois
Les options concernent beaucoup moins de bacheliers, selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur le lycée :

Au niveau national, à la rentrée 2013, sur un effectif total de 466 601 élèves en terminale, l’enseignement de ces options était suivi par 20 251 élèves pour le latin, 4 412 pour le grec, 26 982 pour les LV3 et 38 260 pour les enseignements artistiques.


Les options de langues anciennes ne concernent au plus que 5% des bacheliers, un nombre stable qui ne peut donc avoir de rapport avec l'inflation générale des options...

18 juin 2016

Le plan académique de formation (P.A.F.) de l'Académie de Versailles permet de mieux comprendre quelle forme concrète prendra le "latin pour tous" dans la réforme du collège :

20160618 pafversailles

8 mai 2016

20160508 nvb

Najat Vallaud-Belkacem a été reçue par Caroline Roux dans l'émission "C Politique".



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Loys a répondu au sujet : #1143 il y a 2 ans 6 mois
Quelques commentaires.

Elles ont été reçues, les organisations syndicales. Toutes. Elles ont d'ailleurs toutes participé à l'écriture de la réforme du collège. Si certaines d'entre elles ont choisi de claquer la porte au dernier moment, une fois que toute la réforme était écrite, et d'être dans l'opposition absolue à cette réforme, c'est leur choix. Mais la réforme a été adoptée, elle est passée, elle sera appliquée. [...]

"certaines" = les organisation syndicales représentant 80% des enseignants.

Quant à la participation à l'écriture de la réforme, la suppression des sections et des options n'en faisaient pas partie...Tout comme les "enseignements complémentaires" n'étaient pas retranchés aux cours dans la loi de Refondation de 2013.

Ça dépend des établissements, honnêtement. Je pense qu'elle suscite des crispations dans les débats publics, souvent d'ailleurs parce que ceux qui prennent la parole à son sujet ne savent pas ce qu'il y a dedans.

Il n'y a qu'à inviter des professeurs de collège pour débattre : ils ne sont pas sur le plateau !

Non, les profs ne rejettent pas ma réforme.

Juste 75% des enseignants, selon un sondage publié dans "Le Figaro" en juillet 2015.


D'abord ce n'est pas ma réforme, pardon : c'est la réforme du système éducatif, qui était indispensable. Les professeurs, plutôt que les profs, ont parfaitement conscience que le collège était le maillon faible de notre système scolaire.

L'échec commence en primaire mais les rythmes erratiques vont sauver les élèves...

Mais c'est un peu comme s'agissant de la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré : c'est sûr que ça bouscule beaucoup d'habitude et d'organisation.

Les enseignants, ces gens qui n'aiment pas changer leurs vilaines habitudes...

Qu'est-ce que vous leur dites pour les rassurer ?

Je leur dis que c'est dans l'intérêt des élèves : c'est dans l'intérêt des élèves.

L'opposition des enseignants est tout à fait rationnelle : ils n'ont pas besoin d'être rassurés. Et quand ils le devraient, la conscience de l'intérêt des élèves ne le permettrait pas.

Je leur dis surtout, à ceux qui continuent à s'y opposer, que l'immense majorité de vos collègues comprennent bien cette réforme. Beaucoup d'entre eux, d'ailleurs, l'ont expérimentée avant même qu'on ne l'adopte et en voient les effets positifs et donc il faut se faire confiance entre collègues.

"L'immense majorité" est surtout contre...

Mais moi, les sondages qui interrogent les gens sur des questions fausses, erronées, du style "On va mettre fin au latin dans les collèges : qu'en pensez-vous ?", oui, évidemment, moi aussi je répondrais "C'est horrible, c'est une catastrophe", ces sondages-là ne m'intéressent pas.

La suppression totale des options de langues anciennes était bien prévue à l'origine.

Question posée pour obtenir le chiffre de 75% des enseignants opposés : "Etes-vous très satisfait, assez satisfait, assez mécontent ou très mécontent de la réforme du collège".

Donc moi, je ne m'intéresse qu'aux faits, avérés, objectifs.

L'opposition d'une vaste majorité des enseignants est un fait.

Le débat a été pollué par le latin, qui soi-disant disparaîtrait.

La suppression totale des options de langues anciennes était bien prévue à l'origine. (bis)

Savez-vous qu'à la rentrée prochaine nous aurons 5000 collèges qui feront du latin mais, au sein de ces collèges, beaucoup plus d'élèves puisque désormais c'est ouvert non pas de façon optionnelle à une minorité d'élèves, mais à tous les élèves.

On parle ici de l'EPI LCA, à hauteur d'une heure pendant un an (ou moins) et dans lequel il ne sera pas possible d'enseigner la langue latine puisqu'il est pris sur des disciplines du tronc commun.

Notons qu'actuellement les langues anciennes sont proposées dans plus de 6600 collèges.

...à la fin de la soirée, j'ai envie de dire, quand on compte ce qui reste. Et qu'on constate ensemble que cette réforme, elle aura été utile non seulement du point de vue du changement des pratiques pédagogiques, mais même de la démocratisation et de l'accès au savoir.

La "démocratisation" du latin dans ces conditions...

Ça veut dire quoi, faire des économies ? Comment on peut faire des économies quand on met 4.000 postes de plus sur le collège à l'occasion de cette réforme ?

