25 juillet 2017

Dans "Famille chrétienne", une interview du ministre : "Jean-Michel Blanquer : « Je veux sortir des caricatures »".

Extrait :

La réforme du collège a lourdement compromis l’enseignement des langues anciennes, en particulier le latin. Qu’allez-vous faire pour le sauver ?

Nous avons cherché à rétablir le latin partout où il était enseigné. Nous prenons l’engagement d’aller jusqu’au bout pendant le quinquennat. Pourquoi le latin ? Parce que nous ne venons pas de nulle part. Il faut donner des racines et des ailes aux enfants, ne pas opposer tradition et modernité. Il y a un besoin de sens, un besoin d’enracinement et aussi de projection dans le futur. On aura du mal à se projeter dans l’avenir si on n’a pas de racines. Notre langue a une architecture, une grammaire, ses origines doivent être explicitées. 

J’ai vu des initiatives intéressantes à l’école primaire – notamment autour de l’étymologie. Ce qui peut même devenir ludique pour les enfants ! Pour moi, il n’y a pas de langues mortes. Elles méritent plus que d’autres le qualificatif de langues vivantes, car elles sont les sources de vie de notre langue. 

Pas de question dérangeante sur le fait que le nouveau décret ne change pas grand chose à l'ancien ou sur la crise des vocations...