Avec la suppression initiale des options, le MEN espérait économiser autant de postes de lettres classiques.

Est-ce que ces questions - au fond - qui défilent, elles ne traduisent pas une forme peut-être d'incompréhension, de colère vis à vis de la Ministre de l'Éducation nationale ?

Elles traduisent un brouillage complet du débat public autour de l'École.

Un "brouillage" de plus d'un an ? Curieux, non ?
Minerve a répondu au sujet : #1144 il y a 2 ans 6 mois
La mauvaise foi de notre ministre serait confondante, si nous ne commencions à y être habitués. Mme Belkacem a raison, c'est fascinant. Quel dommage que les questions sur la réforme aient été reléguées en toute fin d'émission et n'aient fait l'objet d'aucun vrai débat.
Mais Mme Belkacem a donné un chiffre intéressant: selon elle, le latin est préservé puisque 5000 collèges le proposeront. Or actuellement, sur 7100 collèges, 93% proposent le latin, soit plus de 6000. Même sans évoquer la réduction du nombre de groupes de latin dans des collèges qui le proposent encore, c'est bien la preuve, annoncée par notre ministre en personne, que le latin est supprimé dans plus de 1000 établissements!
Evidemment, si les journalistes ne s'emparent pas du dossier, cela ne sert à rien de le relever: quant à nous, nous étions déjà informés!

4 mai 2016

La ministre de l'Éducation nationale a été invitée sur France Inter à la suite des journées de la Refondation de l'École.

20160505 nvb



Minerve a répondu au sujet : #1132 il y a 2 ans 6 mois
Dans Familles chrétiennes, la prise de conscience de certains chefs d'établissement du privé, qui croyaient pouvoir contourner sans difficulté la réforme et découvrent que ce ne sera possible que sur leurs "fonds propres", donc en faisant payer les familles.
www.famillechretienne.fr/famille-educati...pris-au-piege-192799

Cette prise de conscience est raillée par Brighelli dans le Point: www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-pau...016-2035863_1886.php
Dans le Figaro du 1er mai : « Education nationale : des réformes qui fâchent » www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/05...rmes-qui-fachent.php

Tout le monde en effet n’est pas sensible au discours d’autosatisfaction des journées de « Refondation de l’Ecole » et certains posent clairement les problèmes, comme Nicole Ferroni sur France Inter le 4 mai, à écouter et réécouter : www.franceinter.fr/emission-le-billet-de...e-reforme-du-collage
Un reportage du Parisien TV sur l’accueil réservé aux participants à ces « journées » devant le Palais Brongniart : videos.leparisien.fr/video/huees-place-d...spip.php%3Farticle92

Dans Figarovox du 2 mai : Assises de la refondation de l'école : le zéro pointé d'un prof, par Jean-Rémi Girard du SNALC
« Le latin, ce sera «pour tous les élèves», martèle-t-elle dans les médias. À se demander si elle l'a lue, sa réforme. »
www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/02/3...pointe-d-un-prof.php

Annie Genevard pour le Huffingtonpost le 3 mai :
www.huffingtonpost.fr/annie-genevard/ref...atino_b_9826794.html

Dans le Nouvel Obs, l’évocation des « "dégâts collatéraux" dans la mise en oeuvre de la réforme du collège » : tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160503...ce-qui-a-change.html

François Bayrou sur Radio Classique le 4 mai commence et conclut sur l'Education nationale:
www.politiquemedia.com/videos-23007.html


Incroyable ! Quel miracle ! Nous avions TOUS (y compris la totalité des IPR qui assurent les formations, et la totalité des chefs d’établissement) mal compris les modalités de l’accompagnement personnalisé ! On nous avait dit de ne pas le confondre avec de l’accompagnement individualisé, on nous promettait que nous pouvions faire un AP efficace face à 30 élèves à la fois, et nous nous apprêtions à l’assurer en classe entière. Mais non, nous avions tort ! C’est bien de l’accompagnement individualisé !
Il faudra donc inventer dans l’emploi du temps des créneaux d’environ trois fois une minute et demie (comptons tout de même 10 à 15 secondes pour changer d’élève), puisque la classe de 6e dispose de 3h au total ! Mais alors, où sont passées les 3h d’AP pour chaque élève en 6e ? Notre ministre aurait-elle donc mal lu le texte qu’elle défend depuis plus d’un an ? Ou bien… Quelle déception ! Peut-être avions-nous tout de même compris ?
En revanche, elle a dû en relire d’autres passages, car si elle s’insurge contre leur évocation, elle ne semble plus contester plus la disparition du latin et du grec dans de nombreux établissements, ni le fait que la suppression des classes bilangues n'est pas toujours liée à une question de continuité…

2 mai 2016

20160502 hollande

Dans un échange, à l'occasion des journées de la Refondation au palais Brongniart, le président de la République a rappelé l'esprit de la "refondation" engagée :



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1134 il y a 2 ans 6 mois

François Hollande écrit: Deuxièmement qu’il y avait beaucoup d’inégalités, entre collèges, parfois même au sein même du collège, qu’il y avait des filières qu’on connaissait bien pour aller dans les meilleures classes ou supposées les meilleures classes.

Pourtant, l'étude du CNESCO montre que seuls 19% des établissements "regroupent les latinistes dans le minimum de classes possible"...

avenirlatingrec.fr/actualite/sur-les-blo...egregation-a-l-ecole

4 février 2016

Michel Lussault, président du CSP, défend la réforme de l'orthographe avec des coupables tout trouvés dans le "Journal du dimanche" : "C'est un mensonge éhonté de dire qu'il existe une réforme imposée de l'orthographe pour 2016".

27 janvier 2016

20160127 bourdin

Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #1006 il y a 2 ans 9 mois

S. Le Foll − Par exemple dans une réforme comme celle du collège...

Il est intéressant que cet "exemple" soit pris après l'évocation des contraintes budgétaires...

...on cherche à mettre en place une dynamique plus collective sur des projets pour sortir les élèves de l’échec scolaire, dès qu’on fait une proposition pour essayer de bouger…

"bouger" signifie ici supprimer sections et options, dont on se demande bien en quoi leur existence explique l'échec scolaire.

parce qu’on a un échec scolaire de 130.000 élèves.

50.000 élèves n'obtiennent pas le brevet chaque année selon la DEPP...

Faut faire quoi ? Attendre ou bouger ? Essayer de proposer des choses et des pistes ? C’est ce qui a été fait.

Décidément, l'euphémisme "bouger" est bien pratique ! Et quel rapport entre la "dynamique" des projets et la suppression des sections et options ?

S. Le Foll − Sur l’enseignement du latin ou du grec, je connais ce débat. A chaque fois qu’il y a eu des réformes, quelles qu’elles soient, il y a toujours eu cette question du latin et du grec. Moi, le latin et le grec, j’en ai fait, je m’en souviens à peu près, c’était au collège il y a assez longtemps. Bon. Je suis tout à fait conscient que des éléments et de la culture grecque et latine, on en a besoin et on doit donner un certain nombre d’enseignements.

Captatio...

Mais tout refuser et tout analyser à l’aune du latin et du grec...

Reductio...

...franchement, il y a quelquefois où je me dis qu’il y a là une forme d’empêchement qui est mise en place par un certain nombre et une élite qui ne pense pas à l’ensemble des jeunes.

Les 200.000 latinistes qui appartiennent aux deux catégories sociales les moins favorisées seraient donc des "élites" ? Les 93% des collèges de l'éducation prioritaire proposant des langues anciennes des privilégiés ?

Et que la question des 130.000 décrocheurs aujourd’hui, c’est pas le latin et le grec qui la réglera...

Un bel aveu. Pourquoi les supprimer en ce cas ?

...mais si je suis pour aussi qu’on enseigne le latin et le grec. Et que l’histoire antique a des résonances aujourd’hui et doit être connue parce que ça fait partie aussi de l’histoire de l’Europe.

On cherche la logique.

20 janvier 2016

Dans "Famille chrétienne" un débat entre Olivier Noblecourt, directeur adjoint du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, et François-Xavier Bellamy, professeur de philosophie : "Bellamy – Noblecourt : 2 visions du collège opposées"

19 janvier 2016

Dans "Le Monde" (abonnés) : "Najat Vallaud-Belkacem : « Je crois en l’élite, à condition qu’elle soit ouverte et renouvelée »"



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Loys a répondu au sujet : #988 il y a 2 ans 10 mois

Vos détracteurs vous reprochent, en supprimant les bilangues, le latin, de promouvoir l'égalitarisme au détriment de l'excellence...

Ceux qui nous reprochent de faire preuve d'égalitarisme croient qu'ouvrir l'accès à l'excellence à plus d'élèves, c'est l'avilir, la pervertir.

Proposer un simulacre de langues anciennes, sans langue, une heure et pendant un an, c'est "ouvrir l'accès à l'excellence" ?

Le piège est grossier : il s'agit d'enfermer toute contestation dans le refus du "partage".

4 janvier 2016

Publiés sur le site de l'académie de Montpellier, et proposés par le Labo L, ces propositions d'EPI LCA. On cherchera en vain la trace des LANGUES anciennes dans ces projets.

1er décembre 2015

Un comité d'évaluation et de contrôle a présenté son rapport à l'Assemblée nationale : "Politiques en faveur de la mixité sociale dans l'éducation nationale". Le rapport ne semble pas en ligne.



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Loys a répondu au sujet : #914 il y a 2 ans 11 mois

80% des classes de latinistes sont des classes majoritairement très favorisées.


Dommage que le rapporteur ne donne pas la source de son affirmation.

Selon le CNESCO lui-même, les latinistes ou hellénistes ne constituent pas des "classes", mais des groupes dans 81% des établissements (CNESCO, 2015). Quel sens donc de parler de "classes latinistes", si ce n'est pour laisser croire à une ségrégation latinistes/non latinistes dans les établissements ?

Par ailleurs, selon le MEN lui-même, la classe sociale la plus favorisée (classe A) représente 37% des élèves latinistes : elle bien sur-représentée, mais pas "majoritaire". De fait 48% des latinistes sont issus de deux classes sociales les plus défavorisées.

avenirlatingrec.fr/actualite/sur-les-blo...-de-profs-c-est-faux

Dans les collèges, la classe accueillant le plus de bons élèves est dans 78% des cas une classe bilangue et comprend dans 87% des cas des latinistes.

Il ne s'agit donc pas de ségrégation sociale ici, mais scolaire (fondée sur le niveau). Les latinistes sont souvent de bons élèves (à 44%) mais pas majoritairement.

Il faut surtout relativiser cette affirmation. Qu'une classe "comprenne" des latinistes montre bien que les latinistes sont répartis sur plusieurs classes. Mais surtout l'étude du CNESCO montre que 55% de la ségrégation scolaire et 75% de la ségrégation sociale au collège s'explique... par le hasard. La ségrégation scolaire "active" n'atteint que 9%, dans le pire des cas (en 3e) : il ne s'agit donc que d'un écart de deux ou trois bons élèves dans une classe...

www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/123-mixite-impossible

J'étais moi-même enseignant, comme beaucoup d'entre vous : il y avait ce qu'on appelait - je reprends ce terme parce que je l'ai entendu très souvent - il y avait ce qu'on appelait les classes MAIF... avec les fils de profs.

Il s'agit d'abord des classes CAMIF, et non pas MAIF. Et le rapporteur se fonde sur une expérience relativement ancienne ("il y avait les classes MAIF") : si elles n'existent plus (comme l'a prouvé le CNESCO) pourquoi incriminer les malheureux latinistes actuels, répartis dans des groupes avec des horaires alignés (et donc pénibles) ?

Par ailleurs il est amusant de noter que pour un député socialiste, les classes sociales favorisées sont encore aujourd'hui incarnées par les enseignants (et leur mutuelle).

31 octobre 2015

Najat Vallaud-Belkacem a prononcé un discours à l'Institut de l'engagement, intitulé "Qu'est-ce qu'être populiste ?"

Certains extraits, très politiques, font curieusement écho aux débats sur l'école.



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Loys a répondu au sujet : #872 il y a 3 ans 2 semaines

Inversement, un autre élève, aura, avec une même recherche, des résultats opposés.

Parce qu'il aura consulté exclusivement le site du MEN ? ^^

27 octobre 2015

20151027 depp latin

Une étude de la DEPP qui tombe à pic : "Le latin au collège : un choix lié à l’origine sociale et au niveau scolaire des élèves en fin de sixième".



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Loys a répondu au sujet : #834 il y a 3 ans 3 semaines
La réponse de "Avenir latin grec" : "Latin : une belle reconnaissance de DEPP"

Fichier attaché :
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Loys a répondu au sujet : #835 il y a 3 ans 3 semaines
Compte rendu caricatural le lendemain sur "Europe 1" le lendemain : "Qui étudie (encore) le latin au collège ?"

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Loys a répondu au sujet : #836 il y a 3 ans 3 semaines
Et le tweet du jour :

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Loys a répondu au sujet : #837 il y a 3 ans 3 semaines
Dans "Le Parisien" : "Le latin, une discipline d’élite".

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Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #851 il y a 3 ans 3 semaines

22 octobre 2015

20151022 hollande

En visite en Grèce, le président de la République a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université d'Athènes. Son discours peut être visionné sur le site de l'Elysée.

30 septembre 2015

La directrice générale de l'enseignement scolaire (DGESCO), Florence Robine, intervient devant les personnels de direction à Caen. Pour le latin à partir de 1h11'40 :

12 septembre 2015

Entretien avec Michel Lussault, président du CSP dans le "Journal du dimanche" : "Programmes scolaires : "Nous avons tenu compte des critiques, même les plus sévères".



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #734 il y a 3 ans 2 mois
Il faut bien s'arranger un peu avec la chronologie des évènements pour laisser croire que les options ne devaient pas être supprimées à l'origine.

Michel Lussault écrit: Nous nous sommes concentrés sur la scolarité obligatoire, nous passerons ensuite aux enseignements complémentaires, latin et grec.

Il aurait été difficile de "se concentrer" avant sur les enseignement complémentaires puisqu'ils... n'existaient pas et qu'aucun programme n'était prévu pour les langues anciennes, de l'aveu même de Michel Lussault !

Ceci dit, nous avons déjà approfondi la partie étymologie en histoire de la langue et rendu possible la mise en place de l’EPI Langues et Civilisations de l’antiquité en signalant les thèmes qui s’y prêtaient dans les programmes d’histoire, d’arts plastiques ou de français.

Car "l'étymologie" du français, c'est bien la même chose que l'étude de la langue latine, du moins dans sa version moderne !

Pour les programmes de français, ils n'ont pas attendu 2015 pour travailler l'étymologie. Quant à l'histoire, c'est bien de signaler les thèmes qui "se prêtent" à l'EPI LCA mais ça ne retire rien au fait que les programmes ne sont pas conçus de manière interdisciplinaire : le programme d'histoire traite l'Antiquité en 6e, les EPI commencent en 5e.

En histoire, par exemple, en abordant la Renaissance, en 5e.

Il faudrait donc qu'un professeur d'histoire consacre un horaire annuel à cette sous-partie de son programme pour traiter en même temps de la Renaissance et de l'Antiquité : très réaliste !

En français, en incitant les professeurs à s’appuyer sur des textes antiques. On peut songer à l’Art d’aimer d’Ovide pour traiter de l’amour, les fables d’Esope pour étudier La Fontaine…

Absolument rien de nouveau ici... A moins qu'il ne s'agisse d'aborder les textes dans la langue d'origine !

31 août 2015

Najat Vallaud-Belkacem dans le « 7/9 » de « France Inter » avec Patrick Cohen.

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Verbatim (extrait) :



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #723 il y a 3 ans 2 mois

Patrick Cohen – C’est la dernière rentrée des profs de latin ?

Najat Vallaud-Belkacem – (rires) Non, de grâce, pas sur France Inter !

Patrick Cohen – Et pourquoi pas sur France Inter ?

Najat Vallaud-Belkacem – Parce que je crois que vous avez quand même le goût de la précision et de l’exactitude donc on va essayer en cette rentrée scolaire d’éviter tout ce qui ressemble à des contre-vérités.

Poser une question contradictoire serait donc inconvenant.

Alors je le redis ici : le latin et le grec ne disparaissent pas avec la réforme du collège. Bien au contraire.

"Bien au contraire"...

Ils sortent, le latin et le grec, ils sortent de la case « option » qu’ils occupaient jusqu’à présent, une option étant forcément réservée à un nombre limitée d’élèves...

Elle est "forcément réservée à un nombre limitée d’élèves" parce que les rectorats n'attribuent pas les moyens suffisants : ces options sont coûteuses... contrairement aux EPI qui ne coûtent rien !

...pour intégrer une case « enseignement à part entière » qui s’appelle « langues et cultures de l’Antiquité »...

Drôle d'"enseignement à part entière" qui mêle confusément et dans un horaire réduit deux langues, n'a pas de programme et peut être dispensé par n'importe quel professeur.

...et qui, lorsqu’elle sera offerte à un établissement, le sera à tous les élèves...

Précision utile : tous les établissements ne proposeront pas l'EPI LCA, et, a fortiori, sur trois ans. Ajoutons une étrangeté : un EPI LCA doit nécessairement concerner tous les élèves d'un niveau.

...donc concernera davantage de monde. Donc le latin et le grec…

Mais sans latin ni grec puisque les EPI sont des façons d'"enseigner autrement" (sic) les disciplines du tronc commun, pas d'enseignement une discipline supplémentaire. Quel professeur acceptera de traiter l'Antiquité (oublions les langues) en sacrifiant sur son programme ? Même un professeur de lettres classiques renoncerait à enseigner le français pendant une heure pour enseigner le latin ?

Patrick Cohen – Il y aura encore des profs de latin ?

Najat Vallaud-Belkacem – … et les professeurs de latin, voyez, d’ailleurs, ne serait-ce que le nombre de recrutements que l’on fait de professeurs de langues anciennes, de lettres classiques pardon : eh bien vous verrez que c’est en augmentation par rapport à l’année dernière et par rapport bien sûr aux dernières années.

En lettres classiques en 2015 seulement 39% des postes ont été pourvus, soit 89 postes.

www.education.gouv.fr/cid84018/donnees-s...es-session-2015.html

Quant à l'année dernière : 99 postes pourvus en 2014 (192 si l'on ajoute le Capes exceptionnel). Dix postes de moins : une belle "augmentation" en effet !

2 juillet 2015

Publication au BO de la circulaire d'application de la réforme du collège 2016



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #701 il y a 3 ans 4 mois
C'est donc bien le conseil d'administration qui décidera donc de proposer ou non l'EPI LCA. La demande des élèves n'est plus prise en compte.

Un élève peut* ainsi suivre l'enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l'Antiquité » en classes de cinquième, quatrième et troisième. Il peut** en outre suivre, de la classe de cinquième à la classe de troisième, l'enseignement de complément

Le modal "peut" est ici très ambigu...

* Si celui-ci est proposé par l'établissement (à tous les niveaux du cycle) et si on lui propose de choisir cet EPI, ce que la circulaire ne précise pas (comme pour les autres EPI).
** Ce choix est subordonné aux hypothèses précédentes. Impossibilité de suivre l'enseignement de complément sans l'EPI LCA ("en outre"). Ajoutons que rien ne garantit que l'EPI LCA ou l'enseignement complément seront proposés l'année suivante...

Les élèves qui bénéficient d'un enseignement de complément doivent être répartis dans plusieurs classes, afin d'éviter la constitution de filières sur la base de ce choix.

Sachant qu'il n'existe aucune "filière" de latinistes, de l'aveu même du CNESCO... Heureusement, ces enseignements dans "les meilleures conditions" sont promis à une mort certaine.

A noter que les élèves devront donc suivre le même EPI LCA en appartenant à des classes différentes.
Minerve a répondu au sujet : #702 il y a 3 ans 4 mois
Et voilà, pour les enseignants et tous ceux qui sont de la partie, c'est clair. Sous prétexte d'ouvrir l'enseignement des langues anciennes à tous, ce qu'il était jusque-là, on empêche les élèves de choisir : quelle logique!
Quant aux prétendus moyens horaires supplémentaires, les auteurs de la circulaire se gardent bien de rappeler tout ce à quoi ils doivent servir dans le cadre de la réforme : il ne restera pas grand-chose pour les LCA ! Sans compter que, comme ce site le rappelle depuis le début, un EPI LCA doit prendre des moyens horaires à une autre discipline pour exister.
On ne supprime pas officiellement les LCA, on se contente de rendre leur enseignement impossible dans la plupart des établissements...
Nous le savions, c'est confirmé.

25 juin 2015

Dans "Le Club de la presse" d'"Europe 1" Najat Vallaud-Belkacem : "Najat Vallaud-Belkacem : "j'ai sous-estimé le poids de la rumeur".

23 juin 2016

Courrier adressé par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale à Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française.

22 juin 2015

Najat Vallaud-Belkacem était l’invitée du "Grand journal".



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #682 il y a 3 ans 4 mois

Najat Vallaud-Belkacem – Le problème, c’est que, à partir du moment où vous présentez les choses ainsi (« On va supprimer le latin, on va supprimer l’allemand » ou que sais-je encore ?), on ne peut qu’être défavorable à une réforme qui ferait ça.

Personne ne parle de la suppression de l'allemand, mais de la suppression des classes bilangues, qui est bien effective. Quant aux options de latin ou de grec ancien, avant qu'on ne restaure le 25/03/15 des options amputées et précaires, elles étaient bien purement et simplement supprimées le 11/03/15. Il est vrai que ce n'était pas explicite...

Le sujet, c’est que ce n’est pas du tout ce que prévoit la réforme. Je veux dire par exemple : le latin-grec, puisque vous en parliez, vous venez de dire « dans la réforme ce sera au bon vouloir du chef d’établissement » mais comment ça se passe aujourd’hui ?

Le latin n'est pas tout à fait "au bon vouloir des chefs d'établissement"... Si une forte demande existe, le chef d'établissement devra donc imposer son refus. C'est d'ailleurs pourquoi il est proposé dans 93% des collèges. Dans la réforme, ce n'est plus la demande qui détermine l'offre, mais l'offre qui détermine la demande !

Le latin et le grec sont une option, et pas un cours obligatoire pour tous les élèves, puisqu’il n’y a que 20%, même moins de 20% des collégiens qui font du latin et du grec.

C'est un chiffre énorme s'agissant d'une simple option : 433.000 élèves en France à la rentrée 2014 (chiffres MEN).

Donc c’est bien au bon vouloir du chef d’établissement.

Quel lien logique ici ("donc") ? C'est le chef d'établissement qui est responsable du chiffre de 20% seulement ?

Demain on fera faire plus de latin et de grec à plus d’élèves parce qu’on les réintègre dans la scolarité obligatoire, dans les 26h de l’enseignement hebdomadaire.

1. L'EPI LCA n'est pas du tout "obligatoire" puisque les élèves doivent se voir proposer dans leur scolarité au collège 6 des 8 EPI possibles. Ils peuvent parfaitement ne pas suivre l'EPI LCA...
2. Les EPI sont des modalités de travail différentes (projet, interdisciplinarité) des disciplines du tronc commun. On ne peut en aucun cas pratiquer une autre discipline (le latin ou le grec ancien) sur l'horaire du français.

C’est la différence entre ce qui existe aujourd’hui, qui est optionnel, et ce qui sera ouvert à tous les collégiens demain, dans le cadre des enseignements…

L'option est aussi "ouverte" à tous les collégiens. Mais ce qu'on ouvre avec l'EPI LCA, c'est du rien.

Natacha Polony – Est-ce que vous pensez réellement que le fait de faire ça dans le cadre d’un enseignement où finalement on n’ira pas apprendre la langue (on ira, en gros, discuter de la civilisation, de Gladiator, c’est sympathique, ça va se finir comme ça, on le sait), est-ce que vous pensez réellement que c’est ça l’égalité ? Est-ce que ce ne serait pas de prendre tous ceux qui peuvent le faire, et de leur permettre de le faire, ceux qui en ont les moyens et qui peuvent aller plus loin ?

Najat Vallaud-Belkacem – Vous voyez, Natacha Polony, que déjà on progresse : vous reconnaissez qu’il y aura un enseignement langues et cultures de l’Antiquité…

Personne ne l'a contesté : ce qu'on conteste, c'est l'affirmation qu'on y étudie les "langues".

Natacha Polony – Mais parce qu’il y a des profs qui ont protesté !

L'enseignement de complément (ancienne "option" avec un autre nom) a été rétabli précipitamment le 24/03/15 à cause de ces protestations.

Najat Vallaud-Belkacem – … donc on sort de ce mythe selon lequel on supprimerait le latin et vous le reconnaissez.

Curieux "mythe" puisque aucun programme à ce jour n'existe pour les langues anciennes... Najat Vallaud-Belkacem voudrait nous faire croire que l'enseignement de complément a toujours été prévu.

A noter le jeu rhétorique : les options de latin ont bien mais, dans l'esprit de la ministre, pas le latin puisque toujours proposé dans l'EPI LCA. En réalité l'EPI LCA est sans langue, comme le reconnaît plus ou moins la ministre ensuite :

Najat Vallaud-Belkacem – Deuxièmement : Langues et cultures de l’Antiquité, ça voudra dire en effet qu’on ne fera pas que de la langue ou des déclinaisons latines ou grecques…

On ne fera pas "que" = on fera donc plus. Dans un horaire d'une heure pendant un an, on fera donc deux langues et leur culture : quel tour de force !

En réalité ce "on ne fera pas que" signifie "on ne fera pas du tout". Quel parent accepterait que ses enfants apprennent des déclinaisons grecques sur son horaire de français ?

Natacha Polony – Ce n’est pas ce qu’on faisait en cours…

Effectivement, la ministre laisse supposer que les professeurs de langues anciennes n'étudiaient pas la culture antique... alors qu'elle est dans les programmes de "Langues et cultures de l'antiquité" !

Par ailleurs, la réforme occasionne bien un cloisonnement : la langue dans l'enseignement de complément, et la "culture" dans l'EPI LCA. Une partition absurde, à laquelle s'ajoutera que les élèves et les professeurs ne seront pas les mêmes dans les deux parties.

Najat Vallaud-Belkacem – …mais qu’on fera aussi de la civilisation et de l’histoire.

De l'histoire certainement pas puisque le programme d'histoire du cycle 4 (pour les EPI donc) ne concerne pas l'antiquité !

Mais l’idée, c’est d’attirer davantage de collégiens vers cela !

Attirer vers le latin sans faire de latin : il fallait y penser !

Et ensuite de pousser, d’approfondir, de faire plus de langue, plus tard.

"plus tard" ? Mais il faut commencer l'enseignement de complément dès la 5e !

Mais l’idée c’est… Est-ce que vous ne trouvez pas que c’est dommage qu’aujourd’hui, je le disais, 20% seulement de collégiens font du latin-grec. Mais ensuite, quand ils arrivent au lycée, ils ne sont plus que 5%. Cette déperdition, ça ne vous interroge pas ?

Les vraies causes de cette diminution ne sont pas abordées...

Enfin, un dernier argument : demain, ce seront bien les professeurs de latin et de grec qui le feront, cet enseignement, avec d’autres de leurs collègues, mais ils seront bien devant leurs salles de classe : la preuve qu’on continuera à faire du latin et du grec, à plus d’élèves !

Un extraordinaire tour de passe-passe : les professeurs de lettres classiques seront bien "devant leurs salles de classe" (sic) dans l'EPI LCA... mais en tant que professeurs de français, et non pas de latin ou de grec ancien ! Car Najat Vallaud-Belkacem oublie évidemment de préciser que "les professeur de latin et de grec" sont aussi des professeurs de français.

Les EPI sont pris sur le tronc commun, sur le français par exemple.

10 juin 2015

Le ministère a présenté la circulaire d'application de la réforme.



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #645 il y a 3 ans 5 mois

Le conseil d’enseignement

Le conseil d’enseignement, qui réunit les professeurs d’une même discipline, réfléchit à la mise en œuvre du programme de cycle, aux besoins de mise en œuvre de l’accompagnement personnalisé dans la discipline et à l’inscription de la discipline dans les huit thématiques des enseignements pratiques interdisciplinaires.

Problème : le latin et le grec ancien ne sont plus considérés comme des "disciplines" et n'ont aucun programme à mettre en œuvre dans les EPI. Rappelons également que faire du latin ou du grec ancien dans un EPI, c'est retrancher à une discipline du tronc commun.

Le conseil pédagogique

Le conseil pédagogique, présidé par le chef d’établissement, réunit au moins un professeur principal de chaque niveau d’enseignement et un professeur par champ disciplinaire. Il favorise la concertation entre les différentes disciplines et les différentes équipes de classe, et participe à la construction du volet pédagogique du projet d’établissement. [...]

Idem.

Le conseil d’administration

Le conseil d’administration, qui réunit les représentants des personnels, les représentants des usagers (parents d’élèves et élèves) et les représentants de l’administration et des collectivités territoriales, arrête l’organisation des enseignements – enseignements communs, enseignements complémentaires (accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires), et enseignements de complément – et la répartition des moyens horaires. [...]

Voilà qui est donc clair : l'offre en latin ou en grec ancien n'est plus liée à la demande des élèves, mais aux choix du conseil d'administration..

En admettant que l'EPI LCA soit proposé, est-il choisi par l'élève ? De fait, son choix conditionne la possibilité de suivre l'enseignement de complément. Rien à ce sujet dans la circulaire.

Le conseil d’administration répartit la dotation horaire supplémentaire mise à la disposition des établissements entre les moyens nécessaires à la constitution de groupes à effectifs réduits, aux interventions conjointes de plusieurs enseignants et aux enseignements de complément. [...]

Choisir un enseignement de complément, c'est donc supprimer des demi-groupes (et non des "groupes à effectifs réduits").

Le volume de la dotation horaire supplémentaire pour l’établissement est calculé sur la base de deux heures quarante-cinq minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de trois heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. Il est, dans l’organisation actuelle du collège, de deux heures pour quatre divisions. Un collège de 20 divisions pourra ainsi utiliser une enveloppe de 55 heures à la rentrée 2016 et 60 heures à partir de la rentrée 2017, contre 10 heures aujourd’hui, ce qui équivaut à une multiplication par six de la dotation horaire heures professeurs.

En omettant d'indiquer les heures supprimées dans les sections de langues et les options. Ajoutons que l'horaire global des élèves diminue lui-même.

Les établissements qui proposent aujourd’hui les options latin, grec et langues régionales disposeront donc des moyens nécessaires à la mise en œuvre dans les meilleures conditions des enseignements de complément en latin, grec et langues régionales.

"Dans les meilleures conditions", c'est le mot !

Les groupes à effectifs réduits ont vocation à être constitués en priorité pour les sciences expérimentales, la technologie, les langues vivantes étrangères, les langues régionales et l’enseignement moral et civique.

2,5 heures de dédoublement pour quatre ou cinq disciplines donc (si l'on oublie le latin). Il va falloir faire de choix. On notera que l'accompagnement personnalisé n'est pas prioritaire pour les demi-groupes...

L’organisation des enseignements dans chaque établissement doit reposer sur les équipes et les compétences en place et sur les projets en cours.

Phrase sibylline mais que l'on peut comprendre ainsi : pas de professeur de latin, pas de latin.

2. Les enseignements pratiques interdisciplinaires et les enseignements de complément

Les enseignements pratiques interdisciplinaires concernent les élèves du cycle 4. Ils permettent de construire et d’approfondir des connaissances et des compétences par une démarche de projet conduisant à une réalisation concrète, individuelle ou collective [...] Toutes les disciplines d’enseignement contribuent aux enseignements pratiques interdisciplinaires.[...] Le programme d’enseignement du cycle 4 fixe le cadre des contenus enseignés pour chacune de ces thématiques. [...]

Pas de programme prévu en latin et en grec ancien... Et le programme d'histoire du cycle 4 ne couvre pas l'antiquité.

Un élève peut ainsi suivre l’enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l’Antiquité » en cinquième, quatrième et troisième. Il peut en outre suivre, de la cinquième à la troisième, l’enseignement de complément de latin et, en troisième, l’enseignement de complément de grec.

Et comment fait-on avec ceux qui veulent suivre cet EPI ponctuellement, en 4e par exemple ? Aucune progression n'est possible.

Les langues et cultures de l’Antiquité jouent un rôle important dans l’acquisition de la culture commune et la construction de la citoyenneté, pour leur dimension linguistique comme pour l’apprentissage de l’histoire des civilisations.

D'où leur disparition programmée...

Les enseignements de complément de latin et de grec sont pris en charge par les professeurs de lettres classiques, qui ont en outre vocation à être mobilisés pour la prise en charge de l’enseignement pratique interdisciplinaire « Langues et cultures de l’Antiquité ».

Pour peu que le poste soit pourvu dans l'établissement...

3 juin 2015

Audition au Sénat de Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #628 il y a 3 ans 5 mois

Najat Vallaud-Belkacem écrit: Les langues et cultures de l'Antiquité pourront être étudiées en sixième, cinquième et quatrième de façon continue dans le cadre des EPI, avec en plus la possibilité d'enseignements de complément.


Ce point a été corrigé sur le site du sénat... Comme quoi - miracle de la technologie - une transcription peut aussi évoluer.

28 mai 2015

Sénat : "Vers une réforme de l'enseignement au collège".

Le Sénat interroge le gouvernement lors d'une séance de questions cribles sur la réforme du collège

28 mai 2015

Le rapport de Son Thierry Ly et Arnaud Riegert pour le CNESCO tombe à point : "Mixité sociale et scolaire et ségrégation inter- et intra- établissement dans les collèges et lycées français"



Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #618 il y a 3 ans 5 mois

1 251 établissements (19 %) regroupent les latinistes dans le minimum de classes possibles et laissent des classes sans latinistes ;

Donc 19% des collèges peuvent être accusés de pratiquer une "ségrégation scolaire active" avec ce qui s'apparente à des "classes de niveau". Problème méthodologique : l'étude ne distingue pas à ce sujet le privé et le public...
Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #621 il y a 3 ans 5 mois
www.lesechos.fr/journal20150601/lec1_fra...a-lecole-1123988.php

La réforme du collège est destinée à lutter contre les inégalités, répète à l'envi Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l'Education entend s'y attaquer en supprimant les classes bilangues - qu'elle ne veut plus réserver à 15 % de collégiens souvent issus de milieux favorisés - et en renonçant aux options latin et grec telles qu'elles existaient.

Mais la vraie bataille contre les inégalités est ailleurs, selon les chercheurs Son-Thierry Ly et Arnaud Riegert de l'Ecole d'économie de Paris.

Portrait de Loys
Loys a répondu au sujet : #622 il y a 3 ans 5 mois
www.liberation.fr/societe/2015/05/28/un-...es-de-niveau_1318430

Cette étude, lancée il y a plus d’un an, tombe pile poil dans l’actualité. Les attentats de janvier ont reposé avec acuité le défi du vivre ensemble, et le rôle fondamental de l’école. Plus récemment, la réforme du collège a fait ressurgir, via la polémique sur le latin et les classes bilangues, la question de l’élitisme et des classes de niveau.


Cette étude, lancée il y a plus d’un an, tombe pile poil dans l’actualité. Les attentats de janvier ont reposé avec acuité le défi du vivre ensemble, et le rôle fondamental de l’école. Plus récemment, la réforme du collège a fait ressurgir, via la polémique sur le latin et les classes bilangues, la question de l’élitisme et des classes de niveau